24.9.08

[4/20] Réveil difficile : San Francisco Bay Tour


Nous n'avons pas pu nous remettre de nos émotions. Tellement crevés, que je ne me souviens plus si on a priceliné la veille. En tout cas, pas moi. J'étais encore complètement en vrac. La seule journée précédente aurait pu contenter le pilotaillon des plaines que je suis. Mais là, faire le départ de San Diego, prendre contact avec SOCAL, la verticale Los Angeles en VFR et en auto-information (je le dis et redis... désolé, je ne m'en suis même pas remis), puis l'arrivée dans la brume et le coucher de soleil à San Luis Obispo... puis (ce n'est pas fini pour une première journée) les 3 tours de pistes de nuit et enfin le vol de nuit se terminant par l'atterrissage avec le balisage d'Oakland... pffff... On est que le 1er jour ? Non... Ça peut pas être de la même intensité pour le reste ? On ne va pas tenir !? Je ne me rends pas compte.

Et pourtant, vers 07h00 du matin à Oakland, après une nuit dans une ancienne chambre fumeur et une file d'attente au Jack'in the Box... je tombe de sommeil en attendant le navette qui nous ramène chez KaiserAir, notre FBO d'Oakland. Souhaitais-je ne pas me réveiller et continuer ce rêve ?

Navette, lunettes de soleil... le luxe des FBO... N'oubliez pas le Tips !
(Christophe, Marc-Olivier et Florent)

Mais il faut repartir. Le programme est de rallier Klamath Falls, Portland, puis Vancouver. 680 nm en ligne droite. Hum... Ligne droite... ;-) C'est en tout cas, le programme de la journée. Toujours un peu en retard, nous finalisons les derniers détails en profitant du FBO (et de la machine à café).

Florent pose devant la station météo... et les procédures de départ d'Oakland
qui nous auront totalement échappées au début !



Un peu plus réveillés, il nous faut ravitailler. Gentiment, tous à la queue leu leu nous allons au "Self-Serve". Au quoi ? Au "Self-Serve", j'aurai vite fait de retenir l'expression. Il y en a un paquet sur les terrains.


Quand on vous parle d'euphorie... Même pour faire le plein d'un Cessna !


Toutes les communications comme si vous étiez avec votre AR-108 sur le bord du terrain :


Le fichier se télécharge par ici : http://vbazillio.free.fr/FarWest/liveatc/Depart-Oakland-Bay-Tour-75F-TB-KOAK-Ground-Tower.mp3

Nous partons alors euphoriques vers le point d'arrêt. Florent est en commandant de bord. Chacun son tour. Malheureusement, alors que nous roulons, nous entendons l'autre Cessna Tango-Bravo :

- "N378TB, request u-turn on taxiway to Kaiser due to a brake failure"...

Le Cessna "des Alex" demande à retourner au parking. Panne de frein. Blurps.

Décision est prise alors que les essais moteurs sont réalisés sur la Run-Up Aera (ça fait frime, hein ?) de profiter d'être là pour au moins faire le "Bay Tour". Ah, oui ! Je vous ai pas dit ? On est à San Francisco. Et forcément, il y a une baie et des trucs à voir, parait-il ;-)

Décollage sur la 27R (la 29... c'est pour les gros), prise de cap à droite vers le Coliseum (stade des Raiders) pour suivre la procédure moindre-bruit, report sur la I880 (ça fait classe aussi, hein ?). Ici, aussi on soigne les riverains.

Treasure Island, San Franciso et au fond... pffff...

La première vue, lorsque je m'applique à comprendre ce que j'ai sous les yeux, me fait frissonner. Un pont (vous comprendrez pourquoi j'écris un "pont"), Treasure Island... Je devine déjà Alcatraz et le centre de San Francisco. A peine plus loin dans la brume maritime, les tours rouges du Golden Gate se laissent découvrir. J'ai des frissons. Je vole dans le décor de Flight Simulator que j'ai tant de fois pratiqué alors qu'il n'était fait que de fils de fer. C'est bien moi qui y suis. Et j'ai cette brume qui rend le décor encore plus exceptionnel.

Et puis...

