13.4.06

Tours de piste à ski

Le terrain est juste là sous la fenêtre de ma chambre. Je devine une manche à air. J'ai pris mon casque et mon carnet de pilote. Avant de partir, j'avais posté un message sur la Liste PilotList. Sait-on jamais. Et bien sûr, on m'avait répondu. Forcément avec la PilotList, il faut s'attendre à tout. Cette liste m'avait déjà faciliter des vols dans les caraïbes (à lire ici, ici ou ici) et dans l'océan indien. Mais il reste tant de choses à voir, à faire et à découvrir. L'aviation est multiple.

Et des tours de pistes à l'Alpe d'Huez ? Dans un avion avec des skis ? C'est possible ?



Patrick G. m'avait recommandé de m'adresser à Pierre L. de l'aéroclub du Dauphiné directement sur le terrain de Huez. Je viens de finir une bonne après-midi de ski. J'en ai "plein les pattes", il a neigé en début de semaine et le hors-piste (avec guide, hein...), ça fatigue. Mais il me reste encore suffisamment d'énergie pour gravir la centaine de mètres qui me sépare du terrain.

En cette fin d'après-midi, il y a un peu d'activité. Seul l'Ecureuil du SAF fait le taxi et dépose ou charge sa cargaison de skieurs/surfeurs. Il y a du vent (de travers). La météo est moyenne, des nuages trainent deci delà, malgré ce ciel bleu trompeur.



L'Alouette III de la sécurité civile est également sortie du hangar qu'elle partage avec le DR140 de l'aéroclub. C'est une drôle d'impression que de rêver de voler à son bord, mais aussi de ne jamais avoir à faire à elle. Ce n'est pas le genre de machine à faire des promenades.



Première rencontre avec le terrain, l'instructeur et la bête. Pierre me fait faire le tour du propriétaire. Le DR140, Mousquetaire III est une grosse bête. Cela ressemble à un DR221 qu'on aurait gavé. La couleur bleue me rappelle mes DR221 des Alcyons. Il y a tout de même 180 chevaux sous le capot et presque les mêmes lignes mais en beaucoup plus gros. Beaucoup plus gros. Rien que pour atteindre la trappe d'huile, il faut monter sur le pneu et être en équilibre précaire pour remplir le réservoir. Alors qu'à St-Cyr, il me suffit de lever le bras. Drôle d'impression.

L'Alpe d'Huez est totalement enneigé et la piste de LFHU est dammée, alors ici on chausse des skis, même sous les avions ! Mais comment roule-t-on alors ? On ne roule pas on glisse ! Et on freine comment ? On ne freine pas ! On fait en sorte de ne pas avoir besoin de freiner !





Une fois assis à l'intérieur, cela ressemble à un avion (forcément). Pas d'horizon, des cadrans à aiguilles, une radio, deux réservoirs, des interrupteurs... Il y a bien cette unique commande des gaz au milieu de la planche de bord qui oblige à tenir le manche de la main gauche. La commande des volets est complètement à gauche car au centre, entre les deux sièges, on trouve la commande hydraulique pour passer des skis aux roues et inversement. Il faut avoir combien de main dans cette avion ?



Toujours assis en place gauche dans la machine, Pierre me briefe sur les tours de piste sur LFHU... ou plutôt sur l'altiport Henri Giraud. Ce grand nom de l'aviation de montagne aura une double résonnance dans le vol qui m'attendra le surlendemain. Je vous invite à visiter ces pages très riches et instructives sur ce pilote d'exception, qui bien avant ma naissance a été le seul à poser son avion au sommet du mont-blanc et à défricher toute l'aviation de montagne.



Le terrain est à 6100 ft. Ouch ! Cela me change de mes 400 ft de St-Cyr. 6100 ft... tout du moins en haut sur la plate forme. Bien sûr, plus bas, là bas, au bout de la piste c'est un peu moins. La pente moyenne est de 16%. Quand je pense que je me plains parfois de "ma bosse" sur la 30R/12L de LFPZ... Ici, d'en haut impossible de voir la piste dans sa longueur. Au point d'arrêt, si l'AFIS n'est pas là, on patiente gentimment au moins 30 secondes pour vérifier que personne ne va débouler de la côte en ayant oublié de s'annoncer à la radio.



