13.7.09

Souvenirs de trace GPS avec GoogleEarth

Aujourd’hui, j’ai enfin eut le courage de décharger les traces GPS du Garmin 296 que nous avions embarqué dans le Cessna N4975F. En les regardant avec Navigation, puis avec GoogleEarth, immanquablement des souvenirs ressurgissent. Les voici.

Départ vers San Francisco ?

Le 1er roulage depuis le parking de San Diego Montgomery Field, les valises à bord pour rejoindre les uns derrière les autres la zone des essais moteur (Runup aera) de la 28 droite :

1er roulage
L’image satellite de GoogleEarth montre
(presque) notre Cessna sur la Runup aera.

Mais pourquoi sont-ils partis dans ce sens là ? C’était vers la mer qu’il fallait partir ! Forcément, on ne le voit pas sur l’image de GoogleEarth où il fait toujours beau. Nous sommes partis dans le sens opposé de la route pour pouvoir passer au dessus de la fine couche. Vive le June Gloom :

Depart de San Diego right Downwind departure
“Right Downwind departure behind the Duchess”

Nous sommes toujours le 1er jour du départ (j’ai omis les traces GPS des vols d’entraînement). La nuit tombe et nous sommes en train de discuter sur 123.45 et avec le monsieur de Norcal car notre destination Oakland et notre 1er déroutement prévu (Concord) ne sont pas accessibles. Pas VFR. Grrrr. Alors, nous nous déroutons au début de la baie de San Francisco à Santa Clara. 1er vol et énorme émotion à bord.

Arrivée à Santa Clara
L’arrivée à la nuit tombée à Santa Clara

Vers le nord

Après le superbe atterrissage de Georges à Eugene (prononcer You-jean) à voir dans l’épisode 1 des vidéos de ce post, l’arrivée à Seattle Boeing Field restera un moment fort. Pour commencer, j’avais une grosse appréhension des espaces de Seattle. L’année dernière sur Far West’08, j’avais été pris de court, apeuré par la classe Bravo et confus avec tous ces terrains et la ville (voir ce message de Far West’08). Cette année, nous sommes presque arrivés en patrouille après le survol de Portland et la descente vers Boeing Field s’est déroulée comme un charme. A tel point, que prenant la 31R (the “short” runway comme insista le contrôleur), j’eut droit à un atterrissage en patrouille avec un LearJet. Ca doit être le métier qui rentre !

Seattle
Arrivée sur Seattle Boeing Field.
La ville devant, le Mont Rainier dans le dos

L’arrivée à Victoria restera aussi comme un très bon souvenir. Non pas à cause de la dizaine de kilomètres à pied que Marc-Olivier nous a infligée pour déjeuner (sans parler de la traversée de la 2 voies), mais parce que d’une part on passe la frontière (et toute l’organisation administrative qui va avec… eAPIS vous vous souvenez !?) et que d’autre part on change radicalement de décor. La montagne est là, toute proche, la mer et des multitudes d’iles remplissent le pare-brise.

Victoria
Traversée de la frontière et superbe arrivée dans la capitale de la Colombie Britannique (Victoria). Le tout, piloté par Patrick.

Colombie Britannique

Victoria-Tofino

Traversée de l’ile de Vancouver de Victoria à Tofino
Un avant-goût de petit vol montagne

Le guide du routard indique que Tofino est situé à 3 h de route de la bourgade la plus proche (Nanaimo… Nanaimo radio ?). L’avantage d’arriver en avion est qu’on a pas ces détails en tête. On regarde la carte et on tire un trait. Y-a un terrain au bout ? Alors let’s go !

tofino La superbe arrivée à Tofino (à voir sur l’épisode 1)
Au bout de la "Trans Canada"

vers penticton
Survol des vallées enneigées
en Colombie Britannique (j’aime bien le nom ;-)

Arrivée sur Penticton
Encore une très belle arrivée à Penticton entre le Lac Okanagan et le lac Skaha

Après le petit terrain désert de Penticton (on a même pas trouvé le pétrolier et on s’est servi nous même), rendez-vous avec l’un des terrain “international” de Far West : Vancouver International. On dit bonjour et on se laisse guider par les charmants contrôleurs. Rien de plus simple. J’imagine que tant qu’on fait ce qu’ils disent et qu’on le fait rapidement sans sourciller, dans ce coin on peut se poser partout.