- "Cessna-Seven-Five-Foxtrot, Norcal approach, good morning, maintain VFR below the Bravo aispace, also... chittii.... gneu.... chttiii... scritchh... this morning, also stay north of the Bay Bridge"

Ca a été un peu vite, là, non ? On a beau s'entrainer sur IVAO, en vrai, à potasser les bouquins... etc... Quand on connaît pas le coin, forcément, le type balance un truc que les pilotes locaux doivent connaître par coeur, mais qu'un pilotaillon français au béret+baguette avec 9h de décalage dans les pattes ne comprends pas... immédiatement. Les regards se croisent rapidement à l'intérieur du cockpit... Interrogatifs.

En fait, nous avons déjà une technique. Lorsque je suis à droite, j'ai toujours ma planchette et mon stylo. Surtout quand les clairances fusent lorsqu'on s'y attends le moins. Et là, ça a fusé. J'ai à peine gribouillé "below", "B" en gros... et la paume des mains vers le haut, comme un signe d'impuissance, montrent que... hum... comment dire... Say Again ? Unfamiliar ? Florent en a compris plus que moi. Il balance "North of the Bay Bridge, maintening VFR below the Bravo Airspace, Seven-Five-Foxtrot".

Pas de "That's correct" ou "Thank you" qui nous aurait rassuré. Norcal est déjà parti sur un autre truc balancé à la vitesse de la lumière (ou du son, plutôt) : "Cactus Six-Five, climb and maintain six thousand". On aurait bien aimé être sûr d'avoir compris. Parce qu'entre le pilotage de l'avion (ok, le Cessna vole presque tout seul), la veille à la radio et le paysage, on aimerait bien profiter ! Je shoot tout ce que je peux. Le camescope est en marche. J'en crois pas mes yeux.

- "Seven-Five-Foxtrot, you were instructed to fly north of the bay bridge, turn north chitttt-swuellwchhhhhh..."
- "Turning north, Seven-Five-Foxtrot".

C'est bien beau de profiter du paysage, mais faudrait peut-être aussi assurer l'exécution des clairances. Nous tournons vers le nord pour laisser le Bay Bridge à gauche. Ah ! C'est donc cela le nom de ce pont ! Vous ne pouviez pas le dire avant ? Et nous, on pouvait pas regarder une carte (avant) ? Hum...

- "... Sixtee-four-six-one, Norcal approach, good afternoon, radaaaaaaaar coonntact, climb and maintain flight level three-four-zero"

Bon, il semble être passé à autre chose. Nous, on continue vers le nord venant de comprendre ce qu'il attendait de nous. Nous voilà sur la baie. Alcatraz est bien visible. Et toujours la brume magique qui rend ce paysage digne d'une carte postale.

- "Cessna-Seven-Five-Foxtrot... resume own navigation again, stay north of the bay bridge, VFR below Bravo"

"Resume own navigation"... On repart vers le Golden Gate qui nous attire tellement. La brume est là, mais les deux tours rouge sont visibles. San Francisco est sans aucun doute à gauche. Je vois s'approcher l'ile d'Alcatraz. Je l'aurais sous la roue. Je shoote.



Deux pilotaillons complètement scotchés par ce qu'ils sont en train de vivre !
(Le fil qui pend au milieu, c'est le camescope avec la prise micro)






Après la verticale du Golden Gate, nous continuons notre tour. Toujours sur un nuage, au sens propre et au sens figuré. Shooter. Prendre des souvenirs. Garder des traces. Avec les yeux bien sûr et avec les multiples trucs qu'on transporte (un vrai studio vidéo, ce Cessna).



GoogleEarth et notre trace GPS

Notre Bay Tour vu sur la TAC de San Francisco

Eh ! Il faut tout de même revenir. Nous n'avons pas de nouvelle du Tango-Bravo. Initialement, nous devions partir pour Klamath Falls... On quitte Norcal en les remerciant, on passe avec Oakland Tower pour une vent arrière 27 main droite, une base, une finale... une clairance d'atterrissage, on dégage par Golf pour KaiserAir... Simple, facile, efficace. Et bluffant. Ce n'est que le deuxième jour.

Finale 27R à Oakland... de jour

Cliquez ici pour la suite de ce récit.