Le tour de piste est à 6400 ft. Après le décollage, en passant les câbles dans la montée initiale on part un chouilla à gauche. Le tour de piste est main droite... et le vent arrière est réduit à sa plus simple expression. Forcément, il y a une montagne en bout de piste. On se retrouve donc en base rapidement, puis en finale vers... cette piste bizarrement en pente, à flanc de montagne et sans plot. Pas de balisage ? Ah, si quelques drapeaux matérialisent au moins les limites de la piste (avec quelques arbustes). C'est ainsi que Pierre me montre le point d'arrêt. Là, juste au bout. A côté du drapeau rouge... Evidemment l'été, lorsque tout n'est pas tout blanc, c'est plus simple. Quelques photos sont visibles sur Internet, par exemple, par ici. On ne peut pas tout avoir. En ce moment, c'est ski+neige.



Au drapeau : le point d'arrêt ;-)


Aujourd'hui, il ne fait pas "assez beau" et il se fait tard. Rendez-vous pris pour le lendemain matin à 09h30. Le temps de déposer ma fille à son cours de surf, ma femme à son cours de ski et hop au terrain !

Le lendemain, le beau temps est là. Le temps de remettre un peu d'huile dans l'avion, d'effectuer une prévol attentive aux mécanismes de fixation des skis et Pierre démarre la machine en un quart de tour. Pourquoi à St-Cyr, dès qu'il fait un peu froid, mes Robins sont-ils capricieux ?

Après une petite glissade, nous voilà au point d'arrêt. Un petit coup de radio à l'AFIS, personne dans le circuit, le vent est calme. Pierre fait le premier décollage/atterrissage en commentant toutes les étapes. Dans quelques minutes, ce sera à mon tour.


Là, nous sommes au point d'arrêt. La piste est à gauche de la tour, si... si... croyez-moi


Au point d'arrêt, le pied complètement à droite, l'avion est déjà un peu dans la pente. Je met plein gaz. Impossible de voir la piste qui plonge devant nous. Le seul moyen de savoir si on est dans l'axe est de prendre un repère au loin. Je pédale un peu, un peu trop. Pierre me reprend, me demande de mettre le manche arrière. Nous devons décoller "trois-points", pas de mise en ligne de vol avec cette pente. L'avion accélère doucement. C'est une drôle d'impression d'avoir un avion qui glisse sur des skis.


Plein gaz dans la descente



Le manche en arrière, l'avion décolle "trois-points"


L'avion décolle tout seul. Je cherche la bille du regard et Pierre me la montre du doigt. Mettre du pied... pas trop... et rester sur l'axe. Attendre sagement de passer les câbles, juste en dessous, pour rejoindre la pseudo vent arrière. Faire attention à l'altitude. Pierre est exigeant. Il ne s'agit pas de 6420 ou 6430 pieds. C'est 6400 pieds. Un point (un pied) c'est tout. Je fais attention. Je suis très tendu. Tout comme dans les caraïbes, je suis submergé par le paysage. A peine, prendre-je le temps de regarder pour en profiter que je ne suis plus dans les clous. Même punition avec la vitesse. Le palier arrive, je réduis, mais l'arc blanc m'échappe... Je regarde dehors... ou plutôt je savoure le spectacle.


En montée initiale, on arrive vite au début de la base


Il est temps de virer en base, puis rapidement pour ne pas overshooter, de passer en finale. J'ai du mal à trouver la piste du regard. Tout est blanc et je cherche une bande d'asphalte. Raté. Peine perdue.


Longue finale sur la ? Quel QFU ? La piste...


Voilà la piste. C'était donc ça ! Nous sommes en longue finale. Tenir 6400 ft. Ma main droite lâche les gaz pour attraper le manche pendant que ma main gauche attrape les volets pour sortir mon deuxième cran. Et hop, raté, dans la panique au lieu de sortir le 2ème, je rentre le 1er.... et hop une erreur de débutant. Pendant ce temps, l'avion est descendu et je ne suis plus sur le plan. Et la vitesse ?


