23.6.11

La passion rapproche malgré la météo (Fly’in Pilote-Virtuel / IVAO 2011)

Cliquez ici pour la version avec les petits noms sur les têtes

C’est une tradition. Tous les ans, je provoque le Fly’In Pilote-Virtuel / IVAO (voir ce message). Et comme tous les ans, nous scrutons fébrilement la météo plus d’une semaine à l’avance. Nous savons tous que cela relève de la boule de cristal et pourtant.

http://farm6.static.flickr.com/5308/5790908580_e9ac28a337_z_d.jpgLes prévisions pour le lendemain sont préoccupantes. Plafond bas au départ et surtout de nombreux orages risquent de se déclencher à Châteauroux (notre destination) dès le début d’après-midi. Sans parler du retour. Les équipages de l’est (Vincent R., thepilote54… ) prennent la sage décision de reporter à une autre date notre rencontre. C’est bien dommage, car ils avaient prévu pour l’un deux de passer prendre Yann, l’administrateur du forum Pilote-Virtuel à Lausanne (Suisse). mais bien plus sage (ça rime). Même punition pour l’unique équipage du sud. Filipo (sur Pilote-Virtuel) annule sa remontée vers Châteauroux. Trop risqué, d’autant qu’il était équipé d’une monture lente (C152 même LR)et avait même prévu de ne repartir que le lendemain.

Et pourtant tout le monde s’était enthousiasmé. Le tableau GoogleDoc des machines/pilotes s’était étoffé au fil des jours et des discussions sur les forums de pilotes virtuels. On comptait 17 machines inscrites ! Un record. Toutes prêtes à faire plusieurs heures de vol simplement pour se retrouver quelques minutes sur un terrain en France. Juste pour se voir pour-de-vrai et emporter des simmers qui pour la plupart n’avaient jamais volé dans nos petits avions. La vraie raison de ces Fly’in.

Mais la veille, il faut se résigner et appliquer les plans “B”. On ira pas à Châteauroux. Les TAF ne sont pas engageants et personne n’est téméraire. Les parisiens, comme les autres, veulent néanmoins absolument voler. Lognes, Etampes, Toussus et Dreux se coordonnent. Comment faisont-on avant le téléphone portable ? On veut se mettre en l’air à (presque) tout prix. Orléans semble être dans la zone préservée des orages jusqu’en fin d’après-midi. C’est moins loin. Ca arrange tous ceux qui sont devant leur Cessna, Piper, ULM, Robin et j’en passe.

J’embarque Claude avec moi. Depuis Air & Compagnie à Toussus-le-Noble, un joli Cessna 172 G1000 nous attend. Ca sent la passion à tous les étages et je me demande s’il a perdu “la banane” qu’il a arboré toute la journée. Il fait grand grand bleu lorsque nous préparons tranquillement la machine. Hum…

La suite en image et en vidéos !

Claude à la prévol


Avant le décollage les passagers doivent prendre
connaissance des consignes de sécurité

Notre monture N800EC shooté par Christophe depuis le DR400 de Gérard P.
A retrouver en vidéo avec les com. radio dans une vidéo un peu plus bas

Comme d’habitude lorsqu’on partage une passion : banane de rigueur !


PFD du G1000


Le DR400 de Gérard P. que nous recontrons au niveau d’Etampes

Nous nous posons sans histoire à Châteauroux et déjà 3 ULM et un DR400 sont garés. Pour un Fly’in annulé cause météo, il y a bien du monde ! Et cela n’en finira pas d’arriver.


Joli parking pour un Fly’in annulé, non ?


Jaures shoot le rutilant JA177

http://laraweb.free.fr/chd_images/Fly-in_2011/DSC_8230_small.JPG
Notre vedette du jour arrive après un joli passage bas


L’effet Yak-52, n’est-ce pas Yann ?

http://laraweb.free.fr/chd_images/Fly-in_2011/DSC_8232_small.JPG
Yann C. nous ravi en venant avec un Jean-François et un superbe Yak-52


Belle tablée improvisée derrière le terminal !


Passager clandestin à l’arrière au retour !

Il y avait aussi des cinéastes !

Je n’ai plus besoin de faire des films*. Maintenant les pilotes-simmers sont tous des pros !

