25.7.03

La chasse aux points blancs (épisode 12)

J'ai effectué ce vol juste avant mes vacances d'été. C'était... c'était... il y a bien lontemps. Ces vacances furent l'occasion de remettre des points dans la boîte à « capital point » et faire, enfin, des trucs « waf » (Woman Acceptance Factor) compatibles. A cette époque je partais serein en vacances. J'avais préparé un "petit truc avion" mais ne m'imaginais pas que cela prendrais de telle ampleur. Assez blablaté. On retourne à St-Cyr pour continuer sa progression de PPL.

Bon, avant de partir vers le soleil, il fallait absolument que je me fasse un petit vol (juste un créneau, juste un) à St-Cyr. C’est comme ça. C’est une drogue. Patrick (DSM-APM sur IVAO) a pris le créneau précédent. 1 heure avant de partir du boulot, je reçois un SMS de Patrick : « urgent révise atterrissage train tricycle plein travers et check DR400 ». Aie. Kesako ? Train tricycle ? Le truc avec la roue devant ? Mes DR-221 (Zulu-Papa ou Romeo-Tango), eux, ont la roulette à l’arrière. Crévindiou ! DR400 ? L’avion ? didiouuuu… zêtes sûr ?

Arrivé au terrain, la vizi n’est pas géniale. En arrivant, je me suis pris une averse. Bloups. Mon vol semble compromis. Patrick a chopé un gros grain et a dû quelque peu écourter ses tours de pistes. Comme d’habitude, deux grandes bananes (oreille droite – oreille gauche) m’accueillent à l’aéroclub. Le deux DR-221 sont indisponibles, alors on prend le DR400 120 chevaux. Le temps se lève.

Briefing : aujourd’hui on va utiliser la carte ! Ca s'appelle de la "Lecture de Carte". Le jeu consiste à rechercher et bien sûr survoler les points blancs ou jaunes d’une carte OACI (1 :500000) :

Un extrait de LA carte. Le jeu consiste à trouver les points jaune, les blancs...
... et accessoirement les survoler.


Comme vous pouvez le voir (ou le deviner) sur la carte ci-dessus, les points blancs sont des… euh… ce sont… comment dire... des vil… ils sont comme…. Bon. Ce sont à peine des villages. Limite des hameaux. Vous n’y trouverez pas de FNAC, pas de VIRGIN, pas de boulangerie. Une boite aux lettres ? A peine une place de village. Un croisement à la limite. Peut-être une borne kilométrique. Ca n’a pas de nom. C’est déjà à peine visible sur une carte, alors au sol....pffff Et le jeu consiste à les survoler ! Pas d’aide à la navigation. La carte. Les yeux (et vue mon scan, pour vous, les yeux y piquent). Ah oui. Un dernier truc. Avant de les survoler, faut les trouver.

Alors… les cibles du jour (cherchez les sur la carte ci-dessus) :
- A l’ouest de St-Rémy-L’Honore, presque au pied du poteau de la ligne à haute tension. Oui y-a un point blanc. Cherchez bien.
- Richebourg plus à l'ouest. Plus facile c’est pas un point blanc, c’est un point jaune.
On continue ? Vous suivez ?
- Le point blanc au nord-est d’Anet (faut remonter un peu).
Pas facile, hein ? Alors imaginez en vol, à 1500 pieds, avec la pluie aux commandes d’un DR-400… que je n'ai jamais piloté avant.
- Encore un point jaune : Longnes (nan, pas lognes, trop facile). Le truc EN PLEIN sur la pliure de la carte. Là vous avez de la chance avec le scan. Mais moi, en plus j'avais la carte de l'instructeur. Celle qui est usée.
…et puis pour finir, pour le plaisir Maule. Facile, c’est généralement sur le chemin du retour. Je le dis, là assis devant mon clavier… Mais je n’en menais pas large dans le cockpit.

Si vous avez mal au yeux, que c’est vraiment écrit trop petit, que mon scan est pourri, que vous trouvez ce jeux c**, alors vous pouvez aller au bas de ce récit (c’est la soluce). J’suis trop gentil.

Didiou... les boutons sont pas au même endroit !
Et puis concernant la météo, ça ne semblait pas idéal.
Mais bizarrement ce fut TRES calme et TRES agréable. J'en veux encore !


