10.3.07

Le triple clic

Nous avons un peu couru cette semaine après une météo, un avion et la dispo. de mon instructeur Christophe. Enfin samedi semble bien se présenter. Les METAR sont enthousiastes. La navigation préparée. Tous les coups de fil passés, la carte pliée, le trait tracé. Je file à Toussus. Le F-GGJL m'attend pour ma première navigation de nuit.


Le programme est simple. Tout simple. Et en préparant la NAV de nuit, je me remémore mes premières navigations de nuit. Comme un St-Cyr - Dreux ou une ligne droite vers Deauville. A l'époque, c'était pour moi toute une épopée. La préparation me prenait parfois plusieurs heures. J'envisageais tout. Je me méfias de tout. Je cherchais la petite bête. Le truc qui pourrait ne pas se passer comme "dans les livres". Je me posais des questions maintenant certainement "idiotes". Celles que l'on pose à son instructeur, naïf et tout attentif à la réponse.

Ce soir, je pars de Toussus et je vais à Rouen. Et me revoilà replongé 4 ans en arrière. Autant d'années se sont écoulées ? J'ai tout sortie sur la table. Les cartes, l'atlas VAC, la règle, le log de nav vierge, le complément aux cartes où je découvre des chapitres que j'ignorais jusqu'alors. Vous saviez qu'il y avait un tableau des terrains VFR de nuit ? Et des cartes pour chaque FIR décrivant les trajets obligatoires de nuit ? J'ai mis des marques pages. Comme si maintenant, ces 2 ou 3 chapitres ne me quitteraient plus.

Je m'applique... comme il y a 4 ans. Je cherche à comprendre et je me pose des questions idiotes. Bon. La réserve finale en VFR de nuit c'est quoi ? Ce n'est certainement pas la même qu'en VFR de jour (ne cherchez plus, c'est 45 minutes). Et comment sort-on de Toussus, de nuit lorsqu'on va vers l'ouest ? (là encore, ne cherchez plus, le trajet est publié RBT - EPR). Il y a toujours une première a-t-on l'habitude de dire. Voici la mienne.

La trace globale vue avec Navigation.


Je prend donc la première branche. Guillaume, jeune élève (- de 15 heures au compteur) nous accompagne. Il a les yeux qui brillent. C'est un plaisir de lui faire "ce cadeau". J'aurais tant aimé pouvoir embarquer moi aussi pour un VFR de nuit. L'occasion pour moi ne s'est pas présentée aussi vite. Mais un peu plus tard, j'ai eut encore plus de chance ;-)

Jean-Luc se chargera du retour. Sur le papier rien de compliqué. Dans les faits, il fait nuit. Et une navigation de nuit ne ressemble pas tant que ça à une navigation de jour (dit-il du haut de sa 1ère navigation). Toussus, le VOR de Rambouillet (RBT), puis le VOR d'Epernon (EPR), puis le cap vers le nord pour "Les Andelys" (le premier point d'entrée de nuit pour Rouen) qui précèdera ECHO et le terrain (si tout va bien). Et je cherche des moyens de retrouver plus tard, là haut à 3000 ft, ce village. Tout va changer, je le sens. J'ai déjà un tout petit peu l'expérience du vol de nuit. Avec des promenades de pilotaillons ou bien de professionnels qui m'ont fait la joie de partager les commandes de leur machine en IFR de nuit, notamment.

Slalom spéciale entre RBT et EPR


J'angoisse de ne pas trouver le terrain (tout comme lors de mes premières NAV de jour). J'angoisse de ne pas attraper ces points de report de nuit obligatoires. Je me rend au terrain dans une relative inquiétude. Bien sûr l'instructeur est à droite. Je suis là pour apprendre. Mais j'ai peur de mal faire. De rater cet exercice. De ne pas m'en sortir.


Le début se déroule avec une relative maitrise (tout est relatif). Je ne suis pas trop loin de l'avion (comprendre pas trop... à la traine). J'anticipe un peu et je slalom beaucoup. Jusqu'à Epernon, je pilote l'avion. Passé EPR, je me rend compte avec la première question de Christophe ("et on est censé être avec qui, là ?") que j'ai totalement oublié de préparer ma radio. Je me suis focalisé sur ma navigation et les aides, mais j'ai omis de préparer la radio. Je fonce sur la carte. Mais avec une loupiotte rouge sur le front et une carte jour... il ne reste plus grand chose à voir (tout le jaune disparait et du jaune, il y en a sur une carte VFR). La lecture de carte dans l'habitacle faiblement éclairé du DR400 est une torture. Je dois m'habituer. Je suis là pour ça. Je dois acquérir des réflexes et une méthode.

Les Andelys, puis Echo : le trajet publié
pour entrer du sud à Rouen de nuit.


J'avais imaginé de me repérer, comme je le fais de jour, sur quelques points hauts comme des antennes ou les cheminées de Porcheville. C'était une très mauvaise idée. Ces obstacles sont bien visibles de jour (peut-être trop et on les confonds les uns les autres), mais de nuit point de points rouges ou de feux clignotants. Ils restent absents de mon champ de vision. Subsiste des patatoïdes de lumières lorsque je regarde à l'opposé de Paris. Vers la capitale et plus on s'en rapproche, plus on ne voit qu'un halo de lumière et une multitude de bourgades au sol. Rien de clair. Rien de net. Dans l'autre sens, on distingue des grosses plaques jaunes. Le jeu, comme d'habitude, est de retrouver le nom de la ville. Ami du Groland bonjour !