finale à vancouver
Finale sur l’aéroport international de Vancouver

Après un départ presque IFR de Vancouver, nous n’avons comme d’habitude pas résisté à faire le tour de Stanley Park. Puis pour changer un peu (comme si on était habitué), nous redescendons le fleuve Fraser à 1200 pieds pour passer sous les départ de l’aéroport international. Jolie promenade, qui restera aussi dans les annales !

vancouver downtown tour
Le tour d’Harbour Tower avant de repartir vers Portland

Et déjà il faut redescendre

La redescente vers le sud nous fait retrouver des paysages plus arrides. Avant d’arrivée à Reno, nous sommes conquis par le survol de Crater Lake. L’année passée, nous n’avions pu en profiter du fait des feux de forêt. Cette année, Crater Lake a laissé toutes ses couleurs bleues resplendir.

crater lake
Passage sur le bord de Crater Lake

reno
Reno : c’est beaucoup moins vert qu’au Canada !
Descente !!! On quitte 10000 pieds et notre on-top pour 4500 pieds

La Lake Tahoe se mérite. C’est peut-être le regret de Far West’09. N’avoir pu aller à South Lake Tahoe. Le vol qui nous fait quitter Reno en direction de Mojave pour Vegas, nous permettra tout de même de profiter, d’en haut, de la beauté du site.

Lake Tahoe
On escalade la montagne pour survoler le Lac Tahoe

Nous voilà prêts pour une traversée du désert du Nevada. Nous ferons tout de même un petit détour, autorisé par Joshua approach à la verticale de la base d’Edwards et ses immeeeeeeenses pistes et sa bien connue rosace.

Edwards

Après Portland, dans la série “gros” aéroports, notre tableau de chasse se remplit également avec le (maintenant) traditionnel Las Vegas Mc Carran. Encore une fois cette année, nous nous sommes vus vectorer pour la 19R en arrivant cette fois-ci par l’est nous interdisant la verticale du strip, mais nous faisant faire une base main gauche “abeam the stratosphere”. Pas mal non plus ;-)

Las Vegas
“Turn base abeam the stratosphere” qu’il a dit le contrôleur

Avant de nous rendre vers Page et le Grand-Canyon et vu le prix de l’AVGAS au FBO Atlantic, nous faisons un pit stop à Henderson. 30 minutes de vol et de la phraséo US comme on l’aime (voir le début de l’épisode 4 en cliquant ici).

Vegas-Henderson
Pit stop à Henderson Executive
au départ de Vegas Mc Carran (POGO Henderson ?)

Patrick reprend les commandes pour la 1ère ballade spéciale Sightseeing : le Grand Canyon. 2h00 de spectacle incroyable.

GrandCanyon

Trajectoires similaires

C’est au dessus du Zion Canyon qu’il nous est arrivé l’envie de voler en patrouille. Au début les traces GPS sont séparées (vertes et bleues), puis elles se chevauchent. On a fini le vol ensemble. Immense souvenir.

zion-patrouille
Deux traces GPS l’une sur l’autre

Cal-Blake-Patrouille
La bleue, la verte ? La bleue se pose,
je refais un tour et me pose derrière

Patrick a encore l’honneur du deuxième vol dans un décor de rêve. Quoiqu’en réfléchissant bien, tout Far West se déroule dans un décor de rêve. Après le Grand-Canyon, c’est Monument Valley qui s’offre à nous.

Monument-Valley
C’est nettement plus beau en vrai ;-)

Puis, c’est une longue ligne droite un peu ennuyante (voir ce récit) pour un atterrissage incroyable sur le porte-avion Sedona entre les montagnes.

sedona

Et il faut bien rentrer à la “maison”. Mine de rien, à l’échelle d’un continent, ça fait des grandes nav, non ?

retour

Dernier jour, dernier vol

Le dernier jour n'aurait pu être consacré qu’à faire “la paille” (tous les papiers). Mais non, nous nous sommes encore donnés quelques défis de pilotaillon. La Mini-route pour LA International (racontée ici) et la 16R de Van Nuys (racontée ici).

verticale-LA
Ça fait pas haut 2500 pieds, verticale d’un si gros terrain

16R
Ma “One Six Right” ;-)