23.9.08

[3/20] Premiers vols... de nuit : atterrissage à Oakland (San Luis - Oakland)

L'écran d'affichage au FBO KaiserAir annonce notre vol ;-)

Nous sommes tous épuisés. Et nous avons besoin de temps pour reprendre nos esprits. A peine descendu de l’avion, nous échangeons nos impressions. « T’as vu à quelle vitesse va SOCAL ! », « C’est toi qui a eut un problème de transpondeur au départ ? », « Et le 3-6-0, c’était vous… » « Et vous avez trouvez le terrain facilement ? ». Cela fuse dans tous les sens, comme lors d’un premier vol d’initiation. Nous découvrons tout. Nos yeux sont grands ouverts. Nous sommes de grands enfants.

Ravitaillement au Self Serve

Le Duchess arrivé bien avant nous

Mais tout cela est au grand damne de Marc-Olivier, car nous prenons beaucoup de temps pour reprendre nos esprits. Les pleins ne sont pas faits, la nuit arrive et nous avons encore une branche à réaliser… aujourd’hui. Pas question de dormir à San Luis Obispo. Nous comprenons vite qu’il ne sera pas possible d’arriver de jour à Oakland. Une arrivée en vol de nuit s'impose. Malheureusement et légalement je ne suis pas à jour. Ma licence ne m'autorise pas embarquer des passagers durant un vol de nuit, car je n'ai pas réalisé les trois derniers mois 3 atterrissages de nuit. Je n’ai pas eut le temps, en France, de mettre à jour mon emport passager VFR de nuit. Il me faut donc réaliser 3 tours de piste de nuit (1 normalement en France, mais 3 aux US) pour pouvoir embarquer Florent. 3 tours de piste, pour un premier vol, aux Etats-Unis, la nuit. Ben... voyons.

Si vous avez du temps, voici l'enregistrement de... l'auto-information à San Luis Obispo. Unicom, la nuit, un type qui fait 3 tours de pistes... et SES 3 premiers tours de pistes en Commandant de bord aux US... Ca vaut son pesant de cacahouètes. Humour bien sûr... C'est d'une monotonie. Heureusement Alex DB a coupé les blancs pour cet enregistrement. On entend surtout les chocottes du pilotaillon qui se lance dans le petit bain pour commencer. Quoiqu'un IFR arrive à contre QFU (en tout cas à contre de mon QFU) et engage un Circle-to-land. Là, je remercie IVAO de m'avoir donné un peu de vocabulaire IFR in ingliche (et Marc-Olivier de m'en avoir fait faire une "simulée" à Rouen, il y a peu).



Le fichier se télécharge par ici : http://vbazillio.free.fr/FarWest/liveatc/2008-09-23-KSBP-%28Solo-VB%29.mp3

Pendant ce temps, les autres préparent la navigation de nuit avec les conseils de Christophe.


C’est original pour un premier vol aux US de démarrer par 3 tours de piste sur un terrain inconnu. La météo est là, le terrain est passé en auto-information (en plus) lorsque je mets en route, tout seul à bord du Cessna N4975F. Je n'en mène pas large. Nous sommes debout depuis au moins 6h du mat.


Trois tours de piste - complets avec retour au point d’arrêt - plus tard, un pilotaillon moyen se serait arrêté là avec toutes les émotions de la journée. Crevé, à plat… tout cela se serait terminé autour d’une bière à raconter tous les évènements de la journée Et bien non. Il faut maintenant repartir en direction d’Oakland. Je me fais briefer de la préparation de la nav. réalisée à même le sol à la lumière de l'éclairage de piste. On re-prépare la nav, on se la répète, on s’échange entre équipages les astuces trouvées ici et là. La seconde nav de la journée va se faire dans le noir complet à destination d’un aéroport de grande taille (même si une piste est pratiquement réservée pour les petits) au milieu de la baie de San Francisco. Rien que ça. Imaginez qu'on vous dit "allez, faut aller, ta prochaine destination sera l'aérport international d'Oakland".

Paradoxalement, voler de nuit a peut-être été plus simple. Il fait noir certes, mais je suis plutôt habitué et comme on a coutume de dire « le moteur ne sait pas qu’il fait nuit ». La fréquence est bien moins occupée. On passe quelques « Say again ? » (y-a pas de raison) avant d’arriver à San Jose pour virer à gauche et une longue finale 27R. J’affiche l’ILS de peur de me tromper avec Hayward International. Nous en avions longuement parlé à Paris : le risque de confondre Oakland et Hayward. Mais heureusement, ce dernier ne semble pas éclairé. Pas de confusion possible.