Les autoroutes sont là, parce qu'il n'est pas trop tard et que les voitures circulent encore dessus. Plus tard dans le nuit (ou la matinée... ah que je rêve encore d'y être confronté), il faudra oublier de trouver ces grands axes non éclairés. Je le note pour plus tard.

La ville de Rambouillet est visible et sur ma route. Epernon est déjà plus difficile à identifier. Mais comme le VOR est au nord, on trouve la ville. Il devrait mettre des VOR à toutes les villes. Le cap, la montre, y-a que ça de vrai.

Et l'instructeur (ils sont tous pareils ?) recommence ce jeu du "Et là, la ville là-bas c'est quoi ?" La torture était la même il y a 4 ans ("Et ce point blanc, là, c'est quoi ?"). Rien n'a changé. Et c'est tant mieux. Je me retrouve de nouveau à l'école. A l'école du VFR de nuit. Je remet tout en question. Je suis de nouveau challengé. Des questions "m'embêtent" alors que je tente de garder un semblant de dignité en pseudo ligne droit. Et c'est ça qui est bon.

Une intégration en vrac à Rouen.
Totalement derrière l'avion. Mais que du bonheur ;-)


"Les Andelys" sont trouvés comme je peux. Le cap, le top et on part vers le point ECHO. ECHO est "trouvé" au cap et à la montre. Ce doit être là. Et Christophe complète d'une précision quand à la localisation du point ECHO. "Tu vois la grand ligne droite, là ? Et bien ce ne serait pas ta grande route rectiligne qui mène à ECHO ?". Bien vue. Un point pour lui (on ne compte plus les points en fait).

Je suis tellement dans ma NAV et submergé d'information que j'en oublis le briefing arrivée. Alors forcément, je découvre un peu le terrain, le tour de piste, le sens du premier virage, la tête du balisage. Rien n'est prêt. Rouen de nuit, c'est aussi mon premier PCL. J'attends ce moment avec impatience. Celui où je commanderais l'allumage de la piste, là devant moi en appuyant 3 fois sur l'alterna. Christophe, au titre de l'exercice, souhaite tout de même que je cherche le terrain sans l'allumer. Même si en arrivant à la perpendiculaire de l'axe de piste, on ne la voit pas du tout (ou si peu). J'avais déjà compris cela lors des tours de piste à Toussus. En vent arrière, le balisage est presque invisible. Une piste se voit dans l'axe. Un point c'est tout. Et ce n'est pas pratique pour les pilotailons comme moi.

- "Je peux y aller, là ? Je clic 3 fois"
- "Vas-y"

Je clic 3 fois. Ou plutôt je clic 3 fois comme un double-clic de souris. ClicClicClic. Speedy Gonzalez du clic PCL a parlé. Cela fait rire mon instructeur. Et je comprend qu'il faut y aller doucement. Que le PCL se mérite, que le PCL est capricieux et qu'il faut le ménager. Alors sagement, je re essaie. Clic - Clic - Clic... et les pistes s'illumine devant moi. D'abord, je vois les taxiways bleus apparaîtrent. Puis, le faible balisage vu de côté. J'ai des frissons.

J'ai tout de même une excuse géniale. Le balisage de cette piste est exceptionnel. Oui. A mon niveau de pilotaillon de nuit, le balisage est exceptionnel. D'abord, il est très lumineux. Ensuite, la piste dispose d'un balisage central ! Et ça c'est nouveau pour moi. On dirait du Flight Simulator (comprenne qui pourra). En plus elle est immense (1700x45). C'est un bonheur d'y arriver en finale 22.

La vue globale de la trace.


Juliet-Lima au terminal de Rouen à côté d'un ATR42 d'Airlinair.


Nous stoppons au terminal. Le temps de changer de pilote et je m'assoie à l'arrière. A la lumière (rouge) de ma lampe frontal, pendant que Jean-Luc démarre le Juliette-Lima, je repense au debriefing que Christophe vient de me faire. Et je prend en note tout ce qu'il faudra travailler pour le prochain vol.

1. Fermer la verrière (ou faire la checklist entièrement) avant de décoller. On gagne du temps et comme il fait froid en l'air la nuit, on garde le chaud à l'intérieur ;-)
2. Réaliser le "briefing arrivée" en l'air avant d'arrivée. "Pendant", c'est trop tard. "Après l'atterrissage", c'est bon pour le debriefing, mais pas pratique pour être devant l'avion.
3. Oublier les antennes pour les repères en VFR de nuit. On nous a menti. Quelqu'un les enlève la nuit tombé. Une fois en l'air, les points faciles à repérer de jour disparaissent dans le noir.
4. Préparer la radio en plus de la navigation. L'un ne va pas sans l'autre. Et vice versa ;-)
5. Dans l'arrivée, continuer à tenir son altitude. Ce n'est pas parce qu'on regarde dehors et vers le bas qu'on a le droit de descendre (sans faire gaffe... en plus)
6. Le PCL est sensible. Rien ne sert de s'exciter sur l'interrupteur. Cliquer doucement. Sinon... après moult tentative on arrive au chiffre magique de 7 et hop... la piste s'éteint. Pas pratique. Pas pratique du tout.
7. Le cap et la montre : y-a que ça de vrai.
8. Si l'avion est équipé d'un DME, alors l'utiliser. Utiliser tout ce qui est à bord. Sauf un truc : l'instructeur. Ah oui, un autre truc qu'on a pas le droit d'utiliser : les 36 GPS allumés à l'arrière et les "copilotes" qui voient toujours le terrain avant vous : "Je crois... que je le vois... mouaaaaa.... oui... je le vois.... pas vous ?"

3.3.07

Encore un vol Air Camille...