Allez, soyons honnête. Sur les 5 points, j’en ai peut-être trouvé 2. A peine. Les 2 plus simples. Trouvés sans trop d’hésitation (?) Les autres, je les ai confondus, anticipés… pas vraiment à leur place… pas exactement… Allez. Faudra bosser. Utiliser ce qui est repérable. Regarder loin. Repérer les papa-maman pylones et trouver les bébé pylones portant des bébés lignes à haute tension (private joke avec Xavier...)

Je ferais mieux de regarder la carte au lieu de chercher des trucs dehors ;-)


Et la photo du concours habituel (mettre la roue sur la ligne) avec le DR400-120
Pas trop mal !! nan ? Quel bonheur à faire rouler ces trains tricycles...


20.7.03

J'étais le sac de sable (épisode 11,5)

Au cas où vous auriez besoin d’arguments ou de raisons supplémentaires pour faire le pas du vol réseau vers le « vol pour de vrai », je vous fait partager mon (simple) plaisir de dimanche dernier.

Je n’étais qu’un simple passager pendant le cours de Patrick M. Pour plein de raisons, je n’avais pas réservé de créneau. Mais étant gravement atteinds, j’étais quand même venu à St-Cyr parce qu’un « week-end sans navion, ce n’est pas possible ». Alors on prend la voiture et on file au terrain. Et gentiment, Xavier et Patrick m’ont accepté pour faire le sac de sable pendant les tours de piste de Patrick. Concours de banane et bonheur assuré. Je vous laisse juger.


Bon, tu as bien réfléchi… on l’emmène le Vincent… t’es sûr ?
Tu en mesures toutes les conséquences ?



T’es sûr, hein ? Tu veux le garder à bord ?
Tu sais que tout ce que l’on fera se retrouvera sur son Blog ?
Tu te rends comptes ?


T’es sûr, hein ? Tu veux le garder à bord ?
Y-vont m’attacher avec ça ? Ce truc ? Ca tiens quelque chose ?
Mais, il a quel âge ce navion ?



- « Voilà, je ferme, il pourra pas s’échapper… »
- " Si tu crois que j’ai envie de descendre ! "


Embouteillage au parking. Nous collons de près le superbe Piper J3


Notez bien le regard de Xavier. L’instructeur veille au grain. Rien ne lui échappe.


Gros plan sur la planche de bord d’un Robin DR-221.


Concours de banane (oreille droite – oreille gauche). 1er candidat : l’instructeur.


Lorsque le maître parle et explique quelque chose, le silence se fait dans la cabine. Maximum respect.


Le Patrick toujours très appliqué, le regard du pilote qui va poser sa machine.


Concours de banane. Deuxième candidat : l'élève pilote (patrick).
Cela confirme ma théorie : « Le vol… ça rend heureux. »


Pas de doute, c’est Patrick qui pilote.


Ces sessions d'entraînement au tour de piste sont l'occasion de travailler tout plein de chose.
Sur cette photo, c'est le plan qui est travaillé.... Yep, le truc où il faut être ni trop haut, ni trop bas.


Patrick a aussi bossé l'arrondi... euh... après les trois "v", hein ?..... et hoooopppppp.
Moi, je vous le dit... ca commence sérieusement à sentir le lâcher de colibri, tout ça...


La roue sur la ligne on a dit !!! Fera certainement mieux la prochaine fois
(dans le genre challenge à la c**)...


1 heure de tour de piste = 1 tshirt trempé.
Mais toujours la banane ! Et quelle banane !!


Vous l'aurez compris, il s'agit du demi épisode de l'été (11,5) : je n'ai fait que le sac de sable et n'ai pas touché le manche !

Prochain vol prévu (aux commandes, cette fois-ci) vendredi soir suivant...

13.7.03

Un petit tour à la mer (épisode 11)

Oui, je vais encore le dire. Désolé. Depuis que j’apprend à voler, je ne fais que m’exclamer « Que du bonheur ! », invariablement accompagné d’une énorme banane qui va de l’oreille droite à l’oreille gauche.

Evidemment d’aucun pourrait me dire que le brave Robin DR-221 F-BOZP (Zizi-Pouette-Pouette pour les intimes) est presque plus âgé que moi. Les non-passionnés, renchériraient qu’il s’agit d’un truc en bois et en toile (« attention, marchez sur la bande noire sinon vous passez au travers de l’aile ! »). Les grincheux ajouteraient qu’il n’a pas toutes ses vis d’origine et qu’on reconnaît deci-delà plusieurs rafistolages comme des pansements sur ses volets et ses bords de fuite. En y regardant bien, on distingue aussi sur les bords d’attaques quelques bosses, symptômes de nombreuses heures de vol.