Le vol entre Van Nuys et Corona n’a - sur le papier - rien d’exceptionnel. Bon, il faut tout de même faire un peu le tour de la classe Bravo de Los Angeles. Ça se prépare. Ah bon ? La confiance est là et on sait maintenant comment naviguer d’entre toutes ces zones. L’arrivée à Corona n’a rien de spécial. Si ce n’est “DE NE PAS DESCENDRE DU COTE ACTIF !” (private joke). Non, le plus sympa a été de passer au sud d’une colline… Bon, OK et alors ? Et bien sur cette colline après le départ de Van Nuys et au sud de Burbank, se trouve le célèbre “Hollywood Sign”. Cela aurait été bête de ne pas le voir ? Ah pardon pour l’autre Cessna qui est passé au nord ;-)

Hollywood Sign
Hollywood Sign

Et puis enfin, il y eut la patrouille avec le 75F sur les plages de San Diego, dans la Bravo de Lindbergh entre 500 et 800 pieds. Voilà un excellent moyen de finir Far West’09 (à voir sur l’épisode 8 en cliquant ici).

san diego patrouille

12.7.09

Les 8 vidéos de Far West’09

Voici donc (enfin) les liens vers le montage vidéo de tous les rushs enregistrés pendant Far West’09. Il m’a fallu un peu de temps pour tenter de garder le meilleur de 56 Go de fichiers vidéo. Il y a donc 8 épisodes.

Bien sûr, si vous n’aimez pas l’aviation, ni la technique s’y rapportant, il vaudrait mieux que vous passiez votre chemin. Cela risque d’être ennuyeux. Par contre, si vous voulez voir dans quelle condition notre voyage aéro s’est déroulé, alors tendez l’oreille car j’ai enregistré toutes les conversations entre les avions et les  contrôleurs. Et puisque nous ne sommes pas bilingues, j’ai sous-titré la plupart des conversations. Ouf.

Pour les spécialistes en camescope : les images proviennent de mon Sanyo HD1000 ventousé sur la verrière du Cessna ou porté à la main (désolé pour les images tremblotantes). La prise de son est réelle, branchée directement sur l'interco. de l'avion avec donc les communications réelles dans l'avion et avec les contrôleurs. Les détails de l’installation sont décrits dans ce message sur mon blog.

Episode 1 : de San Diego (Californie) à Tofino (Canada) en passant par Seattle Boeing Field

Le départ avec son “Right downwind departure”, la verticale de Los Angeles (via la Special Flight Rules à 4500 ft), l’arrivée à la nuit tombée à Santa Clara après notre déroutement (toute l’histoire est à lire ici), l’atterrissage à Eugene  par Georges, la verticale de Portland international (on y reviendra), un toucher de Patrick à Seattle Boeing Field, puis déjà le Canada avec Victoria pour dédouaner et la très belle finale à Tofino en fin d’après-midi.

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5856
A voir également sur Vimeo : http://vimeo.com/5458082

 

Episode 2 : de Tofino (Canada) à Reno (Californie) en passant par Portland (KPDX)

Petit contact avec la montagne et le Canada. Après le départ de Tofino, nous sommes remontés vers le nord est et Penticton (Colombie Britannique), changement de commandant de bord et posé sur l’aéroport international de Vancouver. Puis le classique (tout est relatif) survol de Stanley Park et le centre ville de Vancouver, tranquille en Cessna et en contact avec Harbour Tower. La re-descente vers le sud via le Fraser Bridge à 1200 ft en passant sous les approches/arrivées de Vancouver International, puis Seattle que nous laissons sur notre gauche et l’arrivée à Portland sur le 28 gauche pour retrouver notre FBO favori (Flightcraft). Et on continu à redescendre encore une fois On-Top, au dessus des nuages, vers Reno juste avant le Lac Tahoe sans avoir oublié de saluer Crater Lake.

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5851

Episode 3 : de Reno (Californie) à Las Vegas Mc Carran International (Nevada) en passant par Edwards AFB

Où l’on prépare les navigations dans une suite d’hôtel et où on redescend vers la Californie en slalomant entre les nuages, les vallées et les montagnes pour finalement rater son atterrissage sur la 12 de Mojave (ouf, il y a aussi des pistes mieux orientés, vive les terrains américains). Puis Florent prend les commandes du 75F, survole la base militaire de l’Air Force (Edwards) et se croit entre St-Cyr et Dreux, au dessus de la nationale 12. Quelques minutes plus tard, il comprendra qu’il y a quelque chose de changé lorsqu’il reçoit des vector pour se retrouver en vent arrière main gauche, le long du strip de Las Vegas, pour la piste 19 droite de KLAS (Las Vegas McCarran).