En très courte, on passe au dessus du télésiège


La vitesse ne va pas non plus. Trop rapide. Je m'agite avec le manche et tripatouille trop les gaz aussi. Pierre me donne les indications du vario que je ne regarde jamais d'habitude. Arrivé en très courte, les « dégueulantes » me font m'écraser sur le plan. La vitesse s'agite. Quelques turbulences. Je les (sur)corrige beaucoup trop. Pierre me reprend. Pierre reprend l'avion. Un peu de gaz et nous voilà à l'arrondi. Je réduis et pourtant cela ne dure pas longtemps.


Plein gaz, il faut monter la côte


Tout de suite, à peine touché, il nous faut remettre des gaz. Dans la montée qui nous ramène sur la plate forme, si l'avion s'arrête... il ne repart pas. Alors on profite de l'élan, on met plein gaz pour se glisser jusqu'en haut.

Les axes dégagés, il faut manœuvrer l'avion. Glisser, sans déraper. Le train n'aime pas ça. Et à ce jeu, je ne suis pas fort. Il faut apprendre. Quel plaisir !

Après 47 minutes et 4 (ou 5, je ne sais plus) tours de piste, je suis lessivé comme lors de mes premiers tours à Saint-Cyr : trop vite, trop lent, trop haut, trop bas, trop compensé, mal trimé et pourtant il ne reste qu'une chose : du bonheur.







Et les vacances ne sont pas terminées. Les vols non plus ! Il me reste encore une journée exceptionnelle à vivre.

2.4.06

Premier vol

Il y a comme cela des vols particuliers. Le premier lâché, la première navigation solo, le premier vol après l'examen. Nous avons tous nos repères. J'en ai quelques uns de particulier. Les vols techniques : le premier vol avec des pilotes virtuels, le premier vol avec mon instructeur virtuel, celui auquel j'avais promis - en rigolant - que je l'emmenerais en vol alors que je ne m'imaginais pas dans un avion, un vrai.

Et puis il y a les vols qui resteront à jamais grâvés. Mon premier vol avec ma fille... et mon premier vol avec ma femme... et ma fille. Ma petite famille en l'air dans l'ouest parisien à 2500 ft sous les nuages. C'était tout à l'heure.



Le vol en lui-même n'avait strictement rien d'interressant. 47 minutes de promenade par un dimanche ensoleillé. Les passionnés de récit technique ou de truc de pilotaillon peuvent passer leur chemin. Pas de vidéo. Pas d'enregistrement des communications.









Ce message sur ce blog est pour moi. Rien que pour moi. Juste pour garder une trace. La trace d'un premier vol.

31.3.06

Vidage de tête

Depuis trop longtemps sans voler. Pas beau, pas d'avion. Une éclaircie, un raz-le-bol. Je m'enfuis vers St-Cyr. F-BPKH m'attend. Le terrain est désert. Allons faire un tour pour se vider la tête.






Départ Saint-Cyr en DR221. Nous prévoyons une sortie par le secteur Nord. 1500 ft 1013 maximum. Dès que l'on a quitté avec St-Cyr, nous prenons l'ATIS de Pontoise et là c'est le drâme : pas de contrôle à Pontoise. La classe D est déclassée en G. On fera son auto information sur 121.2. Dommage. J'aurais mis un code transpondeur.



La verticale pour faire propre et s'entrainer à une intégration standard, 500 ft au dessus du tour de piste, même si deux avions se présentent pour la 23.

On rentre dans le tour de piste par l'extérieur et nous élargissons volontairement pour éviter un village. Cela agrandi le tour de piste, mais nous voulons faire une longue finale. Tranquiiiille. Pour avoir le plaisir de s'axer. Touché en 23 et retour vers St-Cyr.








Il est encore trop tôt pour rentrer. Alors malgré le NOTAM interdisant les touchés, on effectuera des présentations sur la 30R (la 30L est fermée) avec remise de gaz en très, très courte. Plusieurs tours de piste plus tard, on rentrera coucher l'avion dans son hangar.