Mais, moi, je m’en moque, car dimanche dernier Zulu-Papa m’a emmené déjeuner à la mer. Et toc.


Xavier, le regard vissé sur son élève. Où est la main gauche ? Sur la carte, peut-être ?


« Alors, où sommes-nous ? ».
Mine de rien, Xavier répètera cette question environ une quinzaine de fois dans l’après-midi. Parfois j’entendrais des variantes, « tu sais où on est là ? » ou « C’est quoi le village à droite ? ». J’en suis à ma 16ème heure de vol dont 2 heures en solo. En plus de piloter l’engin (voler droit, à plat en assurant la sécurité… et la radio… aaaah la radio), je dois m’attacher à connaître ma position… exactement. La CPU (le truc qui tourne dans ma tête) est à 150%. La charge de travail augmente comme à chaque fois que Xavier me fait faire un truc nouveau. Passionnant exercice qui se résume à trouver la représentation au sol de ce qui se trouve sur la carte. « Ce truc vert, là, ça doit être cette forêt ». « La petite route est… aah, ba non… y-a pas de route… et la voie de chemin de fer est… » Zut. Rien ne concorde. Allez on se calme. Sur les conseils de Xavier, on regarde loin. « Le terrain à droite, là c’est pas les Mureaux ? ». Et toc. Au lieu de chercher des aiguilles dans une botte de foin, Xavier me montre par cette remarque qu’il vaut mieux 1/ regarder loin et 2/ choisir ses repères avec discernement. On oubli les courts d’eau au fond des vallées (donc cachés et à sec l’été), les petits villages (la théorie des points blancs sur la 1/500000), on oubli les petites routes et on se concentre sur les autoroutes, les terrains (quand on les trouve), les lignes électrique à haut tension… J’avais fait cette même NAV quelques jours auparavant dans Flight Simulator. Il y a vraiment du boulot à faire pour les VFR. On attend toujours un équivalent de « UK VFR », mais pour la France. Pour l’instant il va falloir pratiquer et encore pratiquer. L’œil devra s’habituer.

- « Evreux de Fox-Zulu-Papa, bonjour ! ».
- « Zulu-Papa, bonjour je vous écoute »
- « Dreux de Fox-Bravo-Oscar-Zulu-Papa, un DR-221 en provenance de St-Cyr et à destination de St-Valéry, à 3500 pieds stable… euuuh… 3 passagers à bord… et… pour un transit sur votre zone »
- « Zulu-Papa, le transpondeur sur 1-4-4-2 »
- « Transpondeur sur 1-4-4-2, Zulu-Papa ».

C’est l’une des première fois que je règle le transpondeur. Rien que ça c’est un bonheur. Je pense que les pilotes IVAO comprennent ce que je veux dire. Tous les autres me prennent pour un doux fou. Le vol réel se rapproche d’IVAO (!). Le transit de zone, le réglage transpondeur (ou plutôt le « Grand Spondeur » comme dirait Jacques Darolles), le contact avec un contrôleur juste pour passer dans sa zone… sont autant de choses qui me comble de joie.

- « Zulu-Papa, identifié radar, transit approuvé, rappelez pour quitter en sortie de zone ».

Ici, à la différence d’IVAO, c’est le pilote qui doit rappeler ? Zut. Il va falloir se positionner exactement sur la carte. Toujours pas de touche F9 et pas de FSNAV. Mon Zulu-Papa, à deux radios VHF, un VOR, un transpondeur ALT… et…c’est tout. Je n’ai pas trouvé le raccourci pour la Moving Map. Nan, la seule carte à bord est celle qui est posé sur mes genoux.

En fait, je verrais plus tard que la contrôleuse me rappellera pour la sortie de zone. Gentiment. Elle doit s’ennuyer en ce dimanche où malgré le beau temps, je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de trafic.