La journée en image par Gérard P. avec notamment la rencontre en vol à Etampes (avec la radio), l’arrivée du Yak avec le bruit du moteur ! Et ne manquez pas la photo de groupe à la fin de la vidéo !

Les images qui bougent de Philippe :

* J’ai quelques Go de drift et de GoPro encore à monter ;-)

Au final, j’aurais été surpris du nombre de machine qui se sont retrouvées au parking d’Orléans. Et de la motivation des participants pour venir. Des équipes ont changé trois fois de machine pour cause de panne ! Et quel plaisir de voir une telle diversité : nous avons eut tout type de machine. Du Yak-52 en passant par des PA-28, des ULMS, des Robin DR400, un HR-200, un C172RG et un Cessna C172 G1000.


Votre serviteur et Claude


Gérard P. et Christophe


Jean-François et Yann C.


Brieuc L., Phlippe L., Robert T. et Régis V.


Jean-François H., Frédéric P., Jean-Pierre B. et Antoine D.


Yoann P et Guillaume H.


Jaures et XXXX

D’ailleurs, on en laissera un au parking. A cause d’une panne de magnéto, le PA-28 de Lognes restera à Orléans et ses passagers seront répartis dans le Cessna d’Anja et le notre à destination de Toussus pour finir en voiture vers Lognes. Quel périple. Les Fly’in se méritent.

D’autres liens de photos et vidéos sont visibles à partir de ce message sur le forum Pilote-Virtuel : http://pilote-virtuel.com/viewtopic.php?pid=314591#p314591

Et sur le forum IVAO à partir de ce message : http://fr.forum.ivao.aero/index.php/topic,167765.msg1539526.html#msg1539526

Cadeau Bonus

Au retour chez Air & Compagnie, Claude et Brieuc ne résiste pas aux 5 ou 6 CIRRUS qui parsèment le parking.

Et on continue à avoir la banane !


Mais vas-y, ch’te dit, met la main sur le stick !

A l’est aussi, ça a tout de même volé !

http://farm3.static.flickr.com/2693/5800995669_c9e36d5e1a.jpgA l’est, ils se sont mis aussi en l’air (une maladie contagieuse). Le récit de Vincent R. sur son blog : http://www.victor-romeo.fr/2011/06/flyin-ivao-2011-local-en-plaine-dalsace/ et de biens belles images de David W. : http://pilote-virtuel.com/viewtopic.php?pid=315499#p315499

On ne s’en lasse pas

Une longue, et semble-t-il complète, promenade dans l’attraction du moment du Miniatur Wunderland à Hamburg : l’aéroport Knuffingen reproduit complètement animé.

On peut y voir les bâtiments et leur animation détaillée (mention spéciale pour les panneaux publicitaires), le hangar technique, le “contact” avec la passerelle, les effets de jour/nuit, les véhicules de secours en action, des décollages/atterrissages…

13.6.11

Les 3 vidéos du DVD bonus de Farwest’10 ;-)

Bertrand et moi croyions en avoir fini avec ce Farwest 2010. “En avoir fini ?” Ouh la ! Pas de méprise : voler là-bas reste toujours un rêve et de grands moments de bonheur aéronautique. Nous sortions de notre grande semaine en Cessna… le dernier jour aux Etats-Unis… notre journée de back-up. Mais voilà-ti-pas que débarque Marc-Olivier.
Et forcément, ce n’est pas (que) pour nous payer un coup à boire d’autant qu’un Rascol à Los Angeles nous attend.
 
P1140093Les 3 larrons à la descente de l’avion de Marc-Olivier à San Diego

On embarque donc dans le Zero-Tri-Echo (Beechcraft BE76 Duchess). Ça commence par un départ IFR de KMYF - San Diego Montgomery Field. Puis, passé au dessus de la couche, Marc-Olivier annule IFR et passe en VFR (with Flight Following tout de même) pour se poser à Big Bear (L35), juste au nord-est de Los Angeles. Au milieu du vol, j'ai fait un paquet de plans de l'instrumentation de ce vénérable Duchess y compris le fameux autoradio.
 