Prises de vues réalisées par un simple appareil photo numérique (Panasonic Lumix FX7) placé sur un mini pied Hama ventousé à la verrière en place droite du Robin DR400, F-GGJL.

23.2.07

Train classique en tour de piste à Faa'a

Un train classique (le superbe Dornier DO27 d'Aerosoft), du CAVOK, la 04 en service, le tout sur IVAO avec des contrôleurs. Appuyons sur la touche "RECORD". Et c'est parti pour 5 min de vidéo.





19.2.07

On a le temps d'en faire un troisième ?

Ma formation en vue d'obtenir l'habilitation au VFR de nuit continue. Après la découverte des tours de piste (voir les récits ici ou ici), il y a une étape incontournable : le lâcher de nuit en tour de piste.

Certains diront qu'il ne s'agit que d'un tour de piste, fusse-t-il dans le noir. Un simple rectangle en vue du terrain. Rien de compliqué. Mais comme tous les lâchers, le plaisir est dans l'anxiété que procurent ces premiers vols "tout seul".

Je me suis préparé depuis plusieurs vols. J'ai bien révisé mes check-lists et tout ce qui fait qu'un VFR de nuit est un chouya différent d'un vol de jour. Depuis, je m'applique dans les "check roulage", même de jour. Depuis, je n'écrase plus mon plan juste avant d'arrondir, mais je continue sur mon plan à 3% pour chercher la piste sans chercher le kiss. Je m'applique à me poser sur la ligne. Une autre façon de faire et un très bon exercice pour moi qui cherchait inévitablement le kiss et qui a(vait) la mauvaise habitude de se poser à gauche de la ligne.

Plusieurs vols avaient été annulés pour cause de météo, un vol à cause de l'avion indisponible et mon lâcher retardé d'autant. Peu importe. Le plaisir de voler reste intact de jour comme de nuit.

19h00. Toussus. Je mets en route. Christophe assis à droite. Nous voilà parti pour deux tours de piste en 25 "pour voir". Tout se passe bien. L'avion vole bien et l'élève satisfait l'instructeur. Christophe attire tout de même mon attention sur les trafics environnants. Ce sont les vacances et ce soir, les Cessna et PA28 sont de sortie... dans le tour de piste, sur Sierra, de retour de RBT... Il y a du monde en l'air.

En fin de vent arrière, lors du 2ème tour de piste, Christophe annonce :

- "On va faire un complet en 25L... Tu as ton carnet ? Ton certificat médical est à jour ?"
- "Oui... Oui... mais... On a le temps d'en faire un troisième ? Juste pour voir si ce n'était pas de la chance, les deux premiers ?"

L'élève n'a toujours pas confiance en lui à moins qu'il veuille garder l'instructeur à bord.

Nous voilà pour un troisième tour de piste sans problème. En vent arrière dernière consigne pour le lâcher. Pour être lâché en tour de piste de nuit, il faut effectuer 5 atterrissages complets. Pas de touch&go, pas de remise de gaz. A Toussus, c'est un peu pénalisant, le roulage pour remonter est assez long. On se promène sur la plate forme en faisant un peu le tour. Le faire cinq fois n'enchante pas forcément les élèves. On doit préférer voler ? Le truc est donc de demander à faire un complet suivi d'un demi-tour sur la piste et d'une remontée directe pour s'aligner. Je devrais donc annoncer mon intention afin que le contrôleur s'organise si c'est possible.

Finale à gauche. L'instructeur est toujours assis à droite. Je me suis rassuré tout seul. On dégage au bout de la 25 gauche et dans le noir, je repère les hangars de l'aéroclub Air France. On quitte en annonçant que l'élève va repartir pour 5 tours de piste solo. Glurps... la pression monte.

Tout comme pour mon lâcher de jour (il y a plus de trois ans), l'instructeur s'éloigne. Il va à la tour. Je referme la verrière sans la verrouiller. Je ressors la check "avant démarrage moteur" pour me remettre dans le bain. Sur le fauteuil de droite, j'ai préparé ma planchette avec une page blanche pour inscrire le nombre de tour de piste. Je serais capable de l'oublier et de n'en faire que 4.

Juliet-Lima démarre au quart de tour. Pression d'huile dans le vert, alternateur sur marche, avionic sur ON. Je prend l'ATIS. Il n'a pas bougé. Ce sera Charlie et toujours la 25.

- "Toussus info, Juliet-Lima, (re)bonsoir !"
- "Juliet-Lima, Toussus Information, rebonsoir"
- "Toussus Info, Fox-Golf 2 fois Juliet-Lima, un DR400 au parking Air France avec Charlie pour 5 tours de piste"
- "Juliet-Lima, on vient de changer de piste en service, la 07, roulez point d'arrêt 07 droite"

07 ? C'est plus la 25 ? Eeeehh ! C'est mon lâcher ! Faut pas changer comme ça ! Je collationne un peu mécaniquement.

Je desserre les freins. Encore une fois, je n'ai pas oublié d'allumer les phares et les feux de NAV. Je m'avance. Il est temps de rechercher la route vers la 07 droite.

Bien sûr, j'ai déjà tourné en 07 de nuit. Là n'est pas le problème. Je n'ai juste pas tourné aujourd'hui en 07 ! Peut-être ont-ils changé les repères ! Peut-être ne vais-je pas retrouver mon vent arrière ? Saclay ? Le rond point ? Et le terrain ? Et le lâcher, c'était peut-être un lâcher en 25 et pas en 07 ?