27.3.06

Soirée spéciale VFR Paris sur IVAO (04.04.06)

Sur IVAO, quelques uns d'entres-nous effectuent des vols isolés au plus près de la TMA de Paris en respectant la réglementation réelle : le plus souvent en dessous de 1500 FT QNH, un oeil dehors pour la sécurité, un oeil sur l'aiguille du VOR pour ne pas pénétrer les espaces interdits... La trajectoire en ligne droite est bien souvent impossible car il faut contourner la TMA et éviter le survol des agglomérations pour relier deux terrains.


L'idée de cette soirée est un véritable challenge pour tous les pilotes (virtuels). Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi sous prétexte que l'on vole en VFR. D'autant que cette soirée VFR a lieu un soir habituel d'OD en France. On peut donc s'attendre aux trafics commerciaux IFR habituels sur les grosses plate-formes parisiennes.

L'objet de cette soirée est donc de voler au plus près de la réglementation... et au "plus près" de la TMA en faisant le tour de Paris sans entraver le trafic de nos aéroports parisiens (1500 FT QNH pour l'altitude et la ligne rouge).

Les plate formes d'aviation générale les "plus connues" et les plus proches de la TMA devront donc être ouvertes : Saint-Cyr (LFPZ), Toussus (LFPN), Lognes (LFPL), Le Plessis (LFPP), Persan (LFPA) et Pontoise (LFPT). Elles devront être staffées par des ATC si possibles habitués en réel aux plate formes, afin encore une fois de coller à la réalité... pour s'amuser.

Le briefing est disponible sur www.ivao.aero/fr, rubrique "Evènements", puis "Calendrier".

Après le teaser (toujours visible ici), j'ai réalisé une seconde bande annonce vidéo ;-)





Montez le son !

26.3.06

Bande annonce soirée IVAO spéciale "VFR à Paris"

Sur IVAO, quelque uns d'entres nous effectuent des vols isolés au plus près de la TMA de Paris en respectant la réglementation réelle : le plus souvent en dessous de 1500 FT QNH, un oeil dehors pour la sécurité, un oeil sur l'aiguille du VOR pour ne pas pénétrer les espaces interdits... La trajectoire en ligne droite est bien souvent impossible car il faut contourner la TMA et éviter le survol des agglomérations pour relier deux terrains.

L'objet de cette soirée sera donc de voler au plus près de la réglementation... et au "plus près" de la TMA en faisant le tour de Paris.

Les plate formes d'aviation générale les "plus connues" et les plus proches de la TMA devront donc être ouvertes : Saint-Cyr (LFPZ), Toussus (LFPN), Lognes (LFPL), Le Plessis (LFPP), Persan (LFPA) et Pontoise (LFPT). Elles devront être staffées par des ATC si possibles habitués en réel aux plate formes, afin encore une fois de coller à la réalité... pour s'amuser.

En attendant que le briefing soit mis en place et que la date soit définie, je me suis prêté à l'exercice de la "bande annonce" (format teaser) :


PMDG 747-400F

Les images ne sont pas de moi. Je suis bien incapable d'acheter un tel gros navion pour FS. Bien trop gros et trop compliqué. Par contre, en les regardant sur le forum "Pictures" d'IVAO, elles m'ont inspirées.

Je les ai collé sur une musique presque prise au hasard. C'est certainement la faute au changement d'heure. Me suis levé trop tôt.


24.3.06

Promenade en polynésie, en ATR et en vidéo

Lors d'un vol sur IVAO avec l'ATR 72 de Flight1, je ne me suis pas rendu compte que j'avais appuyé sur la touche d'enregistrement vidéo. Du coup, j'ai continué tout mon vol en ayant enregistré 2,3 go de fichiers AVI. Et puis un coup de copier/coller et hop une vidéo d'un vol en ATR72 vers Bora Bora. Ca dure 3 minutes 50 secondes et c'est sans prétention. Juste une envie d'avoir des images qui bougent (sur une zolie musique tout de même).


Tout cela a été capturé durant un vol sur IVAO, un vendredi soir comme un autre en polynésie. Il y avait à l'arrivée de Bora Bora, deux avions qui tournaient en tour de piste. J'en ai "shooté" un au touché après avoir dégagé la piste 11.

Il me reste à corriger le problème de l'antialiasing qui n'est pas capturé par Fraps. Grrrr.