 
Puis Bertrand redécolle de Big Bear et nous partons pour la côte : Santa Monica (KSMO) où un Rascol nous attend. La brume de mer envahie les plages de Los Angeles nous obligeant à pick-up(er) une clairance IFR pour réaliser une VOR-A piste 21. Sortie de couche 200 pieds au dessus des minimas :
 
 
Et la dernière vidéo, tout en musique. On repart de Santa Monica en direction de Corona. Puis le dernier (des derniers) vol vers San Diego.
 
 
Enregistré avec une GoPro et un camescope Sanyo. Vous avez donc les communications radios et les commentaires ;-) à bord. La machine est un bi-moteur Beechcraft BE76. C'était en juillet 2010, il y a presque un an. Oui, j'ai un peu de retard dans le montage de mes vidéos. Je dépile doucement.

12.6.11

Il y a des lecteurs mobiles ?

image Je viens d’activer le modèle “mobile” (aka téléphone) de ce blog. La lecture devrait être facilité à partir d’un petit écran.
S’il y en a parmi vous qui consulte ce blog via leur smartphone, n’hésitez pas à me faire vos retours.

8.6.11

Une rétrospective et la dernière vidéo de Farwest 2010

Avec presque un an de retard, voici la dernière vidéo de notre petit Farwest dans l’ouest américain avec Bertrand. C’était déjà… en juillet 2010. C’est simplement le retour à San Diego, toujours un peu délicat lorsque June Gloom décide de rester jusqu’en juillet (et en août, septembre…).

La vidéo début par un petit retour en arrière sur ces 6 jours de voyages, puis quelques images du vol entre Shafter Minter et Montgomery Field en passant au nord de la classe Bravo de Los Angeles. Comme d’habitude, toutes les communications ont été enregistrées et des sous-titres sont disponibles en anglais et en français.

Le récit de cette dernière journée est à lire, agrémentée de photos, sur ce récit.

Dernière ? Hum… Il me semble bien qu’un troisième larron s’est présenté à l’aéroport de San Diego, le soir même, nous permettant de nous remettre en l’air une dernière fois. On voit ça rapidement en images qui bougent dans quelques jours.

6.6.11

La coupe Breitling 100/24 virtuelle

http://farm4.static.flickr.com/3023/5788965763_c1fd85812b_b_d.jpgConnaissez vous la "Coupe Breitling 100/24" ?

Il s'agit de relever ce défi un peu fou : "effectuer 100 posés-décollés sur 100 terrains différents en un maximum de 24 heures".

http://www.cent24.fr/wp-content/upload/TheOrbiflyersTeamLogo.jpgLors de la 1ère édition (2009), il n'y avait qu'un équipage. En 2010, 10 avions sont partis sillonner le ciel de France. Cette année, du 15 au 16 juin, 14 machines s’envoleront pour tenter de faire ces 100 posés-décollés sur 100 terrains différents en France. L'objectif de cette manifestation est bien de démontrer toute la richesse et la densité de notre patrimoine aéronautique. Le parcours est libre à l'exception du départ et de l'arrivée (Villacoublay). Toute l'intelligence des équipes sera sollicité pour finement choisir ces terrains et son parcours ! Parmi les équipes engagés cette année, il y a les Orbiflyers. Et plutôt que de prendre la machine la plus rapide et/ou en plastique qu'ils auraient pu trouver, ils ont préféré pimenter le challenge en engageant un Nord 3400.

The Orbiflyers Nord 3400

C'est un avion militaire de l’ALAT doté de performances STOL/tout-terrain exceptionnelles. Il n’en existe actuellement plus que deux exemplaires au monde en état de vol.

http://www.orbifly.com/100-24/simu.png

2011 est assez exceptionnel de part le nombre d'équipe réelle engagé, mais aussi parce que l'équipe des Orbiflyers a eu l'excellente idée de doubler la course réelle par un vol virtuel synchrone en simulation. Une équipe de pilotes virtuels a commencé à se constituer autour de Robert F. De plus, la célèbre équipe de Restauravia a relevé le défis de modéliser le F-AZFM. Ce ne sera donc pas un... mais deux Nord 3400 qui vont concourir sous la bannière Orbiflyers !


