28.3.05

Moteur ! Ca tourne ! (épisode 35)

D'accord il ne fait pas très beau. Il y a même des nuages presque partout. Les METARS sont tangeant. D'accord... il y même de gros orages avec de grosses (grosses) gouttes. D'un autre côté, c'est un week-end prolongé et avec ce système de réservation par Internet, on peut consulter les disponibilités des avions en temps réel. Evidement, le brave DR400-120 Kilo-Uniform est disponible. Alors forcément, on prend sa ouature et on file au terrain. Dans le pire des cas on fera des tours de pistes, sinon on fera un peu de révision avec Patrick vers Toussus.


Un petit coup de désembuage ?


Quand deux pauvres pilotaillons décident d'entretenir leur pilotage en région parisienne, cela donne un Saint-Cyr - Toussus - Saint-Cyr. Patrick souhaite pratiquer l'arrivée sur Toussus "parce que j'en ai pas fait tant que ça" argumente-t-il. Tout est dans le "tant que ça". Cela me va bien. "Je n'ai pas fait tant que ça de départ de Toussus". Même remarque.

Patrick fait donc l'aller. Je ferais le retour. Et s'il reste du temps, je pratiquerais les tours de pistes à Saint-Cyr, profitant du copilote pour qu'il s'occupe des volets. Les pistes à Saint-Cyr n'étant pas réputées pour leur longueur autant répartir la tâche lorsque c'est possible.

En arrivant au terrain et en ayant pris les METAR/TAF à la maison (vive Internet), nous sommes un peu inquiet tout de même. Le plafond est OK, mais il traîne tout de même un paquet d'orages où la visibilité tombe dramatiquement. La décision est prise d'y aller car nous échafaudons tous les plans de secours du niveau "pilotaillon prudent". Si au moment du décollage c'est vraiment trop mauvais, alors "basse hauteur" pour un retour au terrain. Si c'est en sortant du circuit... clic clac demi-tour retour au terrain. Si c'est en sortant vers Toussus, demi tour (à part changer de pilote, on a rien à y faire à Toussus tout compte fait), si c'est en arrivant à Toussus, demi-tour. Si on ne peut repartir de Toussus, alors on sort le plan : transport en commun et galère pour ramener l'avion... etc... etc...quand, car après tout "on voit au travers et on voit qu'ils sont très localisés".

Si vous avez suivi alors vous avez remarqué que nous sommes deux à partir. Deux trouillard. Que deux, mais avec trente tonne de matos ! Des docs, des appareils photos, des GPS, des manuels, des lexiques, des guides. On ne manquera de rien.


Un pilote, un copilote et dix tonnes de baggages


On peut se perdre vers Brest Guipavas, on aura les VAC à bord. On peut nous interroger sur la signification cachée d'un symbôle sur une TEMSI, on a pris tous les guide météo disponible. L'arrière du DR400-120 est rempli de nos angoisses.

Forcément, on est presque parti avec les pleins. 3h25 d'autonomie. Il est 15h30 et on a prévu un vol d'une heure environ. Ca ira pour la marge !


Pilotage du bout des doigts pour Patrick
avant de contourner une averse


En route vers Toussus, un gros orage nous barre la route. Patrick et moi ne nous décourageont pas. L'avantage de ces grosses averses, c'est qu'elles sont très localisées. On en fait donc le tour. Tranquillement, par la droite. La visi et le temps est clément derrière. On peut toujours faire demi-tour. Et derrière l'averse, il y a notre destination. Tranquiiiillleee.


La barrière de pluie qui nous embétait.
Nous en avons fait le tour


Très concentré (pilotaillon, je vous dis !), Patrick s'intègre à Toussus. RBT, le message radio, le code transpondeur ("je peux le mettre Patrick ?"), la directe sur SIERRA... et déjà le stress qui commence. Trois avions en tour de piste. Un hélico pour Sierra. "Kilo-Uniform, 3 trafics convergeant vers SIERRA". "Ah bon ?". Il n'y a pas trop de deux paires d'yeux pour chercher tous ces trafics dans un si petit espace. Et hop ! Au moment de rentrer en base, on découvre un Cessna sur le circuit intérieur. Et un peu plus loin le Hughes 300 qui file vers la base. Lui, c'est pas trop grâve, il filera direct sur la plate forme.


Dernier virage pour la 25 droite


Le trafic qui nous suit n'a pas de chance. Pour la 25 droite, il y a nous devant... et il est bien trop rapide (Bonanza). En finale, il annoncera une remise de gaz et nous le verrons entre les deux pistes. Désolé, monsieur on était prems ! Nous nous retrouverons au parking devant la tour...


"Golf-Mike, remise de gaz entre les deux pistes, rappelez vent arrière"


Il ne fait pas beau. Il n'y a pas trop de vent. Il pleut. Mais deux grands enfants se sont offerts un tour en manège. Alors les sourrires occupent la cabine à défaut de grand soleil.