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5855

 

Episode 4 : départ de Las Vegas, puis le Grand Canyon et l'arrivée à Page (Arizona)

Avant de partir vers le Grand Canyon, nous faisons un saut de puce (30 minutes bloc-bloc) entre Las Vegas Mc Carran et Las Vegas Henderson Executive. Un vol ultra court, mais aussi ultra rapide à la radio. Profitez donc des sous-titrages. Ensuite, nous n’avons pas su où regarde tellement c’était spectaculaire, au dessus du Grand Canyon, Marble Canyon (où un équipage se posera) puis la toujours-aussi-superbe-finale à Page avec le Lac Powell en arrière plan (récit à lire en cliquant ici).

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5850

 

Episode 5 : Zion Canyon, Bryce Canyon, Lake Powell, Monument Valley et Sedona

Enchainement de Canyons : Zion puis Bryce. Nous n’avons pas résisté au 1er vol en patrouille (voir les photos en cliquant ici). Le coin doit s’y prêter, car déjà lors de Far West’08, nous nous étions rapprochés du Duchess. Après le plein d’essence à Cal Black Memorial, le long du Lac Powell, Patrick a pris les commandes du N4975F pour se promener dans Monument Valley. Moments magiques. Le vol s’est terminé par la superbe approche à Sedona entre les montagnes rouges pour retrouver le “porte-avion”.

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5853

 

Episode 6 : "Bienvenue à bord" pour ce retour vers San Diego

Voici quelques moments volés à bord du Cessna juste avant d’atterrir à Laughlin Bullhead pour un dernier refueling avant de rejoindre dans une météo crapoteuse typique cette année de la Californie du Sud, San Diego, notre point de départ. Etonnement, on s’ennuie un peu à voler tout droit. Pas de nuages, pas de montagnes, pas de radio saturée, pas de vent et en plus il fait jour ! Heureusement, nous revolerons pour des vols mémorables le lendemain, veille du départ vers Paris.

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5854

 

Episode 7 : Mini route à 2500 ft vertical LAX et la 16R de Van Nuys

Pourquoi repasser au dessus de Los Angeles via la Special Flight Rules ? Pourquoi passer si haut ? Allons tenter la Mini-Route à 2500 ft (récit à lire par ici) en contact avec Los Angeles Tower pour une clairance dans la Bravo et la verticale ! Ensuite, réalisons un petit rêve : se poser sur la One-Six-Right de Van Nuys. Deux petits défis de pilotaillon en une petite après-midi. Le récit du vol vers Van Nuys est à lire par ici. Frissons garantis pour les amateurs de petits avions.

A voir sur Tubewatcher : http://www.tubewatcher.tv/5848

 

Dernier épisode 8 : Vol en patrouille à San Dieg, le dernier atterrissage et roulage, snif…

Vol mémorable pour cette dernière journée. Demain, nous serons dans l’avion qui nous ramènera vers Paris. Les N4975F et le N487SP se promènent entre 500 ft et 800 ft, sur les plages de San Diego, sous la Bravo de Lindbergh international. Il ne manquait plus qu’un  couché de soleil. Ah si, le soleil se couchait pour parachever ce souvenir exceptionnel.

A voir sur TubeWatcher : http://www.tubewatcher.tv/5834
A voir sur Vimeo : http://vimeo.com/5588077

10.7.09

POGO en toute humilité

Même si ce vol a été court (1h00, bloc-bloc), ce fut une véritable découverte sur plusieurs points, car j'ai été totalement largué.

SANY0002

Le vrai plaisir de revenir comme à ses premières heures de vol au début du PPL :

  • L'IFR à la main (c’est à dire sans l’aide d’un pilote automatique) est sportif surtout lorsqu'on fait des procédures un tant soit peu chargées (POGO ?)... même sur une machine lente (Cessna 172). Vive les pinnules et les repères d'altitude. En ne regardant pas dehors, j'ai aussi sur-piloté. Des coups de volant dans tous les sens. A suivre le vario. qui est très visible sur le G1000. Vous auriez vu ces trajectoires ! Une horreur ! Et comment copier les clairances sans pilote auto ? Sans prendre des notes ? Les mémoriser ? Ah oui, mais non... Je n'ai pas assez de RAM à court terme disponible ;-)

PON1N

  • Partir de Toussus pour un POGO Pontoise, enquiller l'ILS 05, remettre les gaz aux minima (approche sans regarder dehors), puis repartir illico presto pour un POGO Toussus (mais complètement vectoré) et l'ILS 25 de Toussus, c'est très consommateur de CPU pour le pilotaillon VFR que je suis. On en ressort épuisé, dépassé et tout plein de questions. On a qu’une envie : refaire le vol dans Flight Simulator.