L'équipe virtuelle de 10 pilotes (8 + 2 backup) est donc en cours de composition pour faire voler un « Nord 3400 numérique » sur Flight Simulator, sur Internet, en même temps que le vrai et selon le même parcours…  Pendant 24h, les pilotes virtuels se relaieront en parallèle des équipages réels !


Le recrutement a donc débuté et Robert F. recherche des pilotes virtuels VFR qui seraient motivés pour relever ce défis virtuel tout aussi fou que le défis réel. N'hésitez pas à proposer votre candidature si :

  • Vous êtes motivés par cette aventure incroyable et le défi lancé
  • Vous avez la possibilité de voler de 1h à 4h entre le 15 juin à 10h00 et le 16 juin à 12h00. Il vous faut donc un peu de temps libre (vol de nuit possible également)
  • Vous êtes d'accord pour concourir pour l'équipe réelle tout en gardant le niveau de confidentialité des étapes et du parcours nécessaire envers les autres équipes.
  • Vous volez en VFR avec FSX
  • Les vols seront certainement réalisés sur IVAO. Il vous faudra donc très certainement un compte IVAO (à valider)

Contactez Robert F. (robert POINT fargier AT wanadoo POINT fr) ou bien écrivez-moi (adresse dans mon profil), je transmettrais. N'hésitez plus, l'équipe virtuelle des Orbiflyers a besoin de vous !

31.5.11

Fly’in 2011 Pilote-Virtuel / IVAO : Châteauroux

FlyIn_2011_Logo_v0.56ième édition ! La sixième fois que l’on va partir en vol pour retrouver réellement des personnes avec lesquelles on a passé tant d’heures virtuelles. La 6ième fois que l’on va tenter de faire découvrir l’aviation de loisir, les avions d’aéroclub, la préparation, la sortie des machines du hangar et pour tenter de convaincre qu’apprendre à piloter c’est possible et c’est un rêve qui peut se réaliser. Pour passer du virtuel au réel.

Votre mission, si vous l’acceptez

C’est la sixième année que plusieurs pilotes vont donc se retrouver quelque part sur un terrain en France pour partager leur passion de la simulation et de l’aviation bien réelle. Ils auront, comme tous les ans, pour mission d’embarquer des passagers non-pilotes et leur faire découvrir l’aviation générale : celle des aéroclubs et des vols pour-le-plaisir entre amis.

Samedi 4 juin, j’espère bien que nous arriverons à faire que quelques uns d’entre-eux, poussent les portes d’un aéroclub. L’année dernière, nous avions 3 jeunes PPL qui avaient participé à un Fly’in précédent. Faisons en sorte que ces journées soient des catalyseurs de passion !

Bon et c’est où, alors ?

Après Vesoul, Troyes, Nevers, Montargis (reprenez votre souffle), Moulins l’année dernière… en 2011 nous jetons notre dévolu sur Châteauroux – Déols (LFLX).

Les forces en présence

A J-4, on a des avions d’un peu partout : de la “région parisienne” en force (Lognes, Toussus, Chavenay, Dreux, Etampes, La Ferte-Alais), mais aussi de Strasbourg, Lunéville, Villeneuve-sur-Lot, Marsainvilliers et même Avignon ! Merci à tous ceux qui vont faire des nm pour rejoindre Châteauroux.

Même un Yak !

Pourquoi poster si tard sur mon blog ? J’ai tardé, car je n’avais pas d’avion pour m’y rendre ! Plusieurs fils de discussions étaient tout de même bien vivants sur Pilote-Virtuel et les forums d’IVAO (France et Polynésie), mais aussi un Rascol pour la PilotList et même depuis quelques minutes un évènement créé sur Facebook (on n’arrête plus le progrès). Depuis hier, j’ai trouvé une machine. Ouf. C’était moins une. On ira donc dans une camionnette en métal avec des TV à l’intérieur.

Et on retrouvera des ULM, des Piper, des Robins, un Yak-52 et des Cessna. Pour l’instant, il y a une liste de 16 machines.

Séance de rattrapage

Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, cliquez sur les liens suivants :

Reste à espérer une météo compatible avec le VFR !

