15.2.06

Sur un air de musique

Juste parce que j'aime bien cette musique, j'ai repris quelques captures d'écran de Flight Simulator qui trainaient sur mon disque dur, parfois placées déjà sur ce blog, et montées dans une sorte de clip vidéo...

9.2.06

Mambo à Rangiroa

Parfois sous IVAO, on quitte un peu les procédures-procédures pour faire des trucs bizarres. Ce soir là, tout le monde était équipé d'un Extra 300 et avait rendez-vous à Rangiroa au nord des îles sous le vent. Une seule règle "le rouge à gauche et le vert à droite".

J'ai retrouvé quelques images, quelques rush de vidéo et j'ai collé le tout sur de la musique. Ca donne ça :

7.2.06

Nous débutons notre descente

Il est 15h00. Je suis dans une salle de conférence avec 200 personnes qui viennent de toute l'Europe. Je dois être dans la banlieue d'Amsterdam. Au nord ? Au sud ? Je sais pas trop, j'ai dormi dans le taxi qui m'amenait de l'aéroport. Tout ce dont je me rappelle, ce sont les 50 euros de course. Urgh.



Une jolie blonde explique un truc. Elle parle devant des diapos PowerPoint. Elle vient de Californie. Certainement. Je me suis levé à 04h45 du matin, alors forcément, le californien s'est dur... très dur surtout lorsqu'à l'autre bout la personne parle d'un truc... de quel truc d'ailleur ? Je lève les yeux... soupire et replonge sur l'écran de mon portable. J'écoute d'une oreille et prend des notes de l'autre (oreille ?). Bien, mais tout ça c'est pas très aéro.

Tout ça, c'est juste pour dire que ma journée n'est pas si pourrie que ça. Elle est largement sauvée par un superbe atterrissage dans le cockpit d'un Airbus A318...

... tout neuf d'Air France en 18R d'Amsterdam Schipol, avec 18 noeuds de vent de travers. Ensuite on a bien roulé une quinzaine de minute. La 18R est tout de même à l'autre bout de Charlie-Whisky-18. Je ne vous raconte pas la percée de la couche, le dernier virage pour intercepter l'ILS et la rampe d'approche tout illuminée dans la brume. Le tout avec le débit de la tour de Schipol qui déroule rapidement. Lors de l'approche il y avait des avions dans tous les sens (c'est une image). Cap au nord, nous sommes passés au dessus d'un KLM qui devait prendre une autre piste semble-t-il, puis un grand virage pour attraper l'ILS. A 7h00 du matin, j'ai du mal à visualiser l'approche. En plus, les cockpits d'avion de ligne ont plein de loupiottes et de trucs pour détourner le regard, alors...

Et puis CDG -> AMS en A318, c'est plus rapide qu'un vol local en DR221 au départ de St-Cyr ! A peine arrivé en haut qu'il faut redescendre. Lorsque je suis arrivé dans le cockpit, je me suis fait tout petit, transparent. Ca "briefait", ça "préparait l'arrivée", ça n'arrêtait pas sur l'approche. Toute "l'excitation" fantastique que j'adore dans un cockpit. Le temps de m'installer rapidement sur le JumpSeat et j'étais aux premières loges. Un bonheur.



Mais le plus drôle restera tout de même la phrase dite par la chef de cabine, lorsqu'elle est venue me chercher, en s'adressant à mon voisin au fauteuil 15D : "Pardon monsieur, nous avons amorcé notre descente et votre voisin est pilote et il doit être dans le cockpit pour l'atterrissage. Pourriez-vous le laisser passer ?".


5.2.06

Tour de piste dans la brume

Il est des dimanche comme celui-ci où malgré un temps brumeux et grisatre, on se résout à aller au terrain en scrutant la moindre variation de dizaine de pieds dans le METAR. Un peu illusoire, mais on est rempli d'espoir. Le second problème à part la météo, est que j'ai vraiment envie de voler. Le troisième problème est que j'ai deux amis disponibles pour m'accompagner. Et ça, c'est un problème. Alors avec tous ces problèmes, nous sommes allés au terrain en espérant pouvoir voler.

La fine équipe : Christian et Erwan


Une fois arrivé... il pleut. Le METAR est plus optimiste que mes yeux. Malgré cela, on entend sur 118.0 des avions en tour de piste. Je ne souhaite que faire des tours de piste. Tout va bien. Même si, c'est plutôt brumeux (le mot est faible). C'est pas un temps à mettre un avion dehors.

Un temps à ne pas mettre un avion dehors


Et bien, si... nous on y va. Nous on aime ça. J'ai réservé F-BOZU. Râté. En arrivant, je constate qu'une affichette de mise en garde indique qu'il est encore en rodage. Donc pas de tour de piste, pas de montée plein gaz pendant une longue durée... etc... Ca ne va pas donc être pratique. Il y a bien quelques DR400 de disponibles, mais j'ai besoin (et envie) de voler sur DR221. Le train classique me manque, j'ai besoin de faire quelques tours de piste pour voir si je sais encore un peu maîtriser la bête. Heureusement, il ne fait vraiment pas beau. ?????

Un vol VEA est annulé et un autre petit local se transforme en retour au parking. Sortie du tour de piste on ne voit rien. Gigi (instructrice) me raconte qu'en passant les Serres à 1400ft elle ne voyait plus rien du tout... donc demi-tour immédiat. Et hop, les avions reviennent ! Nous sautons donc sur l'occasion pour changer notre réservation et sauter sur F-BPKH.



Ces tours de pistes, au delà du plaisir de l'exercice, seront également l'occasion de tester une nouvelle méthode d'enregistrement son/vidéo. C'est bien d'avoir l'image, mais avec le son la vidéo prends une toute autre dimension. Christian est venu équipé de son camescope. Le vol ne sera pas touristique. Il sera technique.

