21.9.20

MSFS 2020 en plus d'être un simulateur de vol est un superbe générateur de capture d'écran !

 



Des débats stériles trainent ici et là pour savoir si le dernier Microsoft Flight Simulator est un simulateur ou un jeu. Comme la cible visée par Asobo/Microsoft est très large (lire ici), j'aurais tendance à dire que c'est un jeu qui attirera de nouveaux utilisateurs vers un simulateur qui a beaucoup de défaut et de bug.




Mais là n'est pas le but de ce billet. Microsoft Flight Simulator (MSFS) illustre aussi un des usages des précédents épisodes : les captures d'écran. Au tout début, certains râlaient parce qu'il n'y avait pas d'outils intégré dans MSFS pour faire ces screen shots comme tous les Flight Simulator précédents le permettaient. Bien sûr avec Windows 10 on s'en sort très bien : les combinaisons de touches Windows+Impr écran (les images sont alors dans son dossier Images/Captures d'écran) ou Windows + G (si on a activé le mode Gaming) ou bien encore ShadowPlay du nVidia GeForce Experience ou enfin la dizaine d'utilitaires qu'on trouve sur Internet, le plan B est vite trouvé.



Les lumières, les éclairages, les effets de reflets... sont exceptionnels et sont propices à déclencher l'appareil photo. Parfois, au bon moment comme ci-dessus avec la foudre qui éclaire le sol détrempé.






Par contre, dans MSFS il y a des outils de base qui permet de faire de splendide capture ! Tout d'abord le mode Drone. Il permet de se déplacer où bon vous semble sur votre scène. L'idéal est d'avoir une manette de jeu (par exemple un Xbox Controler) car on déplace le drone avec le mini-joystick de gauche et on cadre avec celui de droite. On peut ainsi se promener dans une scène et trouver des angles de vue incroyables. Il faut néanmoins faire attention sur les prises de vue aériennes, car en mode Drone tous les commandes de l'avion son inhibées. Vive les avions bien trimés et l'auto-pilote. Je vous partage mes raccourcis préférés sur la manette XBox que j'utilise tout le temps : 

  • Jouer avec la profondeur de champs : B + Y (pour avoir un effet de flou au premier et à l'arrière)
  • Régler le Zoom : Y + RT/LT (car le niveau de zoom par défaut est trop large)




D'autres raccourcis et combinaisons sont disponible à cette adresse.

Aucune des captures d'écran de ce post n'a été retouché. C'est directement sortie du simulateur de vol ! Il n'y a plus qu'à être créatif.














6.9.20

Que vaut le Kit AVEE pour le Bose 700 et le boitier BlueLink Bluetooth ?


Depuis plusieurs mois, mon casque principal d'aviation est mon Bose QC35 et son kit micro Avee. Il a remplacé mon LightSpeed Zulu et mon LightSpeed Tango. Ma femme s'étant approprié le LightSpeed Sierra. Si vous ne connaissez pas les kit micro Avee, rendez-vous sur ce message où je partageais mon expérience. A l'été 2019, Bose a remplacé son QC35 par un nouveau modèle le Bose 700. Je n'ai pas craqué, car je suis très satisfait de mon Bose QC35 (modèle 1). Mais quand Avee (www.getavee.com) m'a proposé de tester son kit micro pour le Bose 700, je n'ai pas résisté longtemps. Geek un jour. Geek toujours.

Préambule : merci à Avee de m'avoir encore fait confiance en me fournissant un boitier BlueLink et un Bose 700 pour test. Cet article n'a aucunement été validé par Avee et reflète mes propres impressions.


Ma première impression après le premier vol a été... décevante. En un mot : bof. Je ne trouve pas facilement le bon positionnement des oreillettes sur ma tête. La réduction de bruit active (ANR ou Active Noise Reduction) semble en deçà du QC35. Et sur ce premier vol, avec 3 boutons sur le casque j'arrive à le... dérégler. 

Par contre, rien à redire du côté du kit micro Avee. Et même si la perche semble toujours aussi fragile avec son petit micro à son extrémité, elle semble résister au temps, en tout cas celle sur mon QC35.  La qualité de ce micro me bluffe toujours autant. J'ai donc commis une erreur sur ce 1er vol : je n'allume pas le casque (donc ANR=OFF). On ne se moque pas , cela m'était aussi arrivé lors du 1er vol avec le QC35. Je m'en rends plus vite compte qu'avec le 1er test du QC35. Puis, pendant la croisière, tripatouillant le Bose 700, j'appuie par inadvertance sur le réglage de l'ANR (bouton sur l'oreillette gauche du Bose) qui fait passer de 100% d'ANR, à 50% puis 30%. Et enfin, une dernière pression coupe l'ANR. Ca fait bizarre. C'est désagréable. Surtout dans un Robin DR400 bruyant. Moralité : ne tripotez par les boutons du Bose 700 en vol surtout si vous ne savez pas ce que vous faites. Assurez-vous de savoir quel bouton fait quoi sur votre casque. Au sol. Avant de vous mettre en l'air. Ce n'est pas avant de pénétrer une classe Delta qu'il faut désactiver la réduction du bruit car l'isolation passive est tout juste suffisante. Le vrai problème est qu'on s'habitue à l'ANR et que le retour vers le passif est impossible (pour moi).