TSU1N

  • Rajoutez à tout cela mon premier vol en G1000, même si j'ai déjà eut l’occasion de faire de l'Avidyne (avec notamment ce vol en Cirrus, prétexte à BFR). Il me semble que l'écran du G1000 est plus dense. Il y a des boutons partout à la différence de l'Avidyne qui me semble plus ergonomique (du haut de ma très petite expérience).
  • Rajouter aussi une pincée de phraséo en anglais avec Orly Radar, Orly departure, Charles-de-Gaulle… Ben voyons, pourquoi faire simple alors qu’on peut faire compliqué ?
  • Faire de l'IFR dans les espaces de Paris, c'est passionnant et impressionnant pour les yeux... euh… si on regarde dehors. Dans mon cas, je n'ai rien vue. Le regard tout le temps sur les PFD/MFD (surtout le PFD), je n'ai pas profité de la vue sur la Tour Eiffel, de la tour Montparnasse, du passage sur la Défense, le vol au raz du périphérique et de la P23. Ce n'est que revenu au sol en regardant les rushs que j'ai vu passer Orly dans le cadre et Villacoublay. Ah, on est passé par là ?


On a donc une équation simple : IFR à Paris + Procédures serrées + Phraséo anglaise + C172 G1000 = pilotaillon largué !

C'est là aussi qu'on voit toute la différence entre être assis tranquillement devant son PC, Flight Simulator, les cartes bien à plat et se retrouver dans un avion.. un vrai qui avance, qui bouge, qui fait du bruit et un mauvais réglage des volumes interco/Com1/Com2. Même sous IVAO, je n'ai pas eut ce niveau de stress et de charge de travail. Voilà encore une bonne raison de voler en vrai. Ah ? On n'avait pas besoin de raison supplémentaire ?

Mais au final et je répète et répète : ce fut absolument génial d'être remis en question de la sorte. Regardez la vidéo (cliquez ici) de ma promenade en DR400 à Dreux au départ de St-Cyr, où j'ai dû avoir la CPU à 50% ;-) Voilà la vraie différence. Et voilà un vrai plaisir.

Je n'imagine pas faire ce même vol en mono-pilote et sans pilote automatique. Là au moins, j'ai été complètement largué. Regardez à 6min50sec où je reçois cette clairance de la contrôleuse d'Orly Radar :

-"N800EC, bonjour, intercept 072 radial of Toussus, maintain 4000 ft QNH 1019, radar vectoring ILS runway 25R at Toussus"

Et j'ai collationné avec quatre "euh..." mémorables ponctués d'un "negatif" et d'un "correction" ! Voilà une bonne leçon et l'illustration de ma CPU occupée à plus de 150%. Ça donne ça. La contrôleuse d'Orly en rigole encore.

Voilà donc des objectifs intéressants et des défis à se poser très enthousiasmants. Quand est-ce qu’on y retourne ?

5.7.09

Reprise en main

Voici le petit montage vidéo du vol VFR en DR400 partagé avec Georges. Juste pour se remettre des vols aux zuesses. En outre, ce n’est vraiment pas facile de s'en remettre.

L'occasion aussi de tester une position de caméra "REC & Forget" pas vraiment concluante. On voit bien la nuque de Georges, hein ?

Au moins, je ne m'en suis pas occupé (de la caméra, hein, pas de Georges) et on a fait St-Cyr-Dreux-St-Cyr en 1h en changeant de commandant de bord sans s'arrêter (vive le pilotage à droite).

Bon, ce n'est que pour les afficionados des vols VFR qui voudraient écouter un peu de vraie phraséo. Les autres passez votre chemin.

28.6.09

Mur d'images des 8 vidéos de Far West'09

Voici les 8 vidéos de Far West'09 présentées sous la forme d'un mur d'images. Je publierais bientôt les 8 vidéos une par une. Cliquez sur une des vignettes pour lancer le visionnage.



Les images proviennent de mon camescope (Sanyo HD1000) "ventousé" sur la verrière du Cessna ou porté à la main (désolé pour les images tremblotantes). La prise de son est réelle, branchée directement sur l'interco. de l'avion avec donc les communications réelles dans l'avion et avec les contrôleurs (voir ce message pour plus d'information).