- « Zulu-Papa, 3 passagers plus le pilote ? »
Zut, j’ai merdé. Pas foutu de compter jusqu’à trois. Faîtes moi faire une addition à deux chiffres au milieu de ma NAV, et je serais débordé cinq bonnes minutes. Heureusement que mon instructeur est là, il me refait le décompte et chuchote « 2 + 1 ». Jean-Michel est à l’arrière et ne dit mot. Il shoote avec l’appareil photo numérique.
- « Euh… non désolé, 2 passagers et le pilote, Zulu-Papa »
- « Reçu, Zulu-Papa »

Je n’ai pas eut trop de mal à trouver St-Valéry. Il est temps de faire le briefing « arrivée ». Je passe mon plateau repas à l’hôtesse qui vient de réapparaître. Je règle avec les petites manettes électriques mon fauteuil en hauteur, et positionne la tablette à carte qui est devant moi. Pratique ces Airbus A319. Je sors les Jeppessen. L’ATIS est sortie à l’imprimante. On prévoit une arrivée STAR…. Argh… non… oups…. pardon. « Couper !! Couper !! C’est pas bon ! On la refait ! ». Je sors ma carte VAC de LFOS.
- « Ce sera Saint-Valéry, terrain ouvert à la CAP, altitude 272 ft, qu’on arrondira à 300 ft. Le tour de piste à 1000 ft au dessus de l’altitude terrain, donc 1300 pieds. La verticale à 500 pieds au dessus du tour de piste, donc 1800 ft. Particularité du terrain : 4 villages à éviter et toute la zone nord interdite pour cause de centrale nucléaire de Paluel. On fera donc une intégration main droite pour la 07 et main gauche pour la 25. L’air à signaux est au nord du terrain, je ferais une verticale plutôt à l’est pour garder la manche à air visible à gauche. Dernière particularité, la piste en service est la piste en herbe. Piste revêtue inutilisable. Fin du briefing arrivée. »

La main droite pour l’assiette à piquer et la main gauche réduit doucement les gaz


- St-Valéry de Fox-Zulu-Papa, en provenance de St-Cyr et à destination de vos installations, on est à 3 minutes de la verticale 2000 pieds QNH pour une intégration. »
- « Wanna boufff---scriiiitchhh----liiight---crrrrrossss----scriiiiaaaaiiiiiich-----ouiiaaaaaaaaaa »
Oulalala, ça se complique. On est en auto-info et c’est la planète Jupiter qui nous répond. « Cap Kennedy… Say again please ? » A moins que ce ne soit le contrôle de Vénus. J’ai un doute, là. Xavier me rassure, on capte les anglais de l’autre côté de la manche. Il faut tendre l’oreille. A part qu’il s’agit d’anglais et pas d’allemand, on se croirait tout à fait sur UNICOM dans IVAO. Marrant.

Le terrain est sympa, mais la centrale nucléaire juste derrière, blurps !



Une fois posé à St-Valéry, je tiens toujours la banane ;-). On vient de faire un peu moins d’une heure de vol (roulage et intégration compris). Il fait beau. Tout pourrait s’arrêter là, mais il nous reste à déjeuner sur la terrasse, les poumons à remplir d’air iodé et le parking avion de LFOS sous les yeux.

Pour aller de la piste au parking aéroclub, il faut traverser… la route.


Je n’ai jamais vu un NOTAM d’aussi près.


On tient toujours la banane pour la prévol. Zavez-vu, y-en a un qui est venu en Fouga !?.


Un dernier bol d’air iodé et l'on doit repartir. Tu montes Xavier ?


Je ferais le retour en passant par les falaises d’Etretat. Les photos parlent d’elles-mêmes. Je vous laisse apprécier le vol à 500 ft et 200 km/h. A cette altitude on a vraiment l’impression de voler vite. Les baigneurs, les plages, l’Arc d’Etretat et les planches à voile passent très vite sous l’aile.

Sans commentaire. Si vous aviez vu ma tête.


Etretat, son port, sa jetée, sa piscine municipale, le marché se tiens à l'entrée de la ville tous les dimanche matin.


Un type est passé là-dessous en Cri-Cri ? Zêtes sûr ? Crévindiou !


Allez il faut rentrer. Cap au 125, direction Rouen. Au revoir la mer.


Concours de lunette de soleil à l'intérieur du cockpit de Zulu-Papa.


Sur la 12 droite de St-Cyr, je refais un appontage capable de bousiller le pont du porte-avion. Vraiment trop haut et Xavier reprend Zulu-Papa au tout dernier moment. Pas bien.

Puis, je me goure encore avec la check list « Arrêt moteur ». Je me suis focalisé sur le régime à moins de 1000 tours pour les essais coupure, mais avant j’ai oublié de couper les moyens électriques. Je vais l’accrocher au plafond de ma chambre à coucher pour la mémoriser correctement ! Une petite dose de logique serait la bienvenue.