29.5.11

Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse

Depuis quelques posts, on ne voit que des avions avec des télévisions à l’intérieur. Hier, pour changer, on a pris un avion à aiguilles qui parait-il est plus vieux que moi (j’en vois qui se moque au fond).

GOPR2751 Cessna 182 N695KY Continental de 230 chevaux. Né en 1964.

GOPR2783Dans un C182, à l’arrière on a de la place ;-)
avec l’impression qu’on va tomber au fond en montée initiale

GOPR2782
3 dedans, pas trop d’essence, à 90 mph,
l’assiette est impressionnante en montée initiale.
 

GOPR2778
Superbement équipé en instrumentation classique.
(Si on considère le GNS comme classique)

GOPR2775

GOPR2771 Toujours une excellente vizi vers l’arrière

GOPR2791
“Abeam numbers” : prêt pour une PTU ?


GOPR2766
Surtout prêt à faire la sieste ! Il y a de quoi s’allonger dans le C182

GOPR2765  
Je ne me fais pas du tout à cette assiette à monter !

GOPR2794

IMG 0042
230 chevaux, c’est bien pour la charge utile, mais on passe
son temps à appeler l’essence pour le remplir !

GOPR2754

Ambiance d’un samedi d’après-midi : MERCI MARC-OLIVIER !

27.5.11

Prenez un Beech, une bonne caméra et du talent


Mike Shore en directeur de la photo, John Shore pour le pilotage de l’avion-caméra et Ryan Light en opérateur caméra et à la production. Le tout durant Oshkosh 2010.

23.5.11

FarEast 7ème jour : il faut déjà rentrer ?

GOPR2545-Picasa 
Dernier jour de vol de ce Farwest… oups pardon FarEast. Demain matin, il faudra rentrer vers Paris. “The Recon” comme la appelé Florent, se termine donc aujourd’hui. Nous quittons l’Intercontinental à Miami au volant de notre VAN (pas de Compact dispo. chez le loueur ;-) pour Landmark, le FBO de KATL. payons l’essence, les frais de stationnement (overnight fees) et la taxe de $6 ! En traversant le parking nous ignorons les jets privés comme cet autre Cessna, mais “Citation X” et pas 172. Puis nous retrouvons notre Dédé, garé fièrement à Atlanta International.

DSC04337-Picasa

image_thumb15Marc-Olivier appelle DELivery avec la radio portable. Sans tergiversation et sans prévenir, nous avons une clairance pour quitter le plus gros terrain du monde à bord de notre Cessna 172 en VFR. Le taxiway Alpha, la fréquence 121.0 après l’envol et c’est tout. On a pas déposé de plan de vol, on est VFR. Tout est normal. Aujourd’hui, Atlanta est en régime d’ouest. Très bien, on va donc partir “dans l’autre sens”. Ca va nous changer de la (0)8 d’hier.

Alpha, puis on traverse la 26R, Bravo 15, puis Bravo et  nous patientons au point d’arrêt 26L. Nous voilà coincé entre deux pistes à Atlanta. De l’autre côté de la piste, à l’autre point d’arrêt, les avions DELTA n’arrêtent pas d’arriver. Un flot continu de MD et autres CRJ semblent sortir de nul part en un flot continu. Il est 12h00. En 26L, ça n’arrête pas d’atterrir. Devant, ça n’arrête pas de décoller.

DSC04426-Picasa

image

Nous patientons donc entre les deux pistes 26L / 26R, regardant les DELTA décoller. Puis, le contrôleur, entre deux “runway 26L, cleared for take-off” nous passe “je m’occupe de vous tout de suite entre deux départs”. Sympa. Cela fait à peine 10 minutes que nous patientons. C’est la règle du jeux.

DSC04412-Picasa

Puis, nous recevons un “runway 26L, line-up and wait” juste derrière le départ d’un liner. La piste est creuse, au milieu de ses 10.000 ft de longueur. Ca devrait le faire pour notre Cessna 172. Juste après l’envol, notre clairance de décollage demande un virage à droite au 340.

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Ils (les ATC) vont donc nous faire monter au nord et en altitude pour ensuite nous faire redescendre, suffisament haut pour ne pas interférer avec les arrivées, vers notre destination, Daytona. Sympa.

