7.2.06

Nous débutons notre descente

Il est 15h00. Je suis dans une salle de conférence avec 200 personnes qui viennent de toute l'Europe. Je dois être dans la banlieue d'Amsterdam. Au nord ? Au sud ? Je sais pas trop, j'ai dormi dans le taxi qui m'amenait de l'aéroport. Tout ce dont je me rappelle, ce sont les 50 euros de course. Urgh.



Une jolie blonde explique un truc. Elle parle devant des diapos PowerPoint. Elle vient de Californie. Certainement. Je me suis levé à 04h45 du matin, alors forcément, le californien s'est dur... très dur surtout lorsqu'à l'autre bout la personne parle d'un truc... de quel truc d'ailleur ? Je lève les yeux... soupire et replonge sur l'écran de mon portable. J'écoute d'une oreille et prend des notes de l'autre (oreille ?). Bien, mais tout ça c'est pas très aéro.

Tout ça, c'est juste pour dire que ma journée n'est pas si pourrie que ça. Elle est largement sauvée par un superbe atterrissage dans le cockpit d'un Airbus A318...

... tout neuf d'Air France en 18R d'Amsterdam Schipol, avec 18 noeuds de vent de travers. Ensuite on a bien roulé une quinzaine de minute. La 18R est tout de même à l'autre bout de Charlie-Whisky-18. Je ne vous raconte pas la percée de la couche, le dernier virage pour intercepter l'ILS et la rampe d'approche tout illuminée dans la brume. Le tout avec le débit de la tour de Schipol qui déroule rapidement. Lors de l'approche il y avait des avions dans tous les sens (c'est une image). Cap au nord, nous sommes passés au dessus d'un KLM qui devait prendre une autre piste semble-t-il, puis un grand virage pour attraper l'ILS. A 7h00 du matin, j'ai du mal à visualiser l'approche. En plus, les cockpits d'avion de ligne ont plein de loupiottes et de trucs pour détourner le regard, alors...

Et puis CDG -> AMS en A318, c'est plus rapide qu'un vol local en DR221 au départ de St-Cyr ! A peine arrivé en haut qu'il faut redescendre. Lorsque je suis arrivé dans le cockpit, je me suis fait tout petit, transparent. Ca "briefait", ça "préparait l'arrivée", ça n'arrêtait pas sur l'approche. Toute "l'excitation" fantastique que j'adore dans un cockpit. Le temps de m'installer rapidement sur le JumpSeat et j'étais aux premières loges. Un bonheur.



Mais le plus drôle restera tout de même la phrase dite par la chef de cabine, lorsqu'elle est venue me chercher, en s'adressant à mon voisin au fauteuil 15D : "Pardon monsieur, nous avons amorcé notre descente et votre voisin est pilote et il doit être dans le cockpit pour l'atterrissage. Pourriez-vous le laisser passer ?".


3 commentaires:

Thibaud a dit…

Bravo Vincent !
Qui a dit que le CockPi(s)ton ne marchait pas ?!

Ely a dit…

courage et patience
il t en faudra si tu veux aller plus loin (certifs/CPL/IR...)
mais c est la passion qui tire

bon vols

Vincent B. a dit…

>il t en faudra si tu veux aller plus loin (certifs/CPL/IR...)
Oulala, ça risque pas...

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