Il ne faut pas grand chose pour que ça cogite alors que je roule doucement. Je suis la ligne jaune (salvatrice pour les roulages de nuit) et je retrouve mon point d'arrêt. Je me calme, me raisonne et effectue mes essais moteurs... tranquiiiille... Jusqu'à ce qu'un appareil viennent m'éblouir en stoppant juste derrière moi alors qu'il avait, lui, une clairance pour la 07 gauche. Un peu de fausse pression. Ne me dérangez pas, c'est mon lâcher !

L'agent AFIS de Toussus me donne les vents et me demande de rappeler vent arrière, mais je n'entends pas mon immat. Dans le doute, je demande à répéter, mais manque de pot, le contrôleur a pris les devants et nous nous marchons sur les pieds. Je redemande et rebelote... Nous parlons ensemble. Une troisième fois et ce jeu commence à occuper pas mal la fréquence. Je suis toujours au point d'arrêt. Il n'y a que moi dans cette position, mais je n'ai pas envie de prendre un message pour moi alors qu'elle est pour un autre appareil. Même s'il s'agit d'un AFIS, à mon niveau je ne prend aucun risque.

- "Vous pouvez répéter pour le Juliet-Lima ? On s'est marché sur les pieds, désolé"
- "Juliet-Lima, les vents du 100 pour 5 noeuds, rappelez vent arrière travers tour".

Voilà. Je collationne. M'aligne. Règle mon conservateur. Me cale dans mon fauteuil. Les talons au plancher. Les grosses lettres 07R sont éclairées par mes phares. Le balisage lumineux scintille devant moi jusqu'en bout de piste. La 07 droite est à moi.

Plein gaz. Coup d'oeil au compte tour. "Puissance disponible". Le panneau d'alarme. "Pas d'alarme, on continue". Le badin. "Badin actif". J'essaie de rester sur la ligne. Les lampes blanches de bord de piste défilent. La vitesse augmente. 80... 90... 100... 115 km/h... "Rotation"... "Cherchez 130 km/h". La bille. Du pied. Pas trop. Pas assez. Je regarde devant, personne.

150 km/h. Zut. L'instructeur est si lourd que ça ? Ah, non, le vent est dans le bon sens cette fois-ci. En 25, on avait une légère composante arrière. Je tire sur le manche tout en surveillant la vitesse qui se rapproche de 130 km/h. Un oeil sur le conservateur, et je regarde derrière moi pour voir si je ne dérive pas trop de l'axe 07 droite.

L'avion monte. 1000 ft. Le début de vent traversier. La pompe sur OFF. Le moteur continue à tourner. Le phare sur OFF. Les volets rentrent. Me voilà en tour de piste de nuit et tout seul.

Troisième backtrack de la soirée. J'ai de la chance. Les deux ou trois autres appareils dans le tour de piste sont synchros avec moi et le contrôleur, malgré qu'il soit AFIS, les fait se poser ou toucher à droite. La 07 gauche m'est donnée à tous les coup. Je remonte doucement sur la ligne. Je me détends. Je reconfigure la machine. Réchauffe poussée, verrouillée... volet 1 cran sortie symétrique... pompe sur ON, réservoir avec de l'essence, le phare reste allumé.

Il fait chaud. Bizarre. Il fait vraiment chaud dans cet avion. C'est peut-être un symptôme du lâcher. Déjà lors de mon lâcher de jour, j'avais souffert de la chaleur. C'était au mois de mai, sous un soleil presque estival. J'avais joué, en vent arrière, avec l'aération du DR221. Ce soir, dans le vent arrière de Toussus, une nuit de février, je me repenche à droite et cherche à couper ce chauffage qui commence à me faire suer. Bis repetita.

18.2.07

Chat volant qualifié "deux remises de gaz"

Pour la première fois, on a fait un vol en famille. Tout le monde était là, y compris le chat dont c'était le baptême de l'air.



Le chat n'a visiblement aucun intérêt pour les choses de l'air, car il n'a pas daigner regarder dehors malgré mes explications incessantes au reste des passagers pour décrire tel village ou tel château.



Une fois arrivée, à Cosne sur Loire, du beau monde nous attendait.



Un superbe C-177 Cardinal RG d'époque, avec son unique propriétaire depuis 30 ans.






Le lendemain, petit tour à la fraiche, autour de Cosne sur Loire, jusqu'à la Charité-Sur-Loire (les spécialistes apprécieront) dans les zones d'Avord... inactive. C'est vrai que c'était Dimanche matin et il n'y avait pas beaucoup de monde en l'air malgré le CAVOK qui s'annonçait.


Trace GPS du vol local



Jolie courbe au dessus de la maison familiale




Mon père concentré aux commandes


Le retour a été quelque peu plus agité. Non pas durant le trajet qui reste classique. On passe les centrales, le VOR de Pithiviers, Etampes (travers est), le VOR de RBT et la maison. Sauf que le tour de piste de St-Cyr est encombré, CAVOK dominical oblige. Je me présente une première fois en vent arrière (en anglais, c'est obligé maintenant) avec un HR200, lent et qui prend très laaaarrrge... Je le suit... le plus lentement possible, mais je ne peux m'empêcher de le rattraper. Comme il n'y a qu'une seule piste pour se poser en ce moment à St-Cyr (Tri-zéro-left) et que je suis vraiment très près du HR200, en final je ne peux que remettre les gaz. Le chat repart pour un tour gratuit.

Deuxième tour et cette fois-ci, c'est le Bravo-Delta (nouveau Tecnam P2002 des Alcyons) qui est devant, juste devant, tout devant... et vlan... me revoilà en courte avec le Tecnam qui touche sur la piste. Je suis juste au dessus... et (re)vlan remise de gaz... deuxième. Et le chat repart. "C'est quand qu'on se pose ?"

- "You may join downwind now, X-Ray-Hotel"
- "ah... joining directly right downwind triiii-zero right now, thank you !"