J'ai sous-titré la plupart des communications entre mon avion et le contrôleur. Ça permet de s'entrainer à la phraséo. US.

12.6.09

Is it possible to have the "One Six Right" ?

Nous arrivons sur le VOR de Santa Monica. La météo ressemble de plus en plus à une météo de l'ouest parisien un dimanche d'hiver. Le plafond descend, la visibilité diminue. Moi qui rêvait d'aller à Van Nuys comme sur la vidéo "One Six Right : The Romance of flying", je pense que je vais être déçu.

One-Six-Right

Nous passons le VOR après les frissons de la Mini Route. La navigation est ultra simple. On tourne à droite, on assure la sécurité avec les obstacles et nous voilà à Van Nuys.

 

Devant, Georges avec le 75F a de l'avance. J'ai "perdu" du temps sur lui au décollage, à Montgomery Field, il y a maintenant 45 minutes. Et je ne l'entend plus sur la fréquence.

pas_booo

La tour, très occupée, de Santa Monica me lance un "Frequency change approved". Je quitte en disant au revoir, puis affiche l'ATIS de Van Nuys. L'information Uniform... la piste 16R et 16L. Ouf. La météo prise avant de partir nous laissait croire à l'utilisation des pistes 16. Ouf. C'est confirmé. Drôle d'obsession ;-)

- "Van Nuys tower, good afternoon, November-Four-Niner-Eight-Seven-Sierra-Papa, six miles from the south, with information Uniform, for touch and go"

- "Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, Van Nuys Tower, left trafic runway One-Six-Left"

- "Left trafic... One-Six-Left... Is it possible to have the one-six-right if possible, November-Four-Eight-Seven-Sierra-Papa ?"

Ohhh, le gros lourd...

- "0-2-5-5 ident"

En réponse à ma requête de faire un toucher sur la piste One-Six-Right, je reçois un code transpondeur. C'est bon signe.

Je me crois plus à l'est que je ne suis réellement et me demande comment intégrer le circuit main gauche pour la 16R. Passer au dessus ? Bizarre. Je jette un oeil au GPS, car dehors c'est très très très gris. On se croirait en Bretagne.

- "Sierra-Papa, continue inbound"

Le contrôleur me dit de continuer à me diriger vers le terrain que je ne vois toujours pas. Nous sommes à l'ouest de Los Angeles et il fait gris. Il y a un peu.. beaucoup d'aéroports dans tous les sens dans le coin : Van Nuys, Burbank et Whitman se touchent presque. Je zoom sur le GPS et me rend compte que j'arrive direct en vent arrière. Je me croyais autre part. Grrrr. Le contrôleur m'indique un trafic en finale pour la 16R et un autre vers le nord... quelque part. Ça va trop vite à la radio.

J'arrive dans le vent arrière main gauche. Check : réchauffe sans objet (le Sierra-Papa est un 172 à injection), pompe sans objet, réservoir sur both, phare allumé... on vole depuis 30 minutes avec les phares vue la météo dehors. Je ralentis, le badin passe les 110 kts, puis file vers l'arc blanc, je sors "volet 10". Inutile de se presser. Je descend en réduisant vers l'altitude du tour de piste. Ça se calme à la radio. Nous sommes en semaine sur le terrain que le DVD One-Six-Right annonce comme le terrain d'aviation générale le plus fréquenté au monde.

van_nuysDans mes 10h, à moins d'un nautique je découvre alors un hélicoptère Ecureuil de la police qui fait des cercles. "Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, we have the chopper in sight"... "Sierra-Papa, roooger, the helicopter is below your level".

"Il ne fait pas bôôôôô" alors que je règle la pinnule du conservateur de cap sur le 160 pour matérialiser mon vent arrière et l'axe de la piste.

- "Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, keep the pattern north of the freeway, runway one-six-left, cleared for the option, after the option make left closed trafic"

Zut... le français n'est pas content...

- "Cleared for the option one-six-left, is it not possible to have a one-six-right clairance ?"

Je fais "mon gros lourd", mais j'aimerais tellement faire la 16R. Grand silence à la radio. Ce serait dommage d'avoir fait tant de chemin pour une 16 gauche. Je regretterais de ne pas avoir insisté. J'ai hésité, mais cela semble "passer". Merci.