Florent déroule toute la NAV à la lumière de ma lampe de poche fourrée dans un sac plastique noir pour masquer l'éblouissement de la lumière blanche. Plus qu'un navigateur, c'est un véritable co-pilote qui vérifie et x-check ce que je fais. Nous discutons de la NAV ou des options, même s'il n'y a bien sûr qu'un seul commandant de bord.

123.45 remplie son oeuvre. Nous discutons avec Christophe, commandant de bord de l'autre Cessna Tango-Bravo sur cette branche car seul autre CDB disposant d'un VFR de nuit à jour. Puis, des Japonais nous retrouvent sur 123.45, mais sans succès, notre japonais étant strictement nul.

Avant de continuer à lire, cliquez sur PLAY/lecture ci-après pour écouter les communications radios de LiveATC. Alex DB les a coupées pour vous laisser uniquement "nos" communications. Vous aurez dans l'ordre le Duchess N3803E, puis mon avion Cessna N4975F et le dernier Cessna N738TB. N'oubliez pas, pour ceux qui trouverait ça "vachement" simple, qu'à bord d'un avion assis à droite ou à gauche, c'est une autre paire de manche. Nous nous sommes dit en ré-écoutant ces bandes, qu'en fait, c'était très simple !



Le fichier se télécharge par ici : http://vbazillio.free.fr/FarWest/liveatc/2008-09-23%20KOAK%202200-0000.mp3

La piste est là, le balisage lumineux de la rampe d’approche bien visible, la 29 un peu plus loin à gauche. Je lève un peu les yeux et découvre le terrain de SFO et ses liners dans tous les sens. Encore plus loin, je distingue un halo de lumière. Certainement San Francisco. L’éclairage au sol ressemble furieusement à Flight Simulator. Mais on n’est pas assis devant son PC. L’avion déboule en finale de la 27R. J’ai des frissons. Ce n’est pas le froid. Le contrôleur est calme et posé. J'en aurais plusieurs plus tard, comme celui-là. Facile à comprendre.

J'atterris sans encombre, dégage à droite en suivant la ligne jaune éclairée par l'unique phare du Seven-Five-Foxtrot. Le FBO Kaiser est juste là. Pas la peine de chercher bien loin, d'autant qu'un Follow Me (voiture souvent équipé d'un girophare pour guider au sol les avion) nous accueil. C'est le début de la découverte des FBO.

J’ai amené un Cessna de San Luis Obispo vers Oakland, de nuit. Je suis heureux. Ce n’est que le début.

1ère photo de groupe à Oakland

La trace GPS vue par GoogleEarth

L'écran d'affichage au FBO KaiserAir annonce notre vol ;-)

Pour lire l'épisode 4, cliquez ici.

[2/20] Premiers vols : Los Angeles et San Luis


Le temps est brumeux lorsque nous nous réveillons, ce matin à San Diego. Mais on nous avait prévenus. La brume sera là, le plafond bas, mais on devrait pouvoir partir. Nous quittons notre « Extended Stay Hotel » et trimballons pour la première fois nos valises vers le terrain. Chose surprenante pour un pilote de France, il nous suffit de demander le code pour rentrer sur le terrain avec la voiture et charger facilement les avions

La classe... le chargement des bagages directement dans l'avion ;-)

Service "à l'avion" également pour le Tango Bravo

Premier briefing météo, Notam, TFR... par Marc-Olivier
dans le restaurant en face de Gibbs/PlusOne


Et enfin, il faut y aller. Les nav ont été révisées et révisées et même testées sous Flight Simulator. Nous partons tout de même un peu « à l’arrache » (cette expression reviendra souvent). Un peu en retard aussi. Mais nous avons assez tardé. Le voile de brume a diminué. C’était ce qui était prévu. Il faut se lancer. Il faut se jeter dans le grand bain, plus moyen de reculer. C’est Florent qui est le commandant de bord sur cette étape.