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Vue depuis le MFD avec le TIS qui indique les trafics 

Ainsi de cap en cap, nous allons pouvoir survoler le centre ville d’Atlanta avant de repasser preque sur les “numbers” de KATL, mais à l’est cette fois-ci.

GOPR2555-PicasaSous l’aile, le centre ville d’Atlanta

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GOPR2585-PicasaSous l’autre aile, l’aéroport international d’Atlanta, rien que ça 

DSC04509-Picasa
Les espace BRAVO d’Atlanta vue par le MFD 

Après le départ, le Flight Following nous accroche et nous filons tout droit. Il y plus de 3h entre Atlanta et Daytona. On s’occupe donc un peu car le vol est monotone. Pas grand chose à se mettre sous la dent dans le décor. Pas de relief. Le Flight Following fait son boulot.

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Premier test pour s’occuper un peu : l’iPod branché sur l’entrée AUX du Cessna. Bien. Un peu pénible sur une fréquence chargée, car le son de l’iPod se coupe à chaque message. Et cet idiot ne fait pas la différence entre les messages pour nous et ceux pour les autres. Mais on apprécie la qualité sonore du casque Zulu.

 DSC04527-Picasa
iPod branché sur l’entrée AUX. Musique dans le casque. 

Deuxième test. Passage à 11.500 ft pour passer au dessus des nuages et espérer que le vent soit moins fort. Mais c’est peine perdue. Là-haut, comme l’indique la gauge du G1000, on se prend 42 kts de l’avant droit. C’est plus jolie certes et surtout beaucoup plus calme, car en dessous nous nous faisions tabasser, mais on avance pas.

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Et si on montait (11.500 ft) ? Il doit y avoir moins de vent non ? Ah non.

On redescendra donc avec un clairance pop-up IFR pour passer dans les nuages et se retrouver “en dessous”. Marc-Olivier ne résistera pas à ne pas voler tout droit mais ira se promener du côté de Jacksonville, la ville et ses multiples terrains (y compris la NAS).

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Jacksonville

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Stéréotype de la photo américaine 

Tout a une fin et il nous fait maintenant ramener l’avion à Daytona Beach, chez Air America après avoir rempli notre quota d’heures de vol que le loueur nous impose. Normalement, 4 heures par jour ! Après négociation, nous sommes revenus à un minimum de 22h. L’escapade vers Atlanta nous amènera au final à presque 25 heures de vol. Contrat rempli. Boite à souvenirs pleine !

DSC04651-Picasa  Un monde fou à Daytona… Une vraie cohue sur la fréquence

Ce FarEast, parmi tous les FarWest, sera l’un des plus court. A peine 9 jours en comptant les transatlantiques. Et j’ai l’impression d’avoir fait tellement de choses : la Floride, les Bahamas, des terrains internationaux comme Miami, Tampa mais surtout ici Atlanta, et aussi ces petits terrains à l’américaine (Cedar Key, Kissimmee…) et de plages, l’eau turquoise, l’approche à Norman’s, les vagues… Tellement de souvenirs, de photos, de vidéos et d’expériences aéronautiques.

DSC04657-Picasa
Dernier atterrisage, piste 16 à Daytona Beach

 

Le bilan de “The Recon” ?

Marc-Olivier et moi rentrons un peu mitigé de FarEast’11. A mon niveau, bien sûr, voler par ici reste pour EXCEPTIONNEL. Qu’on ne se méprenne pas. Je me souviens d’où je viens : élevé en DR221 en France et à St-Cyr. Alors survoler les côtes de la Floride, se poser sur de minuscules pistes aux Bahamas, profiter des FBO et de toute l’infrastructure disponible à l’aviation générale aux US… etc… et j’en oublie... reste un choc culturel incroyable. J’ai encore en souvenir les premières impressions de Farwest 2008. Cela continue.

Néanmoins, nous étions partis en Floride afin d’envisager un futur FarEast-à-plusieurs d’une part et en “famille” d’autre part. Nous recherchions donc un (aéro)club avec plusieurs machines du C172 (classique) au G1000 en passant par les PA28 par exemple, avec un bi-moteur dans le parc, sans contrainte délirante de nombre d’heure de vol par jour dans le cadre de x-country, avec la possibilité d’aller aux Bahamas, voir d’aller plus bas jusqu’à l’arc antillais (et plus si on écoute Marc-Olivier ;-). Nous souhaitions aussi parcourir la zone pour voir les terrains sympas (et les moins sympas) et tenter d’imaginer un trajet de quelques jours.