- "Seven-Sierra-Papa, continue on the left I'll advise you for the right"

Il me rappellera encore une poignée de secondes plus tard pour me demander mes intentions après le toucher... Je lui répond qu'on continuera par l'ouest... et bien sûr, je me trompe. Tout Far West'09 aura été rempli de ces confusions entre l'est et l'ouest et le traumatisme des cartes américaines dont le nord n'est pas exactement en haut, en tout cas, pas comme sur nos cartes françaises.

"Seven-Sierra-Papa, cleared for the one-six-right, trafic one half mile final, caution jet wake turbulence, wind calm, runway one-six-right, cleared for the option"

Et voilà. Tant d'effort pour enfin se voir accorder une clairance pour la piste 16R. Tout cela était totalement futile donc totalement indispensable ;-)

La machine est toujours prête. Je guette la finale à la recherche de ce Jet qui doit percer dans les nuages. Le plafond est vraiment bas.

Le contrôleur ne me laisse pas tranquille. Voilà qu'il me rappelle pour savoir comment le petit français souhaite partir vers l'est, en contactant Burbank tower ou bien via la classe Bravo de Los Angeles ? Il fallait vraiment avoir préparé, mais Marc-Olivier nous avait répété et répété que dans le coin la classe Charlie de Burbank était régulièrement violée. Je lui indique que je souhaite repartir par Burbank en les contactant.

Je découvre alors le Jet privé en finale. Je top-chrono et cherche ses points de toucher à la recherche de la turbulence. "Il touche les bandes de béton claires " m'indique Bertrand de l'arrière. J'allonge alors le vent arrière toujours dans la crasse. 1 minute... je vire en base en ayant overshooté... dernier virage... stabilisé... volet 20... dernière check en finale 16R à Van Nuys.

dernier_virage

"One-Five-Zero at five" vient de passer le contrôleur... les derniers vents... certainement pour un hélico qui décolle devant moi. Puis le contrôleur enchaine en passant une clairance d'atterrissage à un autre avion (où ?) sur la 16R. Magie du contrôle aux États-Unis.

One-Six-Right

-En courte finale, Florent aperçoit le 75 Foxtrot sur la run-up aera.

- "Ils se sont arrêtés.. eux"

- "Ah bon ? Et bien alors, on va s'arrêter alors"

- "Is it possible to change our intention, it's for full stop landing, Cessna Four-Eight-Seven-Sierra-Papa"

... alors que je passe les immenses marques 16R posées sur la piste... frissons...

- "Seven-Sierra-Papa, runway one-six-right cleared for the option"

10 mètres...

- "Thank you"

Merci beaucoup monsieur le contrôleur... et... tooouuuuuch down... je dégage sur le speed taxiway qui s'offre à moi.

- " Seven-Sierra-Papa, contact ground point seven"

Diagram-Van_Nuys

J'ai dégagé la piste 16R à Van Nuys via Hotel et je me retrouve posé avec mon Cessna... là... juste en face de la tour de ce terrain mythique. Trop mythique ? Idolâtré ? Oui, certainement. Mais c'est cette tour que j'ai regardé des dizaines de fois sur le DVD de Brian Terwilliger.

tower-Van_Nuys

Je suis comme un enfant qui vient d'ouvrir son cadeau de Noël. Ce cadeau tant désiré et tant rêvé. Comme un enfant qui avait feuilleté des dizaines de catalogues de jouets, un gamin qui s'était fixé sur ce cadeau là, en avait rêvé, avait découpé des images pour faire des collages. Maintenant, le paquet cadeau est ouvert et j'ai l'impression d'avoir fait un grand pas. J'ai loué un Cessna à San Diego et j'ai navigué tout seul comme un grand au dessus de Los Angeles pour venir réaliser un simple rêve de gamin.

P6126356 

Je me suis posé sur la piste One-Six-Right à Van Nuys.

"Mini Route"

Le Sierra-Papa tient bien son altitude. Nous sommes à 2500 pieds au dessus de l'océan pacifique en longeant la côte californienne. Dans environ 10 minutes, nous envisageons de survoler le terrain international de Los Angeles. Frissons garantis. Ce n'est qu'un des moments forts de ce vol inoubliable.

P1080472

Nous arrivons sur le port de Los Angeles. Je me rapproche du Queen Mary pour que Joël assis à droite puisse faire de belles photos. La route obligatoire que j'ai demandé pour la verticale de LAX m'impose de rester à 2500 pieds sauf clairance contraire en suivant la radiale 128 du VOR de Santa Monica. Mon NAV2 est prêt et je suis déjà à 2500 pieds.

Nous découvrons un dirigeable plus bas sur notre droite.