A peine remis les gaz, je file sur la vent arrière grâce à l'aide compréhensive de la contrôleuse.

Cette troisième présentation sera la bonne. Nous voilà posé en 30L. Mine de rien, le chat a plus de deux heures de vol dans les pattes (les quatre), trois atterrissages et deux remises de gaz. Il ne semble pas plus affecté que cela par mon pilotage. On le fera essayer un autre appareil la prochaine fois ;-)

12.2.07

TrackIR vue d'en haut

Après l'atterrissage du TrackIR à la maison et les trois vidéos mises en ligne (PA-28 à TNCM, un hélicoptère EC-120 dans les canyons de Tahiti et un tour de piste à Tahiti en Cessna 182), j'ai reçu plusieurs questions sur le "comment ça marche ton truc ?". Et la tête faut la tourner beaucoup ? Comment on peut voir derrière sans perdre de vue l'écran ? Alors plutôt que de répondre, j'ai fait cette petite vidéo.

10.2.07

De pire en pire

Un TrackIR a atterri à la maison. On passe donc de l'état "mordu de FS" à complètement schtarbé du ciboulot. J'ai branché en USB le truc qui ne cesse de me regarder, je l'ai posé sur la tablette au dessus de l'écran, j'ai enfilé la casquette, mis le casque (IVAO oblige), j'ai décollé de Grand-Case (TFFG) et me voilà vers Juliana (TNCM). Alors, j'appuie sur la touche enregistrement et ça donne ça.





Je suis preneur de tous les bons conseils pour configurer la chose. Parce que la vidéo ci-dessus est le résultat... d'aucun réglage. Ca doit bien s'optimiser ce truc ?
Fallait pas l'inviter ;-)

3.2.07

CAVOK ! Il n'en fallait pas autant !

Ce samedi matin, j'ai rendez-vous aux Alcyons avec Guillem. Nous nous sommes rencontrés il y a plusieurs années virtuellement. Lui, était élève PPL à Tahiti. Moi, je découvrais IVAO grâce à la division polynésienne. Nous nous sommes croisés l'année dernière à Vesoul, pour cette mémorable journée.

CAVOK !

Ce sera un vol de pilotaillon puisque deux PPL sont à bord. Nous nous concertons et tombons d'accord pour titiller du transpondeur, enchainer les contacts radio, se reporter sur des points VFR planqués dans la forêt... le tout en iiiingliche. Forcément, c'est mon obsession en ce moment.

En arrivant sur Pontoise

Le temps de prendre l'ATIS et de contacter le contrôleur de Pontoise et nous nous rendons compte qu'il y a du monde sur la fréquence. Il va falloir s'imposer. C'est ce que nous recherchions.

Attente à Poissy avant de rentrer dans la classe D de Pontoise

La fréquence est chargée. Ce sera la 05 et je dois me présenter tout d'abord sur SIERRA, puis pour une "right hand base leg runway zero five". Alors que nous arrivons, une voix féminine se fait entendre sur la fréquence. Il semblerait qu'une pilote se sente perdue : "Je ne sais pas trop où je suis". Le contrôleur, l'identifie grâce au Gonio et lui donne le QDM 120. La pilote collationne. Puis, quelques secondes plus tard, elle rappelle et demande "où elle doit afficher ce 1-2-0". Pas de moquerie. Je n'en menais pas large lors de ma première nav solo et suis content de ne pas avoir été confronté à cela. Sous le stress, je suis bien incapable de savoir comment j'aurais réagi.

Gros écart dans la conduite du train classique DR221
au toucher sur la 05 de Pontoise

- "Fox-Romeo-Tango, turning final 05".
- "Fox-Romeo-Tango, hum... number one... report short final, Cessna on runway"

Le Cessna dégage à droite.

- "Fox-Romeo-Tango, clear to land runway 05 contact approach one-one-eight-decimal-eight"
- "Clear for touch and go, confirm I contact approach on 118.8 ?"
- "Fox-Romeo-Tango, clear for touch and go on departure contact 118.8"

Oulalala... la clairance en courte... le tout en anglais...

Il y a un peu de vent. De l'est. La tour annonce des rafales à 20 kts. Je suis en train classique. La vitesse est bonne, le plan et l'axe aussi. La réchauffe est poussée en courte. Je touche, rentre un cran de volet... qui ne tient pas... je force... je re-essaie. Pendant ce temps, l'avion est au sol. Le vent un peu de travers. Du pied, le manche... je m'en sors mal. Heureusement, la piste est large. Ma tablette sur les genoux me gène... je ralenti... slalom... et me remet au centre de la piste... sur la ligne... doucement, puis ré-applique la puissance... gardant la ligne de vol. 100 km/h, du pied, je tire le manche et vais chercher 115 km/h en gardant la bille au centre.

- "Bon, ba on va aller sur l'approche alors"

On switch sur 118.8.

- "Pontoise, Fox-Romeo-Tango, Good Day, on crosswind"
- "Fox-Romeo-Tango, contact Pontoise Tower on one-two-one-decimal-two"

Ah bon. Nous revoilà reparti vers l'approche. Au bout du vent traversier, alors que nous passons tout en continuant à monter vers 1800 ft (sur clairance), une info. trafic nous passe un Beech 36 au décollage en piste 30. Nous passons le seuil 12 alors que le Beech nous passe dessous en montée. Superbe image qui rappelle quelques belles photos vues sur Airliner.

Jolie figure : base main droite 05 et sortie vers SIERRA





Verticale le VOR RBT

Gourance de QFU en arrivant vent arrière
07 à Toussus
Pourquoi suis-je parti en 25 ?