Ce vol pourrait être l’unique vol d’un séjour en vacances à San Diego : départ sur la mer, puis virage à droite sous la classe Bravo en direction de Los Angeles, verticale de LAX (oui, oui, verticale du terrain international de Los Angeles !) en auto-information (oui, en auto-information sans contact avec aucun contrôleur), puis le VOR de Santa Monica, puis on continue vers le nord ouest entre le pacifique et les montagnes... vers San Luis Obispo, notre premier terrain de destination. Mais non, ce n’est pas LE vol mémorable. C’est juste la première branche d’un « tour ».

Le départ se fait comme prévu ou presque, à quelques détails près. On entend tout de même tout le monde un peu peiner avec le Flight Following, le premier. Florent et moi essayons d’être devant l’avion et nous anticipons comme nous pouvons, nous battant aussi beaucoup à la radio. Nous avons l’arme ultime du « Say Again » bien connu, puis du « Unfamiliar », puis… et bien plus rien. Nous n’avons que deux cartouches.

La verticale du terrain de Los Angeles se fait comme prévu, à notre grand étonnement. Au détail près de la qualité de l’auto-information. Nous ne savons pas vraiment quoi dire. Mais on n’est pas à ça près. Le VOR de Santa Monica arrive très vite, passe sous l'avion et nous prenons un cap vers San Luis Obispo.

Lorsque j'ai pris cette photo, j'ai pensé à ma préparation avec Flight Simulator
Voir ce post avec les photos de FS2004

L'approche du terrain vue du Duchess

Rhaaaaa... verticale LAX !!!

Un peu chargés les espaces, non ? Et pourtant, nous sommes en auto-info !

La trace GP de notre verticale "Los Angeles Intl" vue par GoogleEarth

Florent aux commandes
"
Comment voulez-vous qu'avec ce décor je regarde devant !

A l'ouest, toujours de la brume sur la mer

Devant nous, Santa Monica. Nous reviendrons ici même en tout fin de voyage

123.45 fonctionne à fond avec le Duchess qui nous annonce une météo étonnante… BKN002 un peu à l’ouest du terrain. Bon…. Ca devrait passer (se dit-on).



Le paysage est splendide, mais la tension ne nous permet pas vraiment encore d’en profiter. Imaginez deux pilotaillons, n’ayant jamais volé aux Etats-Unis dans leur premier vol, sur une machine sur laquelle ils n’ont que quelques heures (et encore). C’est euphorisant. C’est passionnant. Le Garmin 496 fonctionne à plein pot, accroché au volant à droite.

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L’arrivée en fin d’après-midi à San Luis Obispo est notre premier coup de stress. Le BKN est bien là. On voit un voile de nuages au raz du sol. En dessous, l’inconnu. Entre 1h00 et 7h00, c’est découvert. Mais nous ne voyons pas le terrain. Le faisceau simulé de l’ILS du Garmin nous aide. Le log de nav de Florent aussi.

Voici ce que l'on voyait du sol

Le terrain n’est pas en vue. La fréquence est chargée. Et nous allons, pour cette première arrivée, rencontrer un contrôleur très patient, très compréhensif, très occupé (en plus) et visiblement exténué par sa journée ;-)

Lancez la lecture et continuez à lire ;-)



Le fichier est à télécharger par ici : http://vbazillio.free.fr/FarWest/liveatc/2008-09-23-KSBP-1600-1830-Arrivees.mp3

Toujours pas de piste en vue. Ce serait dommage pour un premier vol de ne pas trouver le terrain de destination ! Il y a un VOR et tout ce qu’il faut à bord pour que nous y arrivions. On entend aussi sur la fréquence le TB (le second Cessna) et le Duchess de Christophe et Marc-Olivier. A priori, on ne s’est pas trompé. Mais toujours pas terrain.

La descente est amorcée au dessus de l’altitude de sécurité (merci les Sectional). Le Garmin confirme le VOR… et soudain la piste apparait dans un soulagement général.

Pendant ce temps, le Duchess ravitaille au... Self Serve

Le temps de s’expliquer avec la tour sur le restaurant, la ligne bleue, la position de la tour, le sens du stationnement et nous voilà totalement exténués par cette petite branche, posés, pas cassés. Pas garé du tout où il faut, mais foutrement heureux d’y être arrivé. Ca ne fait que commencer.

La pose devant la tour de San Luis Obispo.
On essaiera plus tard de faire ces photos souvenirs régulièrement...

Premier refueling de nuit

Pour lire l'épisode 3, cliquez ici.
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