Concours de Banane !


Il est temps de changer de pilote. Nous attendons qu'un gros orage passe. Au chaud dans le DR400-120. Parkés au stand 20 devant la tour de Toussus.



Changement de pilote effectué. Rapide prévol sous les restes d'une averse. Remise en route. On roule pour la 25 gauche. Personne sur le terrain. A croire que la météo est pourrie ! Deux pilotaillons se partagent le contrôle d'une charmante demoiselle de garde à la tour de Toussus, en ce lundi de Pâques.

Le chemin du retour sera moins agité. D'un autre côté, on peut dire aussi qu'il n'en faut pas beaucoup pour nous mettre en alerte.

La trace activée avec le GPS de Patrick montre bien notre petite promenade au départ de Toussus, la sortie ouest, un tour vers les étangs de Hollande (une sombre histoire de coordonnées différentes entre la 1:250 000 région parisienne, mon GPS et celui de Patrick :-)), puis le retour par le secteur ouest pour Saint-Cyr.


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Il nous reste du temps. Tellement que j'en oubli la moitiée du message lors du premier contact radio "en provenance de Toussus" avec la tour. Personne dans le circuit de Saint-Cyr. Profitons qu'il ne pleuve pas pour enchaîner quelques tours de piste. Je profite aussi de la présence de Patrick. Il actionnera les volets (de 2 vers 1). Ca sera toujours ça de pris. Le terrain est gras et si le "plan, l'axe, la vitesse" sont correctes, on fera donc un touché, sinon ce sera la remise de gaz ou le retour au point d'arrêt. On est pas téméraire. Rien n'est urgent. On fait cela pour le plaisir.


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Mes premiers tours de piste ont eut lieu à Maupiti. C'était virtuel. Devant mon PC sur IVAO. C'était un soir tard dans la nuit comme il y a eut de nombreux. Ca devait être il y a deux ans. Je me rappelle alors avoir appris les différentes branches d'un tour de piste. Je partais de rien. Je ne savais pas du tout ce qu'était un "tour de piste". Pour moi les termes "vent traversier", "vent arrière", "base", dernier virage" était mystérieux. Je les entendais sur la fréquence, mais je ne les visualisais pas.

Christian Burgat (Maître Burgat) était au contrôle. Il m'indiquait "quand tourner", à quelle altitude, me faisait le chrono... etc. Tout cela pour faire de beaux rectangles. C'était difficile. Très difficile pour le pilote virtuel que j'étais. Mais au 3 ou 4ème tour, je m'en suis sorti. Et j'avais été fier à l'époque d'exhiber la trace du vol capturée par l'analyseur de vol de Flight Simulator . De biens jolies rectangles. C'était sur [url="http://www.francesim.com/forum"]le forum de FranceSim[/url], il y a un peu plus de deux ans.

Lundi dernier. On a refait la même chose. A Saint-Cyr, dans un DR400-120 de l'aéroclub des Alcyons.

Un lundi de Pâques nuageux et deux pilotes heureux.

13.3.05

Entretien (épisode 34)

Dame météo ne nous a pas gâté ces derniers week-end. J'ai eut quelques vols annulés, quelques ballades qui se sont traduites par des allers-retours Paris <-> Saint-Cyr... en voiture. Ce dimanche, enfin, il ne fait pas trop mauvais. On annonce même des éclaircies. Le terrain est ouvert. Il n'y a pas trop de vent. Il y a un avion de disponible. Pourquoi hésiter ?



Des raisons d'hésiter ? Il y en a plein. Le coût de l'heure de vol et puis la sempiternelle question : "On va voler, mais on fait quoi ?". Avec des amis, issus de l'univers de la simulation de vol, cela ne pose pas trop de problème. Les petits vols deviennent des petits vols techniques. On va chercher une intégration compliquée, une petite navigation avec quelques points tournants. On trouve toujours quelque chose de sympathique et adapté à mon niveau de débutant.

Ce dimanche, j'ai eut envie simplement d'aller voler avec ma fille. Notre précédente escapade s'était soldée par une sortie Nord immédiatement suivie d'un "retour sur vos installations" pour cause de météo peu convainquante. Nous étions alors plein de regret. Cette fois-ci, nous prévoyons un petit local pour aller tutoyer les nuages. La base est juste au dessus de 3500 ft. Ca tombe bien le secteur VFR au Sud de Mantes (dans les limites de notre local) est plafonné à 3500 ft.





Pour ne pas perdre la main, j'ai tout de même fait un peu de lecture de carte afin de "voir" si je n'avais pas tout oublié. Comme il y a encore peu, pendant l'instruction, j'ai cherché ma voie de chemin de fer, mes lignes électrique, mon autoroute. Un peu de mania et une verticale de Dreux plus tard, nous rentrons par le secteur Ouest.