On continue en anglais avec Toussus. Un peu de monde. Mais j'arrive à caser mon message. Après quelques échanges où je commence anglais et où le contrôleur fini en français, je demande "On peut faire un exercice en phraséo anglais ?" et tout le reste sera en anglais.

Je passe SIERRA et file vers Saclay. Je me suis mis dans le schéma d'aller en 25 alors que c'est la 07 en service. Rien ne m'alerte, même pas le trafic en vent arrière qui m'est annoncée par le contrôleur. Et arrivant à la fin du vent arrière 25, le contrôleur me rappelle à l'ordre.

- "Fox-Romeo-Tango, runway 07 in use, you are on downwind runway 25 !"

Oulala... Je réagis au quart de tour. Je ne switch pas en français, malgré le réflexe qui me pousserait à la facilité

- "My mistake, sir... turning left to join right downwind runway 07, Fox-Romeo-Tango"

Ouf, c'est sans conséquence. Merci au contrôleur. Je suis au moins satisfait d'être resté en anglais. Ok, j'aurais préféré ne pas me tromper dans min intégration.

Après le touch raté en 05 à Pontoise et la confusion sur le vent arrière, je dois me re-concentrer pour ne pas rater mon second touché. Et c'est reparti. Ce sera la 07 droite, alors qu'un hélicoptère se présente plate forme 25. Ca fuse dans tous les sens... et c'est bon ! Il fait CAVOK, on s'entraine, on s'amuse en DR221.


28.1.07

Direct SIERRA

Bon d'accord, j'ai eut un peu de mal à trouver Sierra. Mais je jouais avec le TO/FROM dans le F-BOZU. Ca marche comme excuse ? Bon... Je jouais, je jouais, c'est une expression parce que je n'en menais pas large dans mon DR221. J'avais décidé de le faire en full ingliche. Il me prend des idées des fois.

La trace reportée sur la carte 1:250000 région parisienne

En fait tout a commencé au premier contact avec St-Cyr. J'avais commencé par un enthousiaste "Good day". Malheureusement, j'ai dû marcher sur les pieds de quelqu'un sur la fréquence et le contrôleur ne m'a pas entendu. Ce sont généralement ces occasions ratées qui freinent mon enthousiasme. Et à la seconde tentative, on passe plutôt un "St-Cyr, Fox-Zulu-Uniform... Bonjour !". Un peu résigné.

Mais pas cette fois-ci. Je passe un "St-Cyr, Fox-Zoulou-Youuuniform... Good Afternouuuuneuuu !". Et le monsieur à l'autre bout me répond en anglais. Et c'est parti. Dans l'histoire, personne ne semble vraiment à l'aise. Je roule tranquillement vers le point d'arrêt triiii-zéro-right. J'ai prévu d'aller faire un touché à Toussus pour voir à quoi ressemble le terrain... de jour ;-) C'est une Private Joke, car je suis en plein apprentissage du VFR de nuit).

Le départ se passe comme je l'imaginais. Le ciel est un peu rempli d'avions. C'est dimanche, alors les "trafics informations " fusent dans tous les sens. Et c'est tant mieux, cela me donne des messages un peu "hors de l'ordinaire" ("clear to take-off", "taxi holding point"...) qui me forcent à être attentif. Déjà, que je dois piloter l'avion, vous imaginez alors la charge de la CPU à bord.

En arrivant sur RBT, j'aurais pu en rester là pour l'anglais. La dernière fois que j'ai voulu venir sur Toussus, c'était surchargé. Il faisait CAVOK, du peuple en Sierra et la base, encore plus sur RBT et encore plus entre RBT sur Sierra... sans parler de ceux qui partaient vers l'ouest. Je n'avais jamais réussi à me faire entendre du contrôleur et j'avais rebroussé chemin.

En partant, je me suis dit que si c'était "surchargé" alors je ferais du français. On verra le rythme du contrôleur. On s'adaptera. Après tout, c'est juste pour s'amuser, non ? Je prend l'ATIS et me surprend à avoir tout compris sur la version anglaise. Bon exercice.

- "Toussus, Fox-Zulu-Uniform, good afternoon !"
- "Fox-Zulu-Uniform, Toussus, good afternoon"

Bon, on ne peut plus reculer ? Je m'offre une porte de sortie.

- "Toussus, Fox-Bravo-Papa-Zulu-Oscar, pour un exercice en anglais... approaching Romeo-Bravo-Tango, for a touch and go with information India"
- "Fox-Zulu-Uniform, squawk four-two-five-one, report Sierra"

Le squawk ! Le crayon, la tablette sur le genoux, l'avion à 210 km/h, le virage sur RBT pour Sierra... descendre vers 1300 ft, je note, je collationne... du calme.

Et tout le reste continu en anglais. Ca file un peu. Je slalom entre RBT et Sierra en "jouant" avec le VOR. En arrivant à Saclay, madame le contrôleur, me donne une info. trafic d'un Cessna en vent arrière. Je collationne "Trafic Cessna on downwind in sight". On continu. Je passe derrière le Cessna. Du monde est arrivé sur la fréquence. Difficile d'en caser une. Mes collationnements sont obligatoirement brefs et rapides. Un défi intéressant. Je suis en situation un peu chargée et c'est justement cela que je cherchais.

RBT, Sierra et Toussus...