19.3.06

On prend les mêmes et on recommence

J'ai mis en ligne un montage vidéo d'un atterrissage d'un Airbus A340 d'Air France à Saint-Martin (à regarder par ici). Et puis cette après midi, je trainais sur IVAO justement à Juliana. Je n'ai pu m'empêcher de faire une capture vidéo alors qu'un appareil (coup de bol un A340) arrivait aussi !

Rien n'était préparé. Même pas le caméraman ! Juste le temps de me mettre sur la route au bord de la plage et de shooter :


C'est à comparer avec l'autre vidéo (la vrai) à voir par ici ;-)

12.3.06

"Et bien nous, on est prêt"

A la demande générale, (re)voici la vidéo proposée la semaine dernière avec une nouvelle illustration sonore. Nous partions de Toussus vers Chartres et avons rencontrés quelques nuages en chemin ainsi qu'une piste occupée à l'arrivée.



Le récit de cette après-midi est toujours disponible en cliquant ici

5.3.06

"Chartres... on remonte la 28... en voiture"

Saint-Cyr est fermé. C'est le mauvais côté des pistes en herbe l'hiver. L'herbe c'est bon pour les DR221. Mais l'herbe trempée et la boue, ce n'est pas pratique. Du tout. Plusieurs avions sont donc déplacés pour la journée vers Toussus (LFPN). Et c'est tant mieux ! Voilà une occasion de voler à partir d'une autre plateforme et de rompre les habitues. Il ne m'en fallait pas tant pour trouver une excuse de voler ! Bien sûr, la TEMSI n'est pas tip-top pour le pilotaillon du dimanche que je suis.



Il y a bien quelques TEMPO d'hiver sur Toussus et du vent à Chartres :

LFPN TOUSSUS LE NOBLE
METAR LFPN 051000Z 29012KT 9999 BKN030 04/M03 Q1009 TEMPO -SN=
TAF LFPN 050800Z 050918 27006KT 9999 SCT020 TEMPO 1015 -SHRASN BKN015 =
LFOR CHARTRES CHAMPHOL
METAR LFOR 051000Z 25008KT 220V290 9999 BKN023 04/M01 Q1010=

Il en faudrait plus pour me décourager - au moins - d'aller au terrain. Voler c'est autre chose, mais y aller, on peut sans hésiter.

Un coup de téléphone plus tard, je me retrouve à Toussus au bureau météo avec Christian C., Patrick M. et quelques amis. L'avion c'est comme ça. On n'en fait pas tout seul. D'ailleurs on a pris deux avions. Un chacun, pas de jaloux.

Nous nous mettons d'accord pour une destination : Chartres. Jamais nous ne nous y retrouverons. La météo et d'autres aléas en décideront autrement. Pourtant tout avait bien commencé. Mon baromètre favori au centre de paris semblait optimiste ;-)


Même en regardant la tour Eiffel, je vois des avions


Une fois arrivé à Toussus, le planning est un peu chamboulé. Du fait du déplacement des avions de St-Cyr vers Toussus, il y a quelques retards dans les créneaux. Alors pour patienter et après avoir pris la météo, Christian et moi décidons de monter à la tour. C'est toujours bon de voir cette antre et les contrôleurs au travail. Toujours bon aussi d'échanger avec les mieux placés sur les consignes particulières du coin. Les trucs à savoir. Ces visites sont toujours très instructives. Christian et moi, nous nous régalons notamment en écoutant un stagiaire contrôleur avec son instructeur. On se croirait sur IVAO avec ces remarques/corrections sur la phraséo !


Trois des avions des Alcyons déplacés à Toussus pour la journée


Avant de partir, Patrick et moi nous nous coordonnons. Nous ne connaissons pas Toussus par coeur et une petite séance de révision est bien utile. Quels sont les derniers NOTAM, la correction de cap à gauche en passant le seuil s'applique-t-elle à la 25 gauche (aussi) ? La première altitude ? Par où sort-on ? Où est le tour de piste ? Et le retour ? Comment trouver le point Sierra en revenant ? La ferme au toit rouge ? Autant de question qui font l'objet d'échanges bien utiles.