Sur la seconde branche de ce 1er vol test, lorsque je règle enfin le volume mais surtout que je re-active l'ANR à 100% et enfin que je positionne les oreillettes du 700 correctement sur mes oreilles, je retrouve le plaisir de l'ANR de mon QC35. C'est léger sur les oreilles. Il est plaisant d'avoir son casque audio aussi comme casque aéro.

Le bon positionnement du casque sur sa tête, les oreillette bien placée reste toujours primordial, mais en écoute de salon. Il faut régler la hauteur des oreillettes finement. Ca se joue à quelques millimètres/centimètres.


Concernant le stockage et le transport, on m'avait dit de me méfier de la taille du Bose 700 et du fait qu'il n'était pas pliable. C'est sûr, il ne recroqueville pas comme le QC25 ou 35. On rentre les oreillettes à plat et c'est tout. Une fois plié, il ne prend pas plus de place que le QC35. Avec la sacoche Avee, dans laquelle je peux mettre aussi le boitier BlueLink (voir ci-dessous), je trouve même l'encombrement moindre que mon QC35 ! Un peu plus large, mais surtout la sacoche de transport est plus plate. Un bon point, car l'avantage de la solution du kit Micro Avee sur un casque audio grand public est vraiment d'éviter d'avoir un casque aéro et en plus un casque ANR à trimballer. Là, on gagne encore en confort de transport. Sur la balance, le 700 est donné à 250 grammes, le QC35 à 240 grammes.

La touche VIP d'AVEE avec la sérigraphie de votre nom et votre numéro de téléphone sur la pochette de transport ;)

Finalement, comme pour le kit micro Avee sur le Bose QC35, le but n'est pas de vous convaincre qu'un casque Bose 700 "c'est bien" ou qu'un casque Bose 700 transformé en aéro, "c'est bien". Pour écouter de la musique ou passer des appels (au sol) certains aiment le son Bose et apprécient la qualité du micro intégré qui n'est pas utilisable en avion bien sûr, d'où le kit Avee. D'autres n'aiment pas les casques audio Bose. Trop de basse dit-on. Trop artificiel. C'est très personnel. Ce sont vos oreilles. Quand au confort, là aussi c'est dépendant de votre morphologie.

Par contre, avec ce casque ANR + le prix du kit micro Avee, vous avez immédiatement un casque ANR aviation. Et si comme moi, vous en avez marre de trimbaler trop de trucs dans votre sac aéro et que comme moi vous trimbalez tout le temps un casque audio, alors cette solution peut vous convenir.

Comme d'habitude, il restera à voir tout cela sur la durée. Pour l'instant, je n'ai pu faire que 3 ou 4 vols dont le plus long a duré 2h30 avec plus de 30 degrées sous la verrière d'un DR400. Mais en terme de confort de transport et d'autonomie, on devrait déjà avoir gagné sur le QC35. 


AVEE BlueLink : le bluetooth retrouvé

Qu'est-ce-que c'est ? C'est un petit boitier qui s'interface entre votre connection à l'avion et votre casque et son kit Avee. Tous ceux qui ont un kit Avee ont remarqué que dès qu'on branchait le kit micro, le casque Bose (QC ou 700) désactivait automatiquement son bluetooth. Le kit BlueLink permet donc de connecter un périphérique Bluetooth à son casque. Par exemple, pour écouter de la musique ou téléphoner (une clairance IFR au sol) ou bien encore pour entendre les annonces que Skydemon ou Foreflight savent maintenant diffuser ("Entering runway 31 Left, 1800 meters available") via votre tablette. Attention, cela n'est vraiment pas pour tout le monde et pour tous les usages. Connecter quelque chose en Bluetooth dans son casque aéro en vol est évidement une source de distraction. Donc, si toutes vos ressources intellectuelles sont déjà à la limite, inutile de vous divertir ! La sécurité du vol avant tout, bien sûr. Mais en passager, en copilote, sur les longues branches ou vous êtes bien devant votre avion, écouter de la musique  peut être confortable et relaxant... pour assurer à l'arrivée ;) Là encore c'est une question de goût et surtout de bon sens. Si la radio vous surcharge, vous n'allez pas vous mettre une seconde fréquence en monitoring ? Vous n'allez pas mettre de musique en plus ?

Il est aussi pratique de pouvoir passer un coup de fil au point d'arrêt, recevoir une clairance IFR (je ne me sans pas concerné ;) ), prévenir de son arrivée (par un passager) par téléphone avec la réception GSM qui est de plus en plus efficace en altitude. Je me rappelle avoir fait un appel vidéo à 8000 ft au milieu du désert en Californie. Mais c'est une autre histoire.