Voilà la base 25. Je descend doucement. L'avion est prêt. La réchauffe est tirée, le badin dans l'arc blanc, un cran de volet, la pompe sur ON. Ca tchat beaucoup sur la fréquence. Plus beaucoup de place pour en placer une. J'arrive vers mon dernier virage. J'aurais dû rappeler en base. Pas la place. Pas eut le temps. Le PAPI a trois rouge... correction !!! Je remet un peu de gaz, remonte un chouya pour faire sourire le PAPI (deux rouges, deux blanches). Et puis soudain, madame le contrôleur est remplacée par une voix masculine qui va beaucoup... beaucoup plus vite. J'entends alors (reprenez votre souffle et lisez la phrase suivante très rapidement) :

- "Fox-Zulu-Uniform, clear for touch and go runway two-five right, wind 260 degrees 8 knots with a Cessna on initial climb on runway two-five left, report west outbound for leaving frequency"

Sur le coup, je vous confirme que je n'ai pas tout compris. Seul un truc me chiffonne, j'entame mon dernier virage et j'ai compris que j'étais autorisé au touché, mais sur quelle piste ? Voilà, le plus important. Je n'hésite pas.

- "Confirm two-five R-I-G-H-T for Zulu-Uniform ?"
- "I confirm two-five right"

Voilà. Il me reste à faire mon touché sur le 25 droite. La piste est en dur et je suis en train classique. On se concentre. Heureusement, le vent est presque dans l'axe. Ca va le faire. Du calme. Le PAPI m'aide pour le plan, l'axe, la vitesse... le plan, l'axe, la vitesse... le plan, l'axe, la vitesse... le plan, l'axe, la vitesse... Le pied à droite, puis le manche à gauche... doucement... l'avertisseur hurle dans mes oreilles, ça touche doucement... plein gaz ! Je repousse la réchauffe, la mise en ligne de vol, je rentre un cran de volet et je ne pédale pas... Le DR221 reste dans l'axe, accélère... les 100 km/h arrivent, je tire sur le manche... Le Robin monte... Nous voilà reparti vers l'ouest. Quelques instants plus tard, la voix féminine revient. Je rappelle en sortie ouest :

- "Fox-Zulu-Uniform, in the west to leave frequency"
- "Fox-Zulu-Uniform, leave frequency approved"
- "Thank you for ATC, so long, Fox-Zulu-Uniform"

Et la voix masculine reprend le micro.

- "Fox-Zulu-Uniform, squawk seven-thousand"
- "Squawk seven-thousand, Fox-Zulu-Uniform"

One circuit, one go-around and one full stop landing


Me revoilà sur St-Cyr. Mon jardin d'enfant. Un peu de monde et je continu en anglais. L'information Kilo collationnée, je rentre encore par le secteur ouest. Un "Robiiiinson R-Two-Two from north sector to west sector"... Je ne vois rien. La vizi n'est pas tip-top. La brume arrive. Il fait presque sombre. Je cherche le R-22. Toujours pas d'hélico en vue. J'arrive au bout du circuit dérogatoire et risque de me le prendre de face. J'ai commencé à descendre vers 1100ft et soudain le R22 apparait très loin. J'accélère ma descente et je le croise.

- "Fox-Zulu-Uniform, abeam west to cross the axes"
- "Fox-Zulu-Uniform, report downwind with a Katana on initial climb"

Rien. Pas l'ombre d'un Katana en vue. Je ne vois rien. On continue.

- "Fox-Zulu-Uniform, do you have the Katana in sight ?"
- "Negative, Fox-Zulu-Uniform"

Je ne dois pas avoir le MTL. Ca m'inquiète. Pas envie de faire des rencontres.

- "Confirm position of the Katana for the Zulu-Uniform"
- "Still on initial climb"

Puis le voilà. Au raz du sol, il vient de monter.

- "Have the Katana in sight".

Ouf. Je file sur mon vent arrière. Plus tard, je force un peu la remise de gaz. Je m'explique. Je suis en finale. Un DR400 me précède.

- "Fox-Zulu-Uniform, report on short final"

Euh... c'est toujours dans ces moments qu'on a du mal à savoir où est la courte finale de la finale. Surtout en 30 à St-Cyr où la finale est minuscule.

Je n'épilogue pas. Pas le temps et je saute sur l'occasion.

- "Going around for Zulu-Uniform"
- "Fox-Zulu-Uniform, report downwind"

Voilà. Mon premier Go-around. Super. La suite maintenant, c'est quoi ?

21.1.07

Atterrissages à St-Barth

La scène pour FS2004 de FranceVFR m'inspire. J'ai capturé quelques atterrissages sur la 10 de St-Barth en Cessna 152 (souvenir de N66704), Cessna Caravan et Twin Otter. A déguster en montant le volume sonore.








14.1.07

Juliet, Hotel, Juliet, India et enfin Juliet

Il faut rentrer le soleil se couche
pendant que d'autres jouent un peu plus haut

Cinq ATIS. Sur un vol d'à peine moins d'une heure, j'aurais pris 5 fois l'ATIS. En partant de St-Cyr, en arrivant sur Pontoise, en transitant par St-Cyr, en arrivant sur Toussus et en revenant à St-Cyr.

J'ai pris KU pour un maintien en condition. J'ai décidé d'aller me frotter au terrain juste au dessus et juste en dessous de St-Cyr. Rien d'exceptionnel. Une promenade. Il fait beau. On va entretenir sa capacité à s'intégrer et avoir un peu de charge.
Toujours la précision du GPS reportée sur GoogleEarth


La coupe Altitude/Vitesse de la promenade


Départ tranquille et classique. Je prends mon temps. Je savoure. J'ai tout mon temps. Il fait beau et j'ai réservé le DR400 jusqu'à la nuit. J'ai 2h30 de carburant et prévois 1 heure de vol, pas plus. Coooooool.