F-BTKU au parking de Toussus


Patrick part devant. Son avion et ses passagers sont prêts, eux. Je dois d'abord faire le plein du KU ("bidon plein, coeur léger"). Et même si nous interpellons en levant le bras le camion de 100LL qui passait devant nous ("service rapide !!!"), il faut tout de même le temps de mettre une quarantaine de litre d'essence dans le réservoir. Puis prévol consciencieuse pendant que le caméraman s'installe. Nous tardons à partir. Patrick est déjà dans le ciel depuis plusieurs minutes lorsque nous mettons en route. En plus, il a un DR 400 160 chevaux avec trois personnes et pas les pleins. Moi avec KU (DR400-120 chevaux)... à deux... avec les pleins, je vais être à la traine.

Lorsque je met en route, le ciel s'assombri déjà un peu. Toujours du vent. Arrivé au point d'arrêt 25 gauche, quelques gouttes tombent. Mais en regardant la finale, il y a encore du ciel bleu. A la fin des essais moteurs et alors que je m'embrouille dans mon briefing départ, le ciel est très sombre sur la montée initiale. Un oeil dehors, un oeil dedans pour la fin du briefing... et je m'emmèle un peu. L'enregistrement vidéo (avec le son) est sans pitié. Du grand n'importe quoi.


Nous laissons passer le grain, si, si.


Du point d'arrêt 25 gauche, on est un peu en contre-bas et on ne voit pas clairement (c'est le cas de le dire) ce qui se passe dans la "montée initiale".

- "Le sol pour le Kilo-Uniform ?"
- "Oui, j'écoute"
- "On peut vous poser une question ?"
- "Je vous écoute"
- "On ne voit pas bien, mais vu d'ici, un énorme grain se trouve sur la montée initiale, vous confirmez ?"

Le grain est bien dans la montée initiale. La décision est vite prise. Je ne suis pas assez téméraire pour me lancer dans un décollage avec un grain au travers duquel je ne vois pas. On patiente. Il n'y a pas photo. On est là pour le plaisir. Rien ne nous force à partir absolument.


Et patientons sagement dans l'appareil


On patientera tellement qu'au bout 1/4 h, nous sommes toujours au point d'arrêt avec le "compteur qui tourne" (et l'hélice aussi mécaniquement). Je rappelle la tour. On va couper au parking. Inutile d'attendre plus longtemps. Ce n'est pas l'envie qui nous manque. Il parait que les décisions les plus dures à prendre sont celles qui sont de ne pas voler. C'est fait. On va attendre que le grain passe... du parking, on sera mieux. Si, si.


Les lignes 21, 22 et 23 dans le réel,
où nous sommes retournés nous garer pour attendre



... et les mêmes vues de Google Earth
avec notre petit aller-retour au point d'arrêt 25


Encore un petit 1/4 heure plus tard et alors que nous voyons passer devant nous quelques appareils, le bleu est revenu. Je fonce dans mon sac chercher mes lunettes de soleil. Tout le monde est prêt ? Alors on y retourne !

Bien sûr, Patrick a eut le temps d'aller à Chartres... et même de revenir. Lorsque nous nous présenterons une seconde fois au point d'arrêt 25, Patrick se posera... juste derrière nous (cf. la vidéo à la fin de ce message) en 25 gauche.


5 yeux regardent dehors : pilote/copilote équipés Camescope-de-base-intégré



Je ne sais toujours pas voler droit ;-)


Le vol restera un grand moment de flirtage avec les nuages et un passage en 1013. Il fait suffisament un temps dégagé pour que nous tentions de monter plus haut que les habituelles 3000 ft. A mon niveau de pilotaillon de dimanche - de tour de piste - cavok, c'est assez rare pour être signalé. Et puis, volant en région parisienne en frolant les TMA, le passage en niveau de vol n'est pas des plus courants. Même sur les vols Air Camille, je suis dans les 3000 ft.

Dans notre petite promenade, nous verrons toute sorte de nuages : des petits gris à 3000 ft et des plus gros, vus de loin, au niveau 50. Nous prendrons un peu de bleu avec nous avant de redescendre vers la terre ferme et Chartres pour une remise de gaz pour une raison... originale.

Je vous laisse découvrir tout cela à la fin de la vidéo ci-après.


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