Il est 17h20 lorsque je coupe le moteur au parking des Alcyons. Le compteur affiche 2h30. J’ai donc passé mes vingt premières heures de vol. Je ne suis même pas à la moitié du minimum légale pour passer le PPL et tant de choses restent à apprendre. Je redoute toujours le moment où je vais atteindre le palier d’une progression habituelle, là où l’on commence à refaire les mêmes choses, à se perfectionner, et à trouver moins de motivation. Pour l’instant, il fait beau. Je suis encore aux anges.

Un petit vent rafraîchi l’air encore très chaud de St-Cyr. On a échappé aux embouteillages de l’A13. Forcément, nous sommes allés à la mer en avion.

9.7.03

De retour aux bases et préparation de nav (épisode 10)

Il y a des fois où il vaut mieux se remettre en question. J’ai appris à mes dépends qu’en avion (comme dans plein d’autres domaines d'ailleurs) il n’est pas bon être trop confiant. Dimanche dernier (je sais, j’ai une semaine de retard dans les récits, pas taper !), mes tours de piste solo se sont terminés par une mauvaise utilisation de la check list « arrêt moteur » et un gros… PAAAAAAANNNNGGGG dans tout l’aérodrome (petit coucou à ceux qui faisaient la grasse mat’).

En clair et pour faire rapide, j’ai mélangé le décrassage et le test coupure. Le décrassage c’est à 1500 tours/min et le test coupure c’est à moins de 1000 tours. Alors forcément quand on inverse, le pot d’échappement de mon petit Robin DR-221 n’a pas apprécié. A priori pas de dégât, sauf à mon amour propre. Le chef pilote de l’aéroclub est venu gentiment m’expliquer mon erreur et ses conséquences. J’ai compris et ne referait pas cette erreur.

Pourtant ces derniers tours de pistes solos s’étaient plutôt bien passés. J’ai l’impression d’avoir un peu quitté le mode « royale » - vous savez la tendance marine nationale - et mes appontages. Les arrondis n’étaient pas trop mal… j’ai moins rebondis que d’habitude (ça fait moins de taxes d’atterrissage), et je me suis pas trop mal débrouillé avec l’auto-information (mais c’est vraiment plus simple sur IVAO, certainement le côté « assis devant un bureau »). Tout compte fait, assez satisfait… jusqu’au parking.

C’est pour cela que j’ai souhaité lors du vol suivant repasser par les basiques. Nous avons donc revu les bases et avons remis un peu de rigueur dans tout cela (tout du moins je l’espère). On a donc inspecter et re-expliqué les procédures "démarrage moteur", " préparations avant roulage ", " au point d’arrêt "… etc… Un peu de logique, de rigueur et de bon sens devrait remettre tout dans l’ordre.

Quelques virages dans tous les sens (360, 180, à droite et à gauche) et à différentes inclinaisons (30, 45, 60 degrés) ont parsemé le milieu de ce vol ayant pour thème « back to basics ». L'exercice est classique. On fait tourner l'avion à une inclinaison donnée avec une sortie au cap XXX donnée. Le jeu étant de garder l'altitude et de sortir pil poil au cap. Essayez sur Flight. Un coup à gauche et un coup à droite. Il parait que chacun à ses préférences. Dans un sens ça marche bien (on garde bien l'altitude et on sort au cap en ayant bien anticipé) et dans l'autre c'est un peu plus artisanal. Ca fait un peu le yoyo, les inclinaisons sont variables et l'anticipiation de cap passe aux oubliettes. Pour moi, ca tourne mieux à droite qu'à gauche.

Bien sûr, le côté instructeur de Xavier n’a pas pu s’empêcher de tirer sur la manette des gaz. Ils ont une maladie ces instructeurs. On vole tranquiiiiiille en palier et au bon cap et d’un seul coup un mouvement compulsif les prend : tirage de manettes des gaz et articulation des mots « panne moteur !». Pour une fois (jusqu’à la prochaine), les choix de champs n’étaient pas « pourris ». M’enfin… on progresse d’un côté et on régresse de l’autre. Tout est question de dosage.

Enfin, pour clôturer cette session de rattrapage, je vous en avait parlé durant le dernier récit, : l’exercice de la roulette de queue sur la ligne blanche. Je me suis appliqué et vous laisse juger par vous même :


Pas mal ? Vous n’avez pas vu l’avant… j’ai pas pensé à faire de photo.


Allez, prochain vol, ce dimanche avec une nav vers la mer : St-Cyr -> St Valéry-en-Caux -> Etretat et retour à la maison. La pression monte. Les distances aussi.




A bientôt pour d’autres vols,
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