“C’est plat, c’est petit”. Voilà, les premières remarques que nous avions en tête après les tous premiers jours. Même avec un gros vent de face le premier jour et en moins de 2h, on traverse toute la Floride d’est en ouest. On aurait pu s’en rendre compte à Paris, mais en le réalisant le premier jour en partant de Daytona Beach vers Tampa, on voit que cela va très vite et que le paysage n’est pas spectaculaire comme peut l’être la côte ouest des Etats-Unis. Quand je pense qu’on s’ennuyait de retour à San Diego et venant de Sedona ;-) Ici, en Floride, à part les antennes (“immenses” comme n’aura de cesse de le dire Marc-Olivier)… c’est définitivement plat.

Bien sûr pour des pilotes français qui recherchaient une première expérience américaine c’est un “bon plan”. Cela m’a semblé beaucoup plus simple que de partir de San Diego et de traverser les Bravo de Los Angeles (humouuuur ! et souvenirs de Farwest’08). Les Bravo sont plus simples à appréhender et plus isolées. Et comme en Californie, on peut très bien se promener sans se frotter à ces espaces souvent chargés. Les terrains ne manquent pas, même proches des grandes villes. La météo, comme ailleurs, reste tout de même source de préoccupation. Surtout à certaines périodes de l’année. Mais pour des habitués de Farwest : “on a vite fait le tour”.

Bien sûr, plus au sud vers Key West et les Bahamas, les paysages sont bluffants. C’est évidement un endroit fantastique pour y promener un Cessna. On a vraiment l’impression de voler dans une immense carte postale. Mais l’intérêt premier d’y aller reste peut-être éloigné de l’aviation. S’y déplacer en avion pour parcourir de grandes distances, libre de se poser un peu partout, certes. Mais il faut rester plus d’une journée à un endroit pour réellement en profiter : ne rien faire, prendre son temps. Et ça, ça n’a que peu de rapport avec un Farwest/Fareast aéronautique ;-) Bien plus en rapport avec la Farwest en famille. L’autre problème des Bahamas reste le coût élevé de l’hébergement. On ne peut pas vraiment dire que cela soit bon marché en dehors de Nassau. On doit forcément pouvoir trouver beaucoup moins chère (en tout cas avec un meilleur rapport qualité/prix) que notre escapade à Long Island. Mais passer une semaine dans un bungalow sur une plage desserte se paye. Cher.

Une autre déception reste l’absence d’un club comme “PlusOne” : tarif attractif, 1h de vol par jour pour des vols x-country de plusieurs jours, flotte nombreuse et diversifiée, service et accueil pour les pilotes... Malgré quelques recherches, on a pas trouvé THE PLUSONE LIKE. SunState à Kissimmee s’en rapprocherait mais pas du tout Air America chez qui nous avons loué N567DD (Dédé). Chez ce dernier, l’accueil reste une notion assez étrangère et les 4h de vol par jour (sans négocier) lors de réservation de plusieurs jours sont vraiment rédhibitoires.

En guise de conclusion :

  • Pour un Farwest familliale et sous réserve de trouver un club qui n’impose pas 4h de vol par jour de réservation, la floride peut-être une bonne destination avec sa zone des parcs à Orlando, son Cedar Key “nature” à l’ouest et les plages et paysage de rêves des Bahamas à portée d’aile.
  • Pour les habitués de Farwest et consommateur d’heures de vol : c’est trop petit et pas assez variée. Difficile de battre la variété et la richesse des paysages de la Californie, Nevada et Arizona (pour ne citer que ceux là). Il faut étendre la zone de promenade soit au nord (jusqu’à New York me sussure Marc-Olivier) ou vers d’autres îles plus au sud, toujours sous réserve de pouvoir y aller (cf. réglement/assusrance Club).

Bon. Le prochain FarMachin c’est quand-est-ce-prévu pour ?

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