1.5.07

Et les shadoks pompaient

On se prépare avant chaque vol. Ca, je l'ai bâché et rabâché. On essaie de tout prévoir :
- On regarde sur une longue période l'évolution de la météo : ils vont venir d'où les orages ?
- On surveille les NOTAMS : apparaitra... apparaitra pas... une surprise ? Un truc fermé ? Une zone temporaire déterminée par des coordonnées GPS ?
- On scrute les AZBA : des fois qu'un couloir s'active comme ça, d'un coup.
- On regarde le planning des avions pour voir si un pilote avant ou après à changé quelque chose.
- On fait et refait le devis de centrage s'il est limite en déplaçant les passagers et en sautant un repas (comme si cela allait changer le centrage).
- On imprime tout (en double) : et on se l'envoie sur sa propre adresse gmail pour pouvoir y accéder en arrivant à l'aéroclub
... etc... etc...

... bref, on imagine le pire, on se prépare à LA situation qui ne va pas arriver et soudain... il n'y a plus d'huile.

Oh pas grand chose. La pré-vol révèle qu'il en manque un chouya. A peine. Alors on prend le bidon attribué à l'avion (Juliet-Lima en l'occurence). Et vlan, le bidon est vide. Plus une goutte. Pas grave. L'aéroclub a pensé à tout. On peut le remplir avec le grand fût qui se trouve dans le hangar ! Alors on file dans le hangar pour constater que le "grand fût" est vide. Bling... bling fait-il après avoir taper dedans (de rage ?).

Pas grave. A côté du grand fût vide, il y a un grand fût plein. Super. Mais pas de pompe. Pas de truc pour faire en sorte que l'huile (beurk) passe du grand fût au petit bidon (vous suivez ?). Bhaaa oui, je ne vais pas remplir le DR400 avec le fût. Passons. Plus personne ne suit là.

Et c'est là, qu'on a pas prévu de démonter la pompe du fût (vide) pour la mettre dans le fût (plein). Et c'est là, qu'on se dit qu'on est mal préparé. Qu'on a pas les outils, qu'on a du râter un cours théorique, que l'instructeur à sauter une page du manuel. Et maintenant, il faut se débrouiller.

1ère étape : sortir la pompe du fût vide.
Notez la manipulation à une main : "beurk, je vais le salir !"


2ème étape : placer la pompe dans le fût plein
2 personnes, 1 bras chacun. 2 bras en tout. Pas un de plus.

Position périlleuse.
Quelqu'un vient d'entrer dans le hangar et se moque "non mais !"

1ère essai de remplissage directement de la pompe au bidon.
Pour une sombre histoire de taille de tube, on s'en ai foutu partout.

2ème tentative avec un entonnoir !
Géniale, cette invention !


Deux pantalons et trois t-shirt salent plus tard, on est enfin parti. Et on aurait eut tord d'être retenu pour une histoire d'huile. CAVOK et des coups de soleil pour un pique-nique à Lille... Marcq en Bareuil... hein... parce que Lecquin c'est pour les riches ! Et puis on aime bien les pistes en herbe.

Ca fait envie, hein ?
On a trouvé une place où garer l'avion

Le roulage vu de GoogleEarth avec la carte VAC en surimpression

"Toujours voler bourrer"
surtout lorsque c'est le copilote qui tient le manche

Le passage de Beauvais <-> Pontoise est d'une clarté exemplaire
Ne pas poser la question "Dans quelle zone sommes-nous, là ?"

Image rare sur la branche retour : l'avion est presque à plat et ne monte ni ne descent
Bon... c'est aussi une image fixe alors...

On a repérer la zone de pique-nique

On a pas souvent (nous St-Cyriens) l'occasion de voir ce genre de bestiaux

Les beaux jours reviennent.
Les moucherons et autres trucs sur les bords d'attaque aussi.
Démonstration de la répartition des tâches :
1 qui bosse, 1 qui regarde, 1 qui prend des photos

Deuxième photo de la bonne répartition des tâches


3 commentaires:

yann a dit…

très beau ce motoplaneur et marrante votre histoire d'huile !

Patoche a dit…

Toujours les memes qui bosse !

Thierry a dit…

Géniale cette idée de pique nique en bord de piste.

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