Avant de tester tout cela en vol, je pense il y a deux choses importantes à connaitre. Tout d'abord, même s'il n'y a plus de batterie dans le BlueLink, le casque continu de fonctionner normalement : le câble (spécifique au BlueLink) fonctionne en passthrough. Ensuite, lorsqu'on se met à écouter autre chose que la radio de bord, il est bon de savoir comment désactiver rapidement tout cela. On ne sait jamais. Une double pression ou un appui de plus de 0.5 s sur la touche Power du boitier passe le système en Silent Cockpit. Regardez la vidéo ci-après et plus particulièrement à 00:33 :


Les touches du boitier de commande permettent de choisir sa source et aussi de régler le volume de chacune des sources Bluetooth. Par exemple, on peut mettre le volume des alertes de son iPad sur haut et la musique de son téléphone plus faible.


Pour mon premier vol avec le BlueLink, j'ai fait quelque chose de simple : juste connecter mon téléphone pour écouter de la musique. Je voulais déjà tester comment le boîtier gérait la priorité Bluetooth vs radio de bord. Je voulais expérimenter comment il baissait automatiquement le son des entrées Bluetooth pour laisser le pilote entendre distinctement la radio qui est bien sûr primordial. Evidemment. 

Jetez un œil sur la vidéo ci-dessus.

Après ce premier vol, je trouve que le système s'en sort plutôt très bien. Et même mieux que le système radio XmWeather dans un G1000 où le son est coupé franchement, presque trop abruptement, même sur les communications interco. (entre pilote, co-pilote et passager). Par contre, je me souviens plus de l'effet sur les LightSpeed. Là, avec le BlueLink, même avec une fréquence chargée qui blablate, on a pas cette impression de hachure trop pénible.


Et l'autonomie ? Après un vol d'1h30 et alors que le BlueLink au départ était à 30% d'autonomie. Il est arrivé à destination avec... 30% d'autonomie. Il ne semble pas consommer beaucoup d'énergie si on ne tripote pas sans arrêt l'écran.

C'est donc une bonne première expérience. Même si je ne le répéterait jamais assez : connecter une source audio à votre casque aéro n'est pas anodin et c'est évidement une source de distraction si vous ne l'a maîtrisez pas. C'est "un peu" comme être capable de monitorer deux fréquences actives. Certains pilotes sont tout de suite débordés et confus, d'autres arrivent à gérer ces deux flux d'information.




5.9.20

Microsoft Flight Simulator 2020 comparé à la réalité : Le Touquet LFAT (4/4)

Après St-Cyr, Pontoise, Oceano, revenons en France avec une comparaison entre le réel et Microsoft Flight Simulator 2020 au Touquet (LFAT). Et ce n'est toujours pas ça. C'est beaucoup mieux, on va dans le bon sens, le saut technologie est réel, c'est une plateforme en devenir, les éditeurs tiers (gratuits et payants) vont s'y donner à coeur joie lorsque le SDK sera fini... mais il y a des détails qui détruisent l'immersion comme la manche à air dans la rivière. Mr Black.AI, elle est où "l'intelligence" dans "Artificial Intelligence" ?


Pour ceux que cela intéressent, la configuration de mon PC est détaillée ici.


29.8.20

Microsoft Flight Simulator 2020 comparé à la réalité : Oceano (3/4)

 


Continuons ces comparaisons entre la réalité et Microsoft Flight Simulator en dehors des gros aéroports reproduits à la main par Asobo, Microsoft, Orbx ou d'autres éditeurs de talent. Après St-Cyr, Pontoise, traversons l'Atlantique et rendez-vous sur la côte Pacifique entre Los Angeles et San Francisco à Oceano.

Une autre comparaison ? Allez, voilà Le Touquet.


24.8.20

Microsoft Flight Simulator 2020 comparé à la réalité : Pontoise (2/4)

Deuxième essai de comparaison entre le réel et le virtuel. Cette fois-ci, après Saint-Cyr (à voir ici), voici la piste 30 à Pontoise. Toujours dans le même DR400. Vu depuis la version de base de Microsoft Flight Simulator et depuis une GoPro.

La correspondance est encore plus difficile à faire que sur la vidéo de Saint-Cyr de la vidéo précédente. Le marquage de piste ne correspond pas, on voit la superposition des pistes sécantes, la tour du terrain est générique tout comme le reste du terrain. Mais surtout : vous avez vu le château d'eau sur le genre dernier virage ? Il n'est pas à la bonne place et il n'y a pas d'objet correspondant. Un bâtiment rond est à sa place. En VFR, comme on vole généralement bas, les châteaux d'eau sont souvent bien visibles et se détachent bien sur le paysage. Espérons qu'ils vont apparaître dans une mise à jour à moins que ce ne soit FranceVFR qui s'y mette avec son produit "Obstacles et repères VFR". Mais il faudra passer par la case carte bleue.

Une autre comparaison ? Allez, voilà Oceano sur la côte Californienne.

Pour ceux que cela intéressent, la configuration de mon PC est détaillée ici.

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