La vue globale de la promenade


Cela fait plusieurs jours qu'il fait moche. Du vent, des nuages. Le soir, ça se dégage, mais c'est l'un des premiers "plein beau" dimanche. Et forcément, cela donne beaucoup d'idées aux pilotaillons du coin. Donc, il y a du monde. J'ai du mal à caser mon message sur Pontoise. Cela aurait dû m'inciter à me méfier pour Toussus. M'enfin.

Equipé d'un code transpondeur, je n'ai toujours pas de clairance pour pénétrer la classe D. Avant de passer la colline et comme je ne peux passer de message cause surcharge, je cercle un coup... et forcément le virage débuté, le contrôleur me rappelle. Je m'applique à faire un joli cercle. Ce ne sera pas le dernier (où sont les sacs ?).

Un tour en attendant la clairance de pénétration dans la classe D de Pontoise


La même chose sur la SIA 1:250000
Avec la fin du rectangle... bien rectangle.


Touché en 23 sur Pontoise sans histoire. En vent arrière, le contrôleur m'appelle pour me demander de prolonger car le véhicule d'inspection de piste va ramasser un oiseau mort au croisement de la 23/30. Pas de problème. Je déboule lentement avec le DR400-120. Je m'applique, je prend mon temps et l'inspection ne me retardera même pas. J'ai tout de même 3 trafics à surveiller. Il y a du monde. Je suis un coup numéro 1, puis numéro 2 avec un Cessna in ingliche en courte, et le numéro 3 en base opposé. Bon. Ca ne fait que commencer.

Vent arrière, base et touché en 23 à Pontoise


- "Autorisé au touché piste 23, les vents calmes, virage à gauche, direct Sierra 1500 ft 1032".

Chouette clairance. Je prend mon souffle et collationne en une fois sans reprendre ma respiration, d'autant que je suis en final, concentré (mode pilotaillon).

Ensuite, je me détends. Je file vers Sierra. Il fait calme. Puis, quelques informations trafics plus tard, j'ai le soleil dans le yeux et ne voit rien. Je vois un PA-28 dans le tour de piste des Mureaux... bien près. Suis-je si près ? Je fais attention et retrouve mon autoroute A13 pour transiter sur St-Cyr. Reprise d'ATIS (sait-on jamais). C'est le même.

Le soleil dans les yeux ne facilite pas l' anti-abordage


- "St-Cyr, Fox-Tango-Kilo-Uniform, rebonjour !"
- "Fox-Tango-Kilo-Uniform, bonjour"
- "St-Cyr, Fox-Bravo-Papa-Tango-Kilo-Uniform, un DR400... pfff..."

... un blanc sur la fréquence. Je viens de voir passer un Piper juste en dessous, là sur ma gauche. Totalement en sens opposé, 500 ft plus bas... pfffff

- "... euh, pardon...on a croisé un trafic... en provenance de Pontoise avec Juliet à 1 min de l'entrée nord pour transiter".

Le ciel parisien est truffé d'avion en cette fin d'après-midi.

Je transite tranquiiiiiillle. C'est un peu mon jardin. Encore des trafics "route opposée". Cette fois-ci un R22... et non, je m'inquiète pour rien "On peut avoir la position de l'autre trafic sur le secteur ouest, pour le Tango-Kilo-Uniform" alors que "Plus de trafic, vous les avez tous croisée"... "Au temps pour moi, Kilo-U".

Je tente RBT. L'ATIS pour India, mais la tour de Toussus est... surchargée. Impossible d'en caser une. J'arrive vers RBT. Et j'entends des trafics dans tous les sens. 3 trafics de Sierra vers la base 25, 3 autres qui tournent avec moi que je chasse du regard et plusieurs autres en sortie ouest. Sans parler de ceux qui roulent, ceux qui s'alignent et ceux qui décollent. Je tenterais sept fois de caser un "Toussus, du Kilo-Uniform bonjour !". Rien ne passe. Le contrôleur n'arrête pas une seconde et on s'entasse entre Sierra et la base. Tout le monde se marche sur les pieds. Puis je réalise que beaucoup d'avions veulent rentrer sur leur base. Moi, je suis là en touriste pour faire toucher. Alors pourquoi rentre encore plus compliquée la situation. Après plusieurs tours dans un sens, puis dans l'autre car j'essaie de n'emplafonner personne et beaucoup tournent aussi avec moi aux alentours de RBT, je décide de rentrer. Déçu de ne pas avoir été touché en 25... de jour.

Des ronds à l'ouest de RBT


Posé en 30 gauche, je dégage rapidement et vois de visu la signature du message de l'ATIS "modification du taxiway SUD face à la tour" avec une jolie collection de plots jaunes. Au moins, je me mets dans la tête que les jaune ce sont les taxiways, les blancs la piste. Et toc. Ca m'évitera de m'aligner sur un taxiway, comme lors de ce vol : http://20-100-video.blogspot.com/2006/10/on-avait-un-gros-doute-on-allait-vous.html
Stock de plots jaunes disponible pour la réduction
du taxiway sud face à la tour

13.1.07

La trafic AI de la scène de FranceVFR : Juliana et St-Barth

Je me suis surpris à regarder au dehors, comme ça sans raison. Bizarrement je n'étais pas connecté sur IVAO. Le trafic AI de Flight Simulator était donc actif. Et je me suis surpris à regarder les Cessna d'Air Caraïbes et les Twin Otter de WinAir se déplacer, s'aligner et décoller. J'ai enclenché la caméra, trouvé une musique puis copier/coller le tout pour en faire une petite vidéo. La voici.


La scène pour FS9 couvrant St-Martin (TNCM et TFFG) et l'île de St-Barth est une scène payante disponible sur le site de FranceVFR : www.francevfr.com.
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