P1080476

J'ai un peu de temps. Alors j'anticipe. La machine est stable et prête. Moyens de navigation réglés. Après le Flight Following, assuré par les différentes fréquences de SOCAL, je vais devoir contacter la tour de Hawthorne, puis enchainer avec la tour de Los Angeles. Les fréquences sont pré-affichées.

P1080478

5 minutes de la verticale. Je n'ai toujours pas de clairance pour la classe Bravo de la Mini Route (nom officiel de ce transit à la verticale sur LAX). Puis soudain, dans le flot continu des messages sur la fréquence de SOCAL, j'entends : "Cessna Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, contact Hawthorne Tower "

- "Hawthorne tower, thank you, November Four-Eight-Seven-Sierra-Papa"

La fréquence était pré affichée en standby depuis des lustres. Je n'ai qu'à appuyer sur un bouton.

- "Hawthorne tower, good afternoon, this is Cessna Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, on the Mini Route, Two-Thousand-Five-Hundred feet"

- "Cessna November Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, good afternoon, stay out of the Bravo airspace until cleared"

On continue, mais sans rentrer dans la classe Bravo qui nous est interdite. Ce qui signifie qu'à 30 secondes de la verticale, si nous n'avons pas de clairance, il faudra orbiter (faire des ronds dans le ciel) en attendant cette fameuse autorisation. Je comprend alors que ce ne sera certainement pas la tour de Hawthorne qui me la donnera et que tout va se passer à-la-dernière-seconde. Les frissons commencent à pointer le bout de leur nez.

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On voit maintenant l'aéroport international. Le temps est vraiment crapoteux. Mais à 2500 pieds, nous sommes bas. Très bas pour passer au dessus d'un tel machin. Des avions de lignes décollent, d'autres atterrissent. Il y a en dans tous les sens. Ca roulent, ca rotate, ça monte dans le ciel... Et je pointe le nez de mon Cessna là-dedans.

A 2 minutes de la verticale, alors que je check avec Florent sur le GNS530W de bord où je me situe exactement par rapport à la Bravo, Hawthorne me rappelle et me demande de contacter la tour de Los Angeles : "Cessna Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, contact L-A tower one-one-niner-point-eight"

C'est ce moment particulier que je redoute. Je crains une fréquence très chargée ou bien une clairance incompréhensible et mon angoisse du "Say again". Krévindiou qu'est-ce-que je fais là ? Moment de solitude, seul assis à l'avant gauche.

Flight Planning at SkyVector.com

J'appuie sur le bouton qui me fait passer avec la tour de Los Angeles. Frissons. J'écoute quelques secondes pour voir comment placer mon message. Ça va. Ce n'est pas la guerre. Un échange se termine. Un "gros" truc doit atterrir peut-être. Pas le temps de comprendre. Je laisse finir, puis :

- "L-A tower, good afternoon, , two-thousant-five-hundred on the Mini Route"

- "November Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, Los Angeles Tower, good afternoon, altimeter two-niner-niner-five, ident"

- "Two-niner-niner-five, ident November Four-Eight-Seven-Sierra-Papa"

Toujours pas de clairance et l'avion avance. Le contrôleur de la tour de Los Angeles m'a donné "l'altimeter setting" qui me permet de bien régler mon altimètre (autant passer à la bonne hauteur) et m'a demandé d'appuyer sur un bouton d'un de mes équipements de bord (le transpondeur) qui va lui permettre de me voir clignoter sur son écran radar ("ident" pour "identification").

- "Cessna, November Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, radar contact, five miles south of Los Angeles airport, cleared thru the bravo airspace on the Mini Route northbound at two-thousand-five-hundred, report overhead"

-"Cleared for the Mini Route at two-thousand-five-hundred northbound, will report overhead November Four-Eight-Seven-Sierra-Papa, very thank you"

Frissons... Je bafouille... Je viens d'avoir l'autorisation de passer au dessus du terrain et doit rappeler lorsque je serais verticale.

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Emporté par le paysage et le fait qu'il s'agit d'un moment unique (pour moi) j'en oublie les basiques et dévie un peu de la radiale assignée. Le contrôleur me rappelle justement à l'ordre et je me remet sur mon trait. Oups.

Les appareils photos crépitent. Nous en profitons tous. Ce n'est pas tous les jours qu'on passe verticale Los Angeles International. Quelques minutes devant moi, maintenant, second défis du vol : Van Nuys et la One-Six-Right.

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