1h00 d'un tranquille petit vol en DR-400, F-BPTKU. 1 heure de promenade. "Son papa avec sa fifille". 1 heure de plaisir.

23.1.05

"020015G30KT", ça fait plein travers nan ? (épisode 33)

Dimanche 23 janvier. Il fait beau, il fait froid. Il est 15h00 et le vent souffle à environ 15kt du 020. Sur la 30/12 de Saint-Cyr, cela fait donc un vent plein travers. Pour ne pas rester au sol, Patrick et moi avons décidé de nous entraîner. Vu le vent, nous choisissons un Saint-Cyr - Pontoise - Saint-Cyr. Mais vue le vent, nous hésitons...



ON N'Y VA ? ON N'Y VA PAS ?
15kt, mais le METAR et les TAF annoncent un petit "020015G30KT". Le G30KT n'est pas une vue de l'esprit. Dans la salle de briefing de l'aéroclub, nous croisons Stéphanie et Mathieu, deux élèves des Alcyons. Ils sont au sol, leur instructeur ne leur ayant pas accordé de partir en solo pour leur navigation ou leur local solo. Bon. Ca calme. Il doit donc y avoir une bonne raison. Patrick et moi ne sommes brevetés que depuis quelques mois. Peu de différence entre eux et nous, tout compte fait.

Nous nous concertons devant la carte de la salle du briefing. Nous échafaudons des plans. Nous échangeons nos points de vue. Vu l'heure et nos budgets, inutile de filer trop loin. Nous recherchons un petit truc technique. Pontoise ou Toussus ? Les deux sont interressants en terme d'intégration, et c'est ce côté technique que nous recherchons. La 07/25 de Toussus est écartée étant donné le vent du 020. Faire de la dur, par vent de travers ne serait vraiment pas sérieux. Et nous ne sommes pas des têtes brûlés. Ce sera donc Pontoise (LFPT). Ce n'est pas loin. Il y a tout plein de point de report (S, NW, NE...) pour se tromper dans l'intégration et c'est un terrain que nous ne pratiquons pas beaucoup. La 05/23 en dur est une bonne idée. Voilà c'est décidé. Ce sera donc un saut de puce vers Pontoise et le retour. Le temps de changer de pilote là-bas. On devrait être revenu avant le CS+30.

Il nous reste à valider les petits coup de vent (le fameux "G" des METAR/TAF). Patrick ferait le départ et l'arrivée sur Pontoise. Je me chargerais du retour avec, pour l'instant, le vent de travers à l'arrivée. Ca devrait le faire... Ca devrait le faire...

Avec la petite radio portative AR-108, Patrick et moi écoutons les autorisations d'atterrissages. Certaines sont un peu sport. En poussant l'avion à la pompe (quelle manie d'avoir des avions le réservoir vide), nous regardons à la fois la manche à air et les avions au décollage. Ces derniers volent en crabe. Nous continuons à hésiter.

Nous sommes installés dans l'avion. Pas de rafale méchante depuis ces dernières minutes. Nous validons définitivement le fait que Patrick dit le manche-dans-le-vent fera le décollage, l'arrivée à Pontoise, et je me chargerais du retour. Briefing dans l'avion pendant que le moteur chauffe. Nous repérons les points d'entrées possibles. La 05, certainement, peut-être une semie directe main droite. Certainement Sierra comme point d'entrée. Dès la sortie Nord, il faudra prendre l'ATIS, puis l'approche... Nous préparons le tout. Calmement.

PREVOYEZ UNE ATTENTE SUR OVINI
Le roulage sur les taxiways détrempé de Saint-Cyr est un peu sport. Ca glisse, ca dérape. Il faut rouler sur toute la largeur (comme le dit l'ATIS). Le DR-400-120 n'est pas des plus puissants et nous n'avons de cesse de nous rappeler qu'il faudra "alléger la roulette avant" afin qu'elle évite de labourer la 12.



Aligné sur la (très) boueuse "12 droite"... un coup d'oeil à la manche... 15kt de travers, nous sommes autorisés au décollage. Le manche dans le vent, Patrick contrôle Kilo-Uniform au pied et nous montons (somme toute) tranquillement à 130 km/h. Pour une fois, nous sommes (bien) devant l'avion. La fréquence de l'ATIS est affichée en stand-by. Nous allons quitter par la sortie Nord et sommes déjà prêt avec nos tablettes à prendre l'information. Tout s'enchaine ensuite très vite. Saint-Cyr-Pontoise, c'est la porte à côté. A 200 km/h avec le risque d'emplafonner toutes ces TMA et autres "VFR Interdit", cela nous donne notre petite dose d'adrénaline dominicale.