Le cameraman officiel s'installe pendant que son équipe prépare son avion


Pour enregistrer toutes les communications (interco à bord et les échanges radio avec la tour) nous avions lors du vol précédent (voir le récit "Rappelez vent arrière basse hauteur"embarqué une petite radio AR-108. Il fallait jongler avec les fréquences, la qualité laissait à déplorer lorsque les communications venaient de l'avion lui-même, il manquait les discussions à bord et on n'entendait pas les bruits ambiants (avertisseur, régime en fond sonore). Ce n'était donc pas la bonne solution.

Pour ce vol, tactique numéro 2. Activation du Plan B. Nous décidons de placer dans une des oreillettes de nos casques un simple micro-cravate branché sur le camescope. Ainsi, nous pourrons enregistrer tout ce que l'on entend à bord. Tout. Et ça me jouer des tours ces bétises.

L'équipe technique en plein test de la solution ;-)




Bon, après tous nos test et le changement d'avion, on va pouvoir y aller ? Tout le monde est prêt ? On arrive à caser 3 personnes dans l'étroit DR221. En été, on est équipé "léger". Mais là, il fait froid et humide. C'est nettement plus dur de se loger dans ce petit appareil. Une fois à l'intérieur, on ferme tout. Et on se tiens au chaud.

Tout le monde est installé. Erwan est en place droite. Christian (opérateur caméra+preneur de son+scénariste+réalisateur) occupe la place arrière. Il n'y en a qu'une. Pas grand monde dans le tour de piste. La météo ne s'est pas améliorée. J'oubli complètement que Christian enregistre toutes les conversations. Je crains le pire lorsque je vais revoir la vidéo (et surtout en l'écoutant).

Cela fait longtemps que je n'ai pas volé sur DR221. Je prend la checklist tranquillement en main pour me remettre dans le bain, reprendre le rythme et les habitudes de cet appareil. Le moteur est démarré. Il était chaud, il a démarré tout seul. Le point d'arrêt 30 gauche est juste là devant nous, à côté du parking des Alcyons. Nous n'aurons pas à rouler beaucoup. Essais moteurs et derniers préparatifs avant le décollage. Au point d'arrêt, briefing départ avant l'alignement. "Pas de question ?". La cabine est prête, je met les gaz. Et puis RIEN.


Non, je déconne. Puissance disponible ? Un coup d'oeil au compte tour... OUI ! Pas d'alarme... On continu !!! 50 km/h... la mise en ligne de vol... je pousse sur le manche pour lever la queue de l'appareil et à l'arrière il y a Christian, donc je pousse fort (non, je re-déconne)... l'avion rebondi sur la piste en herbe grasse de St-Cyr... 100 km/h la rotation... et je vais chercher 110 km/h pour la montée initiale. Je n'oubli pas de regarder la bille. Je l'ai trop oublié durant tant de montée initiale à plein régime. Un peu de pied et la bille noire est centrée. Tout compte fait, ces trains classiques volent comme les autres ! Bien sûr, à la différence d'un tricycle il a fallu pas mal jouer avec les pieds pour garder un tant soit peu l'avion sur la piste. Mais pour l'instant tout va bien.



Montée initiale... On passe l'autoroute... et après le cimentière (la confiance), on passe 700 pieds... la pompe sur OFF en gardant le doigt sur l'interrupteur... les volets rentrent... On vole. Plus on monte et plus nous nous rendons compte qu'on ne voit pas grand chose. Cela ne nous viendrait pas à l'idée de partir en local et tout le monde se tourne pour voir si on a toujours le terrain en visuel.

J'arrive à 1100 ft (altitude du tour de piste) que je dépasse sans faire expres et les nuages ne sont vraiment pas loin. Il y a beaucoup de brumes, on voit le terrain mais pas plus. Le stricte minimum pour faire des tours de piste (sans compter les deux amis).

Et pourtant, nous entendons deux avions s'attendrent pour partir... "en patrouille, sortie secteur nord" annoncent-ils. Ah bon. L'un des deux est un hydravion, un Esperanza (mais avec des roues tout de même, pour les deux du fond qui dorment et qui se moqueraient).

Nous, on continue nos tours de pistes. Personne devant et nous alternerons les touchés en 30 gauche puis 30 droite, puis l'inverse. Peut-être le contrôleur avait-il compris qu'il y avait une piste que je n'aimais pas (trop de rebond) ? Non, c'est illusoire. Je rebondis sur les deux pistes ;-) Un hélico également en tour de piste, nous doublera par l'intérieur malgré les messages du contrôleur "Echo-Novembre, vous restez derrière le DR221 en tour de piste, vous êtes numéro 2 derrière lui". On ne peut faire plus clair. Surtout lorsqu'il collationne. Plus tard en base, on entendra "On est bien devant le DR221, Echo-Novembre". Pas grâve, c'est un hélico et il y a deux pistes. Ne nous bousculons pas pour atterrir. Il y a de la place pour tout le monde.

Les deux autres avions sont à peine allés à la sortie Nord.. Ils annoncent leur retour dans le tour de piste cause météo ("on y voit rien"). On ne pouvait décidément pas faire quelque chose d'autre. Pour nous, dans le DR221 tout va bien.



Quatre touchés et un complet plus tard, 3 sourires remplissent la cabine de l'étroit DR221 alors que nous roulons pour le parking. En remplissant les papiers, j'inscris 36 minutes de vol. J'ai l'impression d'en avoir passé le double en l'air. J'avais oublié que ces séances de tour de piste étaient consommatrices de CPU, même si vu de l'extérieur c'est un avion qui fait des rectangles.
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