Ce sera donc JULIET. La 05. Nous appelons l'approche. Et vlan après le code transpondeur réglementaire, ce sera donc SIERRA (pas de surprise). Par contre, nous nous attendions depuis SIERRA à filer en base main droite, mais nous ne savions pas s'il y avait du monde dans le tour de piste. Sur SIERRA, le contrôleur nous demande de rappeler verticale 1500 ft avant de nous passer avec la tour. Bon. Facile. Un peu comme en auto information ? Patrick trouve le terrain depuis SIERRA alors que je le cherche à trop à droite. Comme le dit Patrick : "Voilà une bonne chose de faîte. On sait où est le terrain".

Une fois verticale, notre première surprise : "Kilo-Uniform, effectuez une attente verticale, je vous rappelle pour l'intégration". Whaahouuuu génial ! Comme à Tahiti, on est sur l'attente d'OVINI. Voilà pourquoi, nous aimons ce côté technique. Certains fustigent tous ces contrôles, ces limites, ces contraintes. Du haut de nos petites heures de vols, ces aspects d'intégration restent à nos yeux un plaisir. Un exercice. Patrick effectuera donc sa première "attente" (un 360 verticale 1500ft 1025). Une première. Ridicule pour un pilote aguéri, mais un bonheur pour nous, simple pilotaillon.



Puis l'intégration en numéro 3 dans le tour de piste (le grand tour de piste de Pontoise)... puis la finale derrière le trafic en courte qui dégage rapido sur Alpha... et le kiss de Patrick sur la 05 (un peu de vent dans l'axe)... et la radio qui annonce "Kilo-Uniform, expédiez le roulage, sortez BRAVO". Patrick accélère, rétrograde, passe la seconde, relance l'avion, laisse le taxiway ALPHA sur la droite, accélère et... pile devant BRAVO, pour finalement sortir tranquillement. Mission remplie. Le suivant peut se poser.



TOUT-EN-UN
- "Kilo-Uniform, par Echo, puis la 30, et Delta, rappelez Alpha point d'arrêt 05".
J'aime bien les clairances de Pontoise. Je me suis déjà fait avoir une fois. C'était il y a bien longtemps (à relire dans l'épisode 21 "Au rond point à droite"). Cette fois-çi, j'ai le terrain en tête : DELTA, la 30/12, BRAVO, ALPHA et DELTA qui remonte toute la 05. Je répond du tac-o-tac. Maîtrise...



- "Echo, la 30, puis Delta et on rappelle au point d'arrêt Alpha de la 05, Kilo-Uniform". Et toc.



Au point d'arrêt, nous patientions. Nous sommes 3 et il y a du monde dans le tour de piste. C'est dimanche, il fait beau et nous entendons les avions s'annoncer au parking pour des tours de piste. Puis la clairance fuse :

"Kilo-Uniform, derrière le Cessna en courte, vous vous alignez piste 05 et maintenez".
Ca ne rigole pas... on quitte le point d'arrêt alors que le Cessna 152 fait de drôle de figure sur la piste : je touche, je garde le nez en l'air, je redécolle, je me repose... Pendant ces acrobaties, je m'aligne et alors qu'il vient juste de quitter la 05 : "Kilo-Uniform, autorisez au décollage piste 05, les derniers vent du 025 pour 5 noeuds, virage à droite, rappelez SIERRA"... Et youp-la-boum. Alors que nous nous demandions comment nous allions ressortir de Pontoise, tout à été dit en une clairance. Direct par la droite sur SIERRA. Et toc. On peut pas faire plus simple.

"Autorisez au décollage piste 05, puis virage à droite et on rappelle SIERRA, Kilo-Uniform".

QUE CINQ NOEUDS ! ZUT ON REPART ALORS !
- "Bonjour, ici Saint-Cyr, information Hotel, la piste 12 en service, le vent du nord 5 kt..."
- Quoi ? Cinq noeuds seulement ? C'est quoi cet ATIS ! Laisse tomber Patrick, on repart... je veux mon vent de travers !!



Et zut. Nous nous préparions depuis les 2 heures précédentes à un atterrissage bien sportif (le manche dans le vent, pied opposé) et zut de zut, il n'y a que cinq noeuds sur Saint-Cyr. C'est tombé. C'est la fin de journée. Un dimanche. Si vous souhaitez voir un passage bas sur l'A12, cliquez-ici pour télécharger la vidéo de la finale en 12 droite (3 Mo, format AVI, 1 minute)... vent calme...

Trève de plaisanterie. Nous en plaisantons dans l'avion, mais ce vent faible est - bien sûr - le bienvenue. Inutile de risquer quoique ce soit. Même avec cinq noeuds, cela restera un superbe vol. Une superbe après-midi. Pas besoin de tenter le diable. On a tout le